Les scientifiques ont toujours rêvé de trouver une théorie unique qui permettrait de tout englober dans notre univers.

Mais la théorie du Tout tentée par Einstein n’a jamais pu être atteinte.

Dans les années 80, nous avons assisté à une révolution avec l’émergence de nouvelles idées scientifiques.

 

La théorie des cordes nous a permis d’appréhender l’univers autrement : la matière n’était plus composée de particules mais de cordes minuscules et invisibles, vibrant à différentes fréquences, comme autant de notes de musique ; les lois de la physique représentant alors l’harmonie de ces supercordes. Avions-nous enfin trouvé le principe unificateur de base de la nature ?

Mais cette théorie devait pouvoir expliquer la naissance de l’univers.

 

De leur côté, les cosmologistes avaient affiné l’idée du début de l’univers que la physique devenait capable d’appréhender avec la théorie du tout, du big-bang.

 

Mais encore fallait-il que la théorie des cordes et celle du big-bang puissent se compléter. Or, les scientifiques se montraient incapables de réunir les deux théories qui commençaient à s’auto-détruire.

 

Il aurait fallu pouvoir remonter le temps jusqu’au début de l’univers mais il s’avérait impossible de résoudre l’énigme du big-bang et les lois de la physique s’effondraient. La pièce maîtresse de l’univers échappaient aux lois physiques. Les équations ne tenaient plus, face à la singularité cosmique.

 

La théorie des cordes s’est également retrouvée dans la tourmente. Nous étions confrontés à cinq théories des cordes, ce qui allait à l’encontre de la théorie unique. C’était la crise. La théorie du tout semblait hors de portée.

 

De son côté, l’idée de la super-gravité avait été mise sur la touche. Les théoriciens étaient en désaccord sur un point de détail : le nombre de dimensions. Des dimensions supplémentaires impossibles à percevoir avaient vues le jour. Il y en avait dix selon la théorie des cordes : 9 plus une temporelle. Mais il y en avait plutôt onze selon la théorie de la super-gravité.

 

Il fallait chercher dans une autre direction. C’est alors qu’une nouvelle vient renverser les choses : si on ajoutait une dimension à la théorie des cordes, les cinq théories se retrouvaient être les mêmes, comme autant de manifestations d’une théorie fondamentale.

 

Nous sommes entrés dans la réalité de la onzième dimension. Les idées devenaient complémentaires pour donner naissance à une théorie d’un autre genre. Les cordes n’étaient plus les composantes de la matière. Elles s’allongeaient et se combinaient, toute matière de l’univers se trouvant alors connectée à une immense membrane.

 

La théorie M partait du principe que notre univers est une membrane. On donna alors plusieurs interprétations à la lettre M : Magie, Mystère, Mère… Il fallait en savoir plus sur la onzième dimension. Elle semblait être d’une longueur infinie mais avoir une largeur très réduite et se trouver très proche de nous. On s’interrogeait sur cet espace mystérieux dans lequel flottait notre univers membrane. S’apparentait-il à une feuille de caoutchouc ou bien à une bulle ?

 

Une physicienne découvrit alors qu’un autre univers palpitait à l’autre bout de la onzième dimension, grâce au constat que la force gravitationnelle était très faible par rapport aux autres forces. Avec la onzième dimension, émergeaient de nouvelles idées permettant d’expliquer la faiblesse de la gravité qui n’était en fait qu’une impression parce qu’elle se trouvait diluée dans les autres dimensions. Et si la gravité fuyait dans notre univers en venant de l’autre membrane ? La onzième dimension était susceptible de contenir une foule de membranes différentes étant chacune un nouvel univers, très proche mais non perçu. Certains de ces univers pourraient ressembler au notre. Les atomes pourraient alors se désintégrer dans un autre univers…

 

Mais la théorie M allait devoir expliquer le début du big-bang. L’énigme de la singularité fut percée avec l’idée que la onzième dimension pouvait être très agitée, qu’il pouvait exister des vagues immenses dans un autre univers et que la rencontre de deux vagues avait provoqué une collision cataclysmique. Ce serait donc la collision entre deux mondes parallèles qui serait à l’origine du big-bang, provoquant par des vaguelettes, la création d’agrégats de matière. Les membranes ne seraient pas plates mais ondulantes et c’est leur contact à différents points qui permettraient de transformer la matière. Il y avait un temps avant le big-bang et de multiples univers. Notre univers serait une bulle flottant dans une multitude d’autres bulles.

 

Maintenant, allons-nous pouvoir créer un univers en laboratoire ? Cet univers créerait alors son espace en se dilatant et deviendrait alors indépendant (fermé et isolé)…