Les dossiers ci-joints (communiqués par KAT) abondent dans le sens des revendications de CASAR
 
Psychanalyse, micropsychanalyse et physique quantique   Ch. Lasquier (1993),
 
----- Original Message ----- From: KR To: francis GattiSent: Tuesday, June 21, 2005 5:39 PM Subject: Micropsychanalyse
Il existe des analogies importantes entre la nature intime de la matière et celle du psychisme inconscient. Dans son article Psychanalyse, micropsychanalyse et physique quantique (1993), Ch. Lasquier relève certaines de ces coïncidences troublantes entre les données analytiques et les découvertes de la physique quantique. S'il y a là plus qu'une simple similitude, on peut espérer y trouver un jour la confirmation scientifique de la profonde unité esprit-corps, dont tant de penseurs ont eu l'intuition.
A la fin du siècle dernier, Freud concentre son intérêt sur l'étiologie et la classification des névroses et se rend compte du rôle primordial de la sexualité infantile ; celle-ci le conduit à découvrir la signification intime du rêve qui apporte une solution pratique et métapsychologique à son questionnement sur les névroses en le poussant à mettre au point la technique des associations libres et à formuler la première topique centrée sur l'inconscient et son processus primaire. A la même époque, des physiciens (Planck, Schrödinger, Heisenberg, Bohr...) découvrent le niveau de réalité subatomique et les processus quantiques qui postulent des lois complètement différentes de celles de la physique traditionnelle (newtonienne). Or, les processus quantiques recoupent totalement les caractéristiques du processus primaire de Freud.
On peut dire ainsi que la psychanalyse et la physique quantique procèdent de la même intuition scientifique, sont nées en même temps mais indépendamment l'une de l'autre : c'est ce que Lasquier appelle "la coïncidence historique".
Dans la métapsychologie micropsychanalytique, la structure comme la dynamique de l'inconscient se précisent et, en conséquence, la genèse puis la fonction du rêve prennent consistance.
L'inconscient est un carrefour énergétique, c'est-à-dire un va-et-vient d'informations encodées et stockées dans les représentations et les affects qui s'organisent en objets inconscients sur la base d'équivalences et de correspondances énergétiques.
Les objets inconscients (???) constituent les entités structurelles vraiment fonctionnelles et opérantes de l'inconscient dans le psychique et le psychobiologique.
 
----- Original Message ----- From: KR To: CASAR Sent: Tuesday, June 21, 2005 5:49 PM Subject: Silvio Fanti
 
Silvio Fanti
 
Le modèle que la micropsychanalyse s'est progressivement forgé de l'être humain m'a conduit à dépasser le niveau anthropologique et à adopter le concept du vide énergétique et créateur qui n'a, de ce fait, rien à voir avec le néant. Cette notion du vide est d'ailleurs présente chez les penseurs taoïstes de l'ancienne Chine, les philosophes et médecins de la tradition indienne de l'Ayur-Veda et certains mystiques chrétiens, dont Maître Eckhart par exemple.
La physique moderne occidentale, dans sa dimension quantique en particulier, donne du vide la même vision dynamique, vingt ans après que la micropsychanalyse l'a introduite.
Voici ma définition du vide : le vide est le continuum infini, sans prévalence psychique ou matérielle, ponctué de paquets énergétiques, eux-mêmes faits de vide. Le vide, donc, est parsemé d'une énergie qui se condense jusqu'à atteindre un seuil-clé de structuration d'où partira l'essai.
L'essai, en tant que module énergétique de base, est le principe vital de tout ce qui existe, et va devenir, au hasard de ses structurations successives, une cellule, une particule, une pensée.
Finalement, c'est donc de l'énergie structurée qui donne à toute chose, y compris à nous-mêmes, sa forme passagère.
En un mot, tous les êtres humains ont la même origine. La génétique, l'hérédité et le terrain, en tant qu'essais ayant acquis, comme je viens de le dire, un certain degré de structuration, viendront jouer leur rôle secondaire et personnaliser nos actes et notre manière d'exister.
Les essais s'individualisent provisoirement en tout être humain, ils lui confèrent une relative spécificité dans ses composantes matérielles, biologiques, psychiques.
Par conséquent, rien de plus hypothétique qu'un état psychique normal. Et chacun d'entre nous oscille constamment entre un équilibre relatif, la névrose et la psychose. Il n'y a pas de barrière étanche entre ces trois états.