Les hantises

A propos des maisons hantées

 

par Johann MATHIEU

Parapsychologie N°1, déc. 1975

 

Depuis de nombreuses décennies, des chercheurs ont étudié le problème des maisons hantées.

Le phénomène a été mis en évidence d'une façon absolument parfaite. Contentons-nous de rappeler les classiques ouvrages de TIZANE (1), les études de BENDER (2) et de ROLL (3), pour ne citer que quelques noms représentatifs d'un travail international.

Le commandant TIZANE nous a montré de quelle manière cerner le "sujet", épicentre du phénomène, en déterminant les diverses productions auxquelles nous pouvons nous attendre (grêle de pierres, déplacements d'objets, etc.), les différents comportements du sujet, les diverses réactions du milieu au sein duquel le phénomène survient.

Mais un phénomène reste à ce jour non résolu (ou seulement partiellement), celui de la dynamique réelle du sujet en rapport avec son milieu et de la hantise en rapport avec le milieu.

Si des propositions telles que "sujet d'âge pubertaire", "adolescent en situation conflictuelle", etc. nous renseignent sur un aspect énergétique du phénomène, elles n'en demeurent pas moins inefficaces pour comprendre la "véritable situation".

I - TENTATIVE DE DEFINITION OBJECTIVISTE DE LA PETITE ET DE LA GRANDE HANTISE.
  1. HISTORIQUE.
  2. a) Vocabulaire.

    Nous avions intitulé notre article, au départ, "les Poltergeists". Le terme est d'usage courant et il est aujourd'hui utilisé par de nombreux spécialistes - particulièrement les anglo-saxons.

    Cette expression vient de l'allemand et signifie "esprit frappeur", caractérisant à l'origine ce que l'on nomme "raps", soit des bruits (vibrations moléculaires) de toute nature et de toute intensité (d'origine inconnue) que l'on rencontre donc fréquemment dans des maisons dites hantées.

    Ce mot "poltergeist" prend sur le registre des interprétations une place particulière liée à l'hypothèse spirite sous-jacente qui avait au siècle dernier une valeur prépondérante. Ne voulant pas rentrer dans le domaine des interprétations, nous nous posons donc tout d'abord un problème de vocabulaire, puis nous allons tenter de définir la petite hantise et la grande hantise à partir des éléments objectifs dont nous disposons. Le Larousse donne pour le mot hanter les synonymes suivants : fréquenter, visiter fréquemment.

    Le mot pris dans ce sens s'applique parfaitement bien aux "hantises" décrites au début du siècle par les pionniers de la S.P.R. (4) ou d'autres comme BOZZANO (5), qui correspondaient à des phénomènes de hantise de type subjectif (pouvant aller jusqu'à l'objectivation), appelés aujourd'hui percipience. La parapsychologie était alors en gestation.

    Par contre, le ROBERT nous propose pour hanter : influence d'une personne ou d'un groupe...

    Il est intéressant de constater - à travers ces deux définitions - l'évolution implicite des idées qui correspond historiquement à une transformation réelle de l'approche du phénomène : nous sommes allés d'une approche dirigée vers l'extérieur (spiritisme et magnétisme), à une approche tournée vers l'intérieur, vers l'Homme, mettant en jeu des techniques relevant de la psychologie, de la sociologie, de la psychanalyse, etc...

    Nous choisirons donc délibérément de parler de hantise.

    Les américains par la voix de l'A.S.P.R. (6) emploient cette formule : R.S.P.K., qui signifie : phénomène PK spontané récurrent (qui revient ou semble revenir sur lui-même) formule qui caractérise ce que nous appelons la petite hantise dans laquelle un sujet tient une place prépondérante.

    Pour de nombreux chercheurs, petite hantise et poltergeist sont devenus synonymes. L'incident paraît lié à un individu en situation conflictuelle, généralement d'âge pubertaire, qui extériorise des conflits par l'intermédiaire du vecteur Psi. Cette extériorisation, sur un plan matériel, peut prendre toutes les formes possibles (raps, télékinésie, apports, bruits, odeurs, déplacements d'objets, destruction, disparition, etc ... ). Il n'y a aucune limite que celle de l'imagination. La petite hantise se définira objectivement comme un événement limité dans le temps et dans l'espace en relation avec un groupe social restreint centré sur un individu.

    La terminologie classique oppose à ces manifestations la grande hantise qui semble ne pas être liée à un individu particulier et se produire sur une séquence beaucoup plus longue (jusqu'à plusieurs siècles). On peut définir la grande hantise objectivement comme un événement PSI spontané se produisant dans le même lieu.

    Nous nous apercevons que les phénomènes observés - dans la grande hantise - s'insèrent dans la phénoménologie du PSI et sont fréquemment du même type (exemple : raps, apports, etc.) (7) mettant en scène un thème qui gravite autour d'une histoire réelle ou d'une légende, connue par une population importante.

    Comme système explicatif, nous connaissons l'hypothèse spirite, occultiste, chrétienne, tellurique, et celle de la psychométrie ou mémoire des murs.

    En Europe, comme aux U.S.A., la distinction est toujours très nette entre petite hantise et grande hantise. W.G. ROLL sépare rigoureusement ces deux phénomènes, que ce soit dans son dernier livre "POLTERGEIST" (8) ou dans son dernier article, paru dans l'A.S.P.R. News letter (9) où nous pouvons lire :

    "Hauntings usually last over a long period of time. Also, as a général rule, there seems to be no (living) person around whom hauntings revolve... People offen believe that the events are caused by "spirits"... But we must not assume this is so though it's an important question not to be taken lightly ... "

    De plus, pour les grandes hantises, la question est laissée en suspens... faisant planer un doute... un résidu de mythe, qui se trouve être un élément dynamisant d'une importance considérable auprès du public américain : il n'est que de voir les fonds (legs et autres) qui sont destinés aux recherches sur la survivance et sur les problèmes connexes. Nous allons essayer de dissiper ce doute, non que nous rejetions totalement cette hypothèse implicite, mais auparavant nous étudierons si une hypothèse Psi, de type classique, mettant enjeu le champ Psi individuel et collectif, n'intervient pas dans ce genre de phénomènes tout comme dans les petites hantises.

     

    b) Evolution.

    Ces phénomènes de hantise sont connus depuis la plus haute antiquité et sont apparus sur tous les continents.

    Nous retrouvons des traces de "pluies de pierres" dans divers documents anciens. Une comédie de PLAUTE, la Mostellaria, a pour sujet une maison hantée (10). Chez les Romains, des dispositions légales prévoyaient des ruptures de contrats de location dans des cas de maisons hantées, à condition que le plaignant justifie le fondement de ses accusations. Ces dispositions juridiques ont été appliquées en diverses régions européennes (Espagne, Allemagne, Belgique, France, etc ... ).

    Le Parlement de Bordeaux, jadis, a souvent tranché des litiges de ce type par l'application de cette loi, alors que rapidement le Parlement de Paris fut plus circonspect et hésitait à donner raison au plaignant.

    MAXWELL, l'auteur des "phénomènes psychiques" (11) qui fut procureur général près la Cour d'Appel de Bordeaux, a retrouvé trace de nombreux écrits et arrêts rendus par le Parlement de la ville au 18è siècle, d'où l'importance de la part des juristes d'un travail en parapsychologie, tant du point de vue historique qu'éthique et déontologique, pour déboucher sur une véritable "plate-forme" interdisciplinaire.

    Nous avons déjà souligné que ces phénomènes survenaient en tous points du globe, tant en Europe qu'aux Amériques. En France il s'en est produit dans tous les départements. Signalons que les raps, dans les petites hantises de 1900 à 1950, représentent le tiers des cas.

    Nous les trouvons dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne. Leur durée varie de quelques heures à plusieurs années. Si le cas de Savigny s'étend sur 18 mois (!), les chroniques rapportent que vers l'an 1000 il plut des pierres près du château de Joigny, durant trois années, sur la maison d'un gentilhomme, sans jamais blesser personne !

    Voici une carte que nous devons au Commandant TIZANE, sur laquelle sont inscrites les petites hantises françaises de 1900 à 1950. Seuls les cas bien authentifiés y sont inscrits. Si tous les départements ne sont pas occupés, c'est que les documents officiels manquaient ou étaient insuffisants.

    Aujourd'hui, les phénomènes de hantise surviennent toujours, bien que leurs formes se soient modifiées ; bon indice qui nous renseigne sur la transformation sociologique de la Société - du moins en apparence - : Patriarcat, Famille, Travail, valeurs en décadence, remplacées par l'importance des mass media, de plus en plus influentes et dont le meilleur outil est la vitesse de l'information.

    Ces transformations structurelles semblent donc agir sur les variables induisant le phénomène de hantise.

    Une observation nous conduit à déterminer l'épicentre des manifestations, bien souvent, autour d'une jeune personne. Si on l'éloigne du lieu de la manifestation, les phénomènes cessent. La méthode de l'éloignement du sujet est maintenant employée rapidement pour faire cesser ces phénomènes qui, au-delà de l'intérêt parapsychologique, sont de véritables épreuves subies par les familles au sein desquelles existait un climat favorable à une telle éclosion... Et le milieu dans lequel le phénomène se produit induit les premières réactions (le sujet n'est pas toujours découvert). Chez les uns, on fera appel à un prêtre qui pratiquera en général un exorcisme, dans le but de chasser l'esprit du mal, ou bien on fera appel à un " voyant " ou " sorcier " qui essayera de transférer les forces maléfiques. D'autres auront recours à la force publique dans le but de capturer le mauvais plaisant.

    Mais toutes ces méthodes ne donnent pas toujours le résultat escompté. Il faut alors procéder autrement !! Aujourd'hui beaucoup ont recours à un psychothérapeute ou à une équipe de spécialistes.

    Les forces de l'ordre tendent maintenant à limiter leur intervention au minimum, sauf s' il y a dépôt de plainte, et conseillent aux intéressés de consulter un psychiatre.

    Voici d'ailleurs un tableau qui résume l'action psychohygiénique dans les cas de hantise. (Voir tableau final).

    De nombreux cas restent certainement ignorés et présentent alors un caractère uniquement familial. C'est d'ailleurs ce qui se produit en ville assez souvent dans une H.L.M. ou ailleurs, du fait de la "psychotisation" de la famille et il faut donc un "concours de circonstances favorables" pour que ces cas parviennent jusqu'à nous.

    Les cas où il est fait appel à la force publique sont une source de documents très importante pour nous chercheurs, car nous avons pu, par ce biais, disposer d'une collection impressionnante de cas recueillis ou/et observés par des personnes assermentées. C'est le travail effectué par le Cdt TIZANE.

     

  3. OBSERVATION DES PHENOMENES.
  1. GRELE DE PROJECTILES.
  2. Cette catégorie de phénomènes est très riche, et particulièrement intéressante de par ses aspects sociologiques, physiques et psychophysiques.

    a - Sociologiques.

    Les témoins de chaque affaire sont beaucoup plus nombreux (plus de 50 ou de 100 personnes observent généralement ces phénomènes). Ces témoins appartiennent à un groupe défini en relation plus ou moins étroite avec la maison hantée (voisins, les habitants du village). D'où son caractère plus collectif. La durée et l'intensité des manifestations produites, se modifient dans ce sens.

    Ex :

    JOIGNY. An 1000, 3 ans, quelques milliers de personnes, quelques tonnes de pierres.

    SAVIGNY. 1932, 18 mois, plus de 50 témoins et quelques centaines de personnes, quelques quintaux de pierres.

    b - Physiques.

    La quantité d'énergie disponible est considérable. Les phénomènes ne suivent pas les lois classiques de la physique (gravitation, thermo-dynamique, probabilité des phénomènes). (12)

    Nous disposons d'indices physiques nombreux et caractéristiques qui permettent d'interpréter par analogie quelques cas où nous aurions peu de renseignements et qui bien sûr, illustrent ce que nous venons d'énoncer.

    MACON - 1662 - Grêle de pierres - 500 g très chaude, tombe verticalement.

    PARIS - 1860 - Grêle de pierres - 500 g ont couvert le sol de la chambre.

    SICULIANA (Italie) - 1910 - Grêle de pierres - 100 g, grande lenteur, comme portées.

    ARDIN - 1928 - Grêle de pierres - 200 à 400 g, étendue restreinte de 50 m.

    RUINES - 1926 - Grêle de pierres - 100 à 400 g, manquant rarement leur but.

    ALPES MARITIMES - 1936 - Grêle de pierres - 2 à 500 g, les cailloux prennent doucement contact avec le sol.

    1945 -Déplacements d'objets (flacon plat, tiède d'un côté, froid de l'autre).

    c - Psychophysiques.

    Intentionnalité du phénomène.

    - jets de pierres :

    PARIS 1860, les pierres arrivent par la fenêtre ouverte. Les volets fermés, les pierres passent par une fente en prenant la forme plate. Il y a donc adaptation.

    RUINES 1926, les pierres manquent rarement leur but, ce qui paraît demander une certaine habileté.

    MACON 1662, les pierres sont renvoyées au lanceur ! (contrôlé par des marques).

    SICULIANA 1910, les pierres ne blessent pas. (Ce qui est généralement le cas, même si elles atteignent des personnes.)

    Nous constatons également des cas d'auto-agression, c’est le sujet lui-même qui est atteint.

    Les pierres tombent sur une surface limitée (analogie avec des phénomènes fortéens), ce qui est généralement le cas comme à Ardin sur une étendue de 50 m, ou à Savigny sur le perron de la maison devant la porte de la cuisine, ou comme à St-Victor-la-Coste en 1937, les pierres tombent dans la maison par un trou de 7 cm existant dans la toiture.

    - Déplacements d'objets, grêles de projectiles :

    A St-Georges-du-Vièvre, ce sont les flacons placés près des médailles de St Benoît qui tombent et se brisent sur le sol après le départ du curé venu exorciser la maison.

    A Savigny, le 6 janvier 1934, après quelques centaines de pierres, un nouveau projectile est lancé à M. R., c'est une baguette de coudrier ployé en triangle, dont les pointes sont liées dans 5 pièces de nickel de 5 centimes.

    M. R. "s'accrochait" toujours à une explication rationnelle des phénomènes et avait déclaré quelques jours plus tôt : "Ceux qui nous envoient des pierres feraient mieux de nous envoyer de l'argent ... "

    Nature des projectiles :

    Certaines maisons sont bombardées avec du charbon, des boulons, des morceaux de bois (qui souvent se trouvent à proximité).

    Psychanalyse et jets de pierres :

    Pourquoi ces jets de pierres si souvent observés dans les cas de hantise ? Il nous faut sans doute remonter aux premiers âges de l'humanité, lorsque la lapidation était pratiquée pour tuer ou éloigner un membre banni de la communauté.

    C'est donc un acte violent et primitif. Cela souligne l'aspect collectif du phénomène. Si nous avons quelques rares cas où les grêles ont complètement détruit l'habitat, dans nos sociétés occidentales où le sur-moi de l'individu est beaucoup plus fort, la destruction s'arrête le plus souvent à quelques tuiles et aux vitres de l'habitation.

    La même hypothèse peut s'appliquer au fait que les pierres ne blessent pas, même si elles touchent une personne, excepté le cas où il y a auto-agression !

    En une analyse bien succincte, on peut dire que la symbolique en est très riche et son interprétation en serait longue (la pierre est une arme, un outil de destruction mais également de construction, de transformation physique et spirituelle. JUNG dans son livre "Psychologie et Alchimie" (13) nous en livre quelques clés lorsqu'il s'explique sur la symbolique de la pierre philosophale, de la pierre spirituelle, de la pierre d'achoppement, de la pierre tombale, de la pierre sacrée, etc... Un long développement de chaque thème serait nécessaire.

    Quoi qu'il en soit, le phénomène de jets de pierres est connu depuis plusieurs millénaires. il est apparu en tous les points du globe, avec plus ou moins de violence selon l'époque et la civilisation dans laquelle il se produisait, et ce moyen d'expression touche quant à ses connotations psychologiques des contenus archétypiques propres à l'humanité elle-même.

  3. TELEKINESIE.
  4. A travers des centaines de cas que nous avons étudiés, nous avons relevé des déplacements d'objets de toute nature (table, vêtements, objets de toutes sortes et de toutes tailles…)

    Les quelques invariants que nous avons dégagés dans l'analyse des grêles de projectiles - et particulièrement des grêles de pierres - se retrouvent dans l'analyse des télékinésies spontanées, observées dans les petites hantises.

    Citons quelques exemples concrets :

    A St-Georges-du-Vièvre, 1930, un mortier de 22 kg fait un saut de 1 m et retombe sur le sol brisant un pavé. Ce même mortier sort plus tard d'un placard fermé !! pénétration de la matière).

    A Savigny, 1932, un clapier est déplacé. Or, pour le transporter à sa place, il avait fallu 6 personnes.

    Dans d'autres cas : un manteau se promène à travers la pièce, le bras étendu comme si une personne l'occupait, un meuble se déplace lentement comme si quelqu'un le poussait (intentionnalité), etc...

    Dans le cas général des phénomènes Psi mécaniques, l'agent inconscient ou conscient s'identifie avec un être vivant virtuel qui est le percipient imaginaire de cet agent qui agit, "modèle de la réalité objective", modifie le milieu.

    Dans le cas de la petite hantise, cette définition doit être relativisée : l'enfant est lui-même percipient du groupe dont il catalyse les désirs.

  5. AUTRES PHENOMENES OBSERVES DANS LES HANTISES.
  6. Les cinq registres sensoriels sont touchés :

    - phénomènes thermiques : souffle froid. Pyrobatie : des charbons ardents apparaissent sans brûler les individus et les objets avec lesquels ils entrent en contact. Des sujets tombent dans le feu sans en ressentir les effets.

    - phénomènes auditifs : bruits divers (chaîne, plainte, soupir, voix, coups, etc...)

    - phénomènes olfactifs : odeurs diverses.

    - phénomènes visuels : brouillard, fumée, lueur, forme ectoplasmique humaine et animale.

    - phénomènes tactiles : des individus sont touchés, frappés généralement par une main.

    - phénomènes mécaniques : éclatements de lampes (14), billets écrits, etc...

     

    Conséquences "objectives" des phénomènes : des dégâts mineurs ou importants peuvent se produire (destruction de vaisselle, démontage d'appareil, destruction de vitrerie, etc.) Des nuisances répétées, des disparitions et des déplacements systématiques d'objets troublent le climat de la cellule familiale au point de déclencher dans certains cas une véritable psychose. Des actes criminels pourront être commis, destruction complète d'une demeure par jets de pierres, incendie, des personnes peuvent même trouver la mort d'une manière indirecte (cas de Savigny).

    Les moyens d'investigation (caméra vidéo, magnétophone, appareils de mesure, etc.) permettent une exploration physique et psychologique authentifiant parfaitement le phénomène (15), mais deviennent également des variables parasites qui gênent et induisent souvent des manoeuvres frauduleuses. Le problème de la mystification est posé.

  7. MYSTIFICATION.

Ces variables parasites peuvent être tout simplement les spectateurs tentant de vérifier de visu ce qui se transmet de bouche à oreille. C'est ainsi qu'un individu (ou un groupe) qui est convaincu que la fraude existe ou qui en a le désir inconscient ne pourra rien constater ou seulement des phénomènes frauduleux. La situation est d'ailleurs identique à celle observée dans les expérimentations avec médium.

Aujourd'hui encore, beaucoup de personnes mal informées sur le problème parleront de fraude ou d'hallucination. C'est ce que les journaux ont bien souvent relaté avec des titres à sensation depuis de nombreuses années : "L'esprit frappeur était un adolescent de quinze ans", "La hantise de ... enfin résolue, la jeune bonne avoue avoir mystifié son entourage depuis le début", etc... La liste pourrait être longue et, à travers cette presse, le problème sociologique du "magique" dans nos sociétés occidentales est transcrit dans un code positiviste bien rassurant.

Concrètement, nous nous trouvons en face de 4 possibilités (16):

- Cas où aucune mystification ne se produit.

- Cas où la localisation du sujet l'a fait suspecter de mystification sans qu'il ait pu être confondu.

- Cas où le sujet a été pris en flagrant délit.

- Cas où le sujet s'accuse contre toute attente d'avoir été le seul mystificateur.

De nombreux exemples peuvent illustrer chaque type et dans les deux derniers cas les motivations extérieures doivent être recherchées. S'il y a mystification, il est important d'en comprendre le mécanisme qui apparaît d'ailleurs être un véritable automatisme, et que nous retrouvons fréquemment !

Le cas PUSRUCK (Allemagne 1972) où nous sommes allés enquêter, se rangerait dans la troisième catégorie mais suivrait la séquence suivante : pas de mystification - mystification inconsciente - mystification consciente - aveux.

Les événements avaient débuté quelques mois plus tôt, après la mort de la grand-mère. Les phénomènes furent localisés autour des deux fillettes de la maison (raps et deux déplacements d'objets).

Le professeur BENDER et son assistant Louis BELANGER s'étaient déjà déplacés par deux fois, d'une part pour enregistrer les manifestations et d'autre part pour expliquer à la famille le caractère naturel de ces événements.

Ce travail d'hygiène mentale est indispensable, l'action doit porter aussi bien sur le sujet que sur la cellule familiale. Dans ce cas précis le psychothérapeute avait pris le relais, aidé en cela par le curé de la paroisse, véritable expérimentateur, qui enregistra les bruits en prenant des photographies simultanées des fillettes allongées sur leur lit complètement découvertes, les bras croisés.

Quelques mois plus tard les phénomènes reprirent et nous nous rendîmes à PUSRUCK avec un équipement important (2 magnétoscopes, 4 magnétophones UHER). La camionnette installée derrière la ferme devint rapidement une petite régie et la chambre un véritable studio d'enregistrement pour deux vedettes en herbe.

Dans de telles conditions, nous pouvons comprendre que ces variables parasites induisent des manipulations frauduleuses que nous avons constatées personnellement.

C. OBSERVATION DES SUJETS.

  1. THEORIE DES DECLENCHEURS.
  2. Longtemps la hantise fut décrite comme un phénomène spontané, sans cause apparente. Depuis le début du siècle l'accent fut mis sur l'adolescent pubertaire qui, par un déplacement de l'énergie sexuelle, provoquait des manifestations. Citons à ce propos Carrington: "l'irruption spontanée de ces phénomènes est associée à l'éclosion de l'énergie sexuelle pendant cette période et cette curieuse forme d'extériorisation en est le résultat."

    Le Cdt TIZANE dans son célèbre classique "Sur la piste de l'homme inconnu" nous montre que dans quelques cas le début des phénomènes peut être mis en relation avec un événement capital dans la vie de la cellule familiale.

    a - facteur de type objectif :

    - vente de la propriété : Lot-et-Garonne 1947.

    - Savigny-le-Vieux, Manche, 1932, départ en retraite. - Mort : Pusruck 1972 (grand-mère).

    - Mort : Ile-et-Vilaine, 1938, "les faits ont commencé le jour où ma tante était sous le suaire.

    - Evénements traumatisants : 1933, quelques jours auparavant la jeune fille de 13 ans avait été suivie par un exhibitionniste.

    - veuvage plus ou moins récent.

    Les phénomènes semblent donc débuter à la suite d'un choc affectif important qui peut immédiatement être mis en avant.

    Dans d'autres cas le problème devient plus complexe; les déclencheurs objectifs semblent ne pas exister mais nous constatons la présence de personnes qui peuvent perturber la cellule familiale, problème d'ordre psychopathologique à approfondir :

    - un enfant handicapé physique à VALENCE EN BRIE (1896);

    - une employée (bonne, servante) : LA RUINE (1936) et SAVIGNY (1932);

    - un neveu chez son oncle en ILLE-ET-VILAINE (1937);

    - un enfant de l'Assistance Publique en COTE D'OR (1949) et en MEURTHE ET MOSELLE (1945);

    - un enfant chez ses grands-parents dans le DOUBS (1944) etc...

    b - facteur purement psychologique :

    Dans d'autres cas, aucun élément physique nouveau ne pourra être décelé et souvent les manifestations seront produites par un enfant en conflit avec sa famille ou un des membres (SEYSSUEL 1930). C'est donc un déclencheur purement psychologique dû à un changement important dans la psychologie de l'enfant, par rapport au milieu dans lequel il évolue.

    Nous touchons ici au jeu des relations interindividuelles conflictuelles, qui semble être à l'origine des manifestations, d'où la prépondérance du facteur psychologique qu'il soit induit objectivement ou subjectivement. Il y a toujours une transformation, une modification des relations interindividuelles.

    c - déclencheur objectivo-subjectif

    A partir des deux premiers facteurs, nous en déduisons un troisième : le facteur objectivo-subjectif, qui sera le déclencheur efficient chez un sujet "réactionnel" pour provoquer une hantise.

     

  3. ETAT PHYSIOLOGIQUE.
  4. L'observation centrée sur le sujet nous renseigne souvent lorsque les documents le permettent sur son état au moment où les phénomènes se produisent.

    1 - LA RUINE - 1936 jeune domestique reconnue "malade" pendant la durée des troubles.

    2 - LA PERRIERE (Orne) - 1846

    "Jeune fille de 13 ans, son pouls variait entre 105 et 120 p/m"

    3 - LOT ET GARONNE - 1949

    "Jeune fille de 13 ans ressentant une certaine contraction à la poitrine allant parfois jusqu'à l'oppression.

    4 - SEYSSUEL - 1930 "Une fillette en proie à une crise nerveuse. Je sens que cela m'étouffe : une tasse se brise, j'étais très énervée.

    5 - P.H. – 1949 - "Chaque fois que ma fille tombait dans le feu, elle tremblait durant quelques instants et avait les yeux hagards."

    6 - HERICOURT - 1932 "Jeune garçon de 13 ans, nerveux. Présentait depuis quelques temps un comportement inhabituel, bizarre."

    7 - ALPES MARITIMES - 1936 "Garçon de 15 ans, l'attitude et les gestes nous parurent bizarres au cours de l'interrogatoire. "

    8 - DEUX SEVRES - 1943 "Tout cela se passait indépendamment de ma volonté."

    La description de ces symptômes nous permet de conclure que les individus sont dans un état second qui s'apparente à la transe et nous montre une fois de plus l'unité des phénomènes Psi quant à cette condition indispensable pour leur production.

  5. PSYCHOPATHOLOGIE.

Ces renseignements nous aident à comprendre le sujet. Comme nous l'avons dit, c'est généralement un adolescent, mais nous avons des cas provoqués par des enfants très jeunes âgés de quelques mois ou quelques années - et d'autres provoques par des personnes d' âge adulte, c'est-à-dire ayant dépassé 20 ans.

" Souvent ces sujets sont des jeunes souffrant d'un retard intellectuel important mais d'autres auront un développement tout à fait normal. " Il n'y a donc pas une structure intellectuelle déterminante, mais il existe une situation affective commune relative à des problèmes de symbolisation.

D'une façon générale, le refus ou l'incapacité de symbolisation intellectuelle, par le refoulement qu'elle engendre, peut se manifester selon trois modes :

- le psychosomatique (retour complet sur soi-même)

- l'hystérique (retour partiel : exhibitionnisme et conversion)

- le "réactionnel" (sujet d'une petite hantise - transfert à l'extérieur).

Le cas signalé par un curé au Cdt TIZANE, qui avait déjà assisté impuissant à la petite hantise de St-Georges-du-Vièvre en 1930, nous intéresse car il est le seul témoignage de ce type que nous connaissons : le curé a laissé son eau bénite et ses médailles de St Benoît dans sa sacristie et emploie une technique psychothérapeutique plus efficace. Extrait de la lettre (17) :

" .. j'ai fait sauter la bonne de 14 ans que j'ai soupçonnée d'être un médium conscient ou inconscient. Le mal a cessé instantanément sans que je me déplace de chez moi. Quelques uns de mes confrères ont souri, d'autres ont blagué. Je ne me prononce pas, je constate le fait seulement. "

Faisant appel aux théories freudiennes de la libido, certains ont limité le problème en le réduisant à un désordre sexuel.

La libido telle que la définit Jung éclaire beaucoup cette question. Elle est synonyme de l'énergie psychique - en tant que valeur psychologique - caractérisant avant tout l'intensité du processus en cours.

Dans d'autres cas, l'adolescent est plus âgé, mais nous avons la quasi-certitude qu'il est toujours impubère. L'interprétation reste délicate en ce sens que le sujet n'est jamais seul et qu'il appartient à un groupe avec lequel il entre en réaction. Les expérimentations avec ces sujets en laboratoire donne rarement des résultats supérieurs à la moyenne. Le fait que cette jeune bonne ait une relation sexuelle ou s'éloigne du groupe revient - quant à l'effet - au même : c'est une technique naturelle de psychothérapie qui transforme donc le champ des relations interindividuelles.

Cela nous indique la fragilité, l'instabilité du phénomène ; l'action sur une des variables l'induisant peut le transformer ou le stopper.

Ainsi sommes-nous mieux en état de comprendre que le phénomène n'est pas uniquement provoqué par les potentialités du sujet, mais par l'ensemble de la situation.

Les phénomènes sont plus symptomatiques des relations interindividuelles que de l'expression directe des conflits du sujet, comme nous l'avons souvent lu et entendu !

Il est de toute manière capital d'ouvrir le débat sur le thème suivant :

" Le phénomène Psi spontané dans une hantise est-il un " pouvoir " de l'individu et du groupe dans le but de transformer le milieu en fonction du désir, ou bien est-il l'expression " pathologique des relations humaines perturbées ?"

Débat qui nous éclairerait sur la finalité de la hantise.

 

Il - LA " SITUATION PSI ".

1. LIMITES ENTRE L'OBJECTIVITE ET LA SUBJECTIVITE.

Le problème de l'attention et du désir peut se résumer ainsi :

ils doivent être à la limite du subjectif et de l'objectif en quelque sorte pour qu’il y ait production de phénomène parce que l'événement Psi se situe au point de jonction du conscient et de l'inconscient, de l'objectif et du subjectif.

Une approche purement objective ne permet pas de rendre compte des phénomènes observés. Preuve en est de voir la perplexité de nombreux témoins (18) et témoignages :

Nous pourrions citer également d'autres caractéristiques :

Ainsi une centration de type objectif fait disparaître le phénomène.

Donc, si les phénomènes sont appréhendés sous un angle objectif, ils deviennent imprévisibles. Sous un angle subjectif, ils deviennent incohérents.

Le raisonnement présidant à la représentation de la structure du phénomène associe impérativement explication et description, c'est-à-dire :

le tout simultanément.

Seule une logique ambivalente, rendant compte à la fois du subjectif et de l'objectif permet d'en faire un phénomène cohérent et prévisible.

Nous devons donc avoir une "inattentive attention" en quelque sorte, pour que l'événement ait lieu. Ceci d'ailleurs s'explique par ce que nous appelons le "circuit Psi", qui s'applique aux hantises et aux percipiences en général.

2. LE CIRCUIT PSI.

Dans le cadre général des événements Psi, reconsidérons ces deux états indissociables que sont le subjectif prévisible et l'objectif improbable.

a - dans le subjectif prévisible, un individu (ou groupe) est agent ; le sujet est percipient.

b - dans l'objectif improbable, le sujet est agent ; l'individu (ou le groupe) est percipient. Ce qui nous donne le tableau suivant :

3. CONSEQUENCES SOCIOPSYCHOLOGIQUES. (réalisation de désirs inconscients).

 La petite hantise permet la transgression des interdits vis-à-vis d'un sur-moi trop puissant, trop étouffant (religion, gendarme, révolte contre la famille, contre le père). L'étude psychanalytique rend une certaine cohérence à des éléments psychologiques incohérents. Par exemple, à St-Georges-du-Vièvre en 1930 lorsque le curé vient pratiquer son exorcisme, la famille entière adhère à l'idéologie du prêtre et s'y prête. Mais sitôt qu'il est parti, les flacons placés près des médailles de St Benoît tombent sur le sol, symbolisant la négation de l'exorcisme, du prêtre et de la religion.

Dans de nombreux cas, la famille fait appel aux gendarmes pour constater le phénomène et arrêter le coupable et bien souvent les gendarmes seront atteints par les projectiles. La même ambivalence existe vis-à-vis de la force publique. Le sujet semble bien faire écho aux conflits de la famille ou de la collectivité (19).

Un problème restait donc à ce jour non résolu : celui de la dynamique réelle de la petite et de la grande hantise par rapport au milieu.

L'hypothèse que je propose est la suivante :

Un phénomène de petite hantise est la réalisation de virtualités inconscientes résultant pour tout ou partie de la relation transférentielle (interaction) du sujet avec un autre individu formant le couple Psi agence/percipience, lui-même en interaction avec un groupe plus large, qui peut être la famille, les voisins, l'ensemble du village ou d'une ville. (20)

 

Le "complexe psychique" semble naître d'un mi-chemin affectif, complémentaire, entre les partenaires du couple provenant d'un double refoulement. Le premier individu s'exprimera dans l'imaginaire et le sujet s'exprimera dans le réel, l'objectif. Ainsi à Savigny, le facteur objectif, c'est le départ en retraite de l'instituteur, subjectivement l'élément important c'est sa volonté de devenir agriculteur après 40 ans de travail intellectuel. Il s'essouffle, a besoin d'aide et c'est à ce moment que la jeune bonne est engagée, elle participera rapidement à la névrose de la cellule familiale.

Ainsi des éléments psychologiquement incohérents deviennent cohérents ; les événements ne sont pas erratiques mais répondent à une finalité : des pierres, des tiges, des brins d' herbe sont retrouvés dans les pis des vaches, des plantations subissent des dommages tout comme nombre d'engins agricoles (démontage, pièces importantes qui disparaissent). Cet ancien instituteur, devenu maire du village, arrêtera son exploitation agricole lorsque les personnes constituant le camp adverse auront disparu (mort, changement de domicile ou perte d'importance). Mais la raison qu'il invoque, c'est les frais considérables auxquels il dût faire face durant ces 18 mois : une façon élégante de déguiser son essai manqué ; c' est à ce moment-là d'ailleurs que la bonne est congédiée et que les phénomènes cessent. Cependant le maire du village ne reconnaîtra jamais la "culpabilité" de sa bonne, dans ce cas précis elle paraît jouer un rôle trop important.

Pour nous résumer, nous dirions que ce complexe psychique traduit et objective l'imaginaire individuel ou collectif ; qu'il peut "camoufler" son action et "saboter" toute enquête et disparaître lorsque le "désir" s'est réalisé. Ce sabotage et ce camouflage s'adaptent bien aux comportements humains de par l'intentionnalité, et l'adaptation aux sollicitations du milieu, qui caractérisent le phénomène comme nous l'avons vu.

La similitude, quant au fond, des phénomènes de petite et grande hantise, le nombre des variables agissant et la dimension du champ psychologique induisent des phénomènes d'intensité variable.

En ce qui concerne la grande hantise, nous disions il y a quelques temps que c'était l'auberge espagnole. C'est avant tout pour montrer la prépondérance du facteur culturel. C'est du Psi provoqué (les ou l'observateur(s) ainsi que le groupe se mettent en situation Psi).

L'hypothèse de la psychométrie s'apparente alors au marc de café : le lieu, qui semblait privilégié, devient un simple support.

Le passage de la petite hantise simple à un phénomène plus important est marqué par l'aspect collectif. En ce qui concerne la grande hantise (ou hantise à répétition), les partenaires formant le couple Psi, c'est la communauté et l'individu rendus réactifs par un déclencheur objectivo-subjectif : le lieu et le mythe.

Les petites et grandes hantises ne seraient donc pas des hantises de lieux mais des hantises de personnes. Pour le prouver expérimentalement, il faudrait induire chez des sujets un cas de hantise par un déplacement de lieu, en reproduisant bien sûr le même modèle.


 

(1). Emile TIZANE –

"Il n'y a pas de maisons hantées" - Omnium Littéraire 1971

"Sur la piste de l'homme inconnu" - Amiot Dumont 1951

"L'hôte inconnu dans le crime sans cause" - Omnium Littéraire - 1962 –

(2). Hans BENDER - New developments in Poltergeist research. Proceedings of the Parapsychological Association, n. 6, 1969, p. 81-102 - Zeitschrift n. 2, 1968, p. 104.

(3). ROLL William G. - The Poltergeist (documented case histories of hair-raising feats by uncanny invisible spirits.) New American Library - 1973 - Signet book 451-Y5869 –

 

(4). S.P.R. - Society for Psychical Research - Fondée en 1882 à Londres par GURNEY, MYERS, etc...

(5). Revue Métapsychique n. 4 (1921), p. 192 à 190.

BOZZANO Ernest Les phénomènes de hantise- FELIX ALCAN 1929 –

(6). A.S.P.R. - American Society for Psychical Research - Fondée en 1884 à New York par William James.

(7). G.N.M. TYRELL "apparitions et fantômes" - Fasquelle 1954 –

  1. FLAMMARION "les maisons hantées" - J'ai lu 1970 –

(8). ROLL - voir (3) –

(9). A.S.P.R. Newsletter -

traduction -. les phénomènes de hantise s'étendent sur une longue période. En règle générale, il ne semble pas y avoir de personne (vivante) là où des phénomènes de hantise se produisent. Souvent les gens croient que les événements sont produits par des "esprits". Mais nous ne devons pas supposer qu'il en est ainsi bien que ce soit une question importante qui ne peut pas être traitée à la légère.

(10). E.J. Dingwall - La méthode historique en parapsychologie - p. 33 in La Science et le Paranormal, IMI Paris 1955.

(11) MAXWELL - Les phénomènes psychiques - Paris Alcan -

Voir également Devesmes - les maisons hantées devant la jurisprudence - Revue Métapsychique 36 - n. 2 -p. 94 –

(12) W.G. ROLL - " Some Physical and Psychological Aspects of Poltergeist Phenomena" - journal de l' A.S.P.R. vol. 62, 1968, p. 263 - 308.

(13) Psychologie et Alchimie - Ed. Buchet Chastel - 1970 –

(14) Exemple : Rosenheim R.F..A. 1967 ou Belfort 1939 –

(15) Rosenheim - Parapsychologie n. 1 p. 13-25 - GERP 1972 –

(16) E. TIZANÉ - Sur la piste de l'homme inconnu, p. 27 –

(17) E. TIZANÉ – L’hôte inconnu dans le crime sans cause, p. 249 –

(18) id. p. 211 –

(19) Charles FORT - Le livre des damnés - Eric Losfeld éditeur - Le terrain vague –

(20) Le commandant TIZANÉ avait depuis longtemps signalé la présence de veuve dans l'entourage du sujet, susceptible de jouer un "rôle".