Voici la correspondance (juin2005) reçue de Philippe VIOLA mathématicien de haut niveau cautionnant la revendication N1 de CASAR :

 Philippe VIOLA mathématicien de haut niveau cautionnant IMPLICITEMENT la revendication N1 de CASAR.

Il s'agit ici de reprendre les travaux théoriques au niveau fondamental le plus pointu afin de reconsidérer sous un angle NOUVEAU le problème de la non reversitbilité de la de-coherence. La physique quantique actuelle commet l'erreur de construire son hypothèse dans un cadre déterministe ne prenant en compte que l'objet a étudier alors qu'il faut impérativement construire une l'hypothèse qui prend en compte un contexte déterministe englobant un ensemble (ou système) représenté par l'objet 1 , son environnement 2 et les interactions entre 1 et 2.

 

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Pour en revenir à la décohérence, la différence essentielle entre ce programme et la bioquantique est déjà claire (enfin, pour les spécialistes, je veux dire) dans mes articles en ligne :
En décohérence, on reste dans le cadre traditionnel, où l'espace est déterministe et ce sont les systèmes physiques qui sont stochastiques. D'où prise de chou infernale avec le problème de la mesure.
Comme dans toutes les études épistémologiques sur les fondements de la théorie quantique, on tente de représenter l'espace au moyen de la notion de particule quantique. C'est donc la particule quantique qui est la donné fondamentale
 
En bioquantique, par contre, on se base sur "l'astuce de Prigogine": permuter cadre et système physiques. De ce fait, c'est maintenant l'espace qui contient en lui-même la stochasticité (l'espace est typiquement non-déterministe) et les systèmes redeviennent déterministes dans ce cadre. Et là, no more prise de chou with le problème of the mesure.En bioquantique, c'est l'inverse: l'espace est LA SEULE ET UNIQUE ENTITE PHYSIQUE FONDAMENTALE et tout ce qui existe dans l'Univers n'est que l'expression d'une certaine manifestation géométrique de l'espace. Par exemple, le rayonnement, c'est de la géométrie commutative; la matière, c'est de la géométrie anti-commutative; le vide, c'est de la géométrie purement statistique.
On a "retourné la chaussette". :-))
Alors, c'est vrai, j'ai vérifié, qu'en décohérence, le processus est irréversible. Mais pas en bioquantique, parce que l'irréversibilité n'est plus une propriété des SYSTEMES PHYSIQUES, mais du CADRE PHYSIQUE.
On peut donc "contourner" l'irréversibilité, comme on a "contourné" le principe d'incertitude, sans contredire aucunement la physique déjà existante.
Dans mon mail d'hier, j'ai dit que l'approche conventionnelle actuelle était d'essayer de représenter l'espace (et même le temps) au moyen du concept de particule quantique. C'est donc le graviton en RG et le boson de Higgs pour le vide, ok? Ca, tu le sais.
En bioquantique, j'ai dit que c'était exactement l'inverse. Par ailleurs, la RG y apparaît moins fondamentale. Ca veut dire que le graviton de spin 2 en RG est en fait un composite construit sur le couplage (corrélatif ou non, peu importe), soit d'un seul graviton de spin 1 avec lui-même (auto-couplage), soit de deux gravitons de spin 1. En fait, on se réconcilie avec les autres interactions fondamentales, parce qu'au lieu d'avoir un seul graviton de spin 2, alors que les trois autres interactions sont de spin 1, on se retrouve avec 4 interactions, toutes de spin 1. Et c'est beaucoup plus conforme à la construction en supersymétrie. On a donc 8 gravitons de spin 1 en bioquantique.
Si on prends le vide électromagnétique. Ce vide n'est qu'une spécialisation du vide gravitationnel originel. Comme ce dernier s'auto-polarise (proposition 4 de "Physical geometry of the synthetic bioquantum frame"), ses différentes spécialisations pourront toujours se polariser, soit spontanément, soit sous l'effet des autres interactions. Ca veut dire qu'un photon pourra toujours se matérialiser en une paire électron-positron comme conséquence de la polarisation (ou de l'auto-polarisation) du vide de QED. Ca, on le sait. En termes de géométrie maintenant, cette matérialisation revient à dire qu'une géométrie commutative (celle associée au photon) se transforme en une géométrie anti-commutative (celle associée à l'électron et au positron) et l'opposition de signes sur la charge électrique entre l'électron et le positron se traduit par une inversion du sens de la courbure (concave chez l'un, convexe chez l'autre). Qu'est-ce qui permet ce changement de nature de la géométrie? Bin, tout simplement, l'espace quantique, qui est courbe, double et auto-polarisable. Autrement dit, le processus de matérialisation est contenu DEPUIS LE DEPART dans les données géométriques de l'espace quantique. Ce n'est donc pas surprenant qu'il se produise... D'autre part, tout physicien théoricien te confirmera que la représentation en spineurs s'applique aussi bien à la matière (Fermi, Dirac) qu'au rayonnement, ce qui n'est pas le cas de la représentation en tenseurs (Maxwell, Einstein), qui ne s'applique qu'au rayonnement.Le processus inverse (annihilation du positronium) est évidemment possible, puisque les phénomènes physiques sont réversibles au niveau élémentaire (= non structuré). On aura donc une paire (électron-positron), soit deux géométries anti-commutatives similaires mais de courbures opposées, qui va se lier en un ensemble hydrogénoïde en un temps très court (10^-24 s), puis s'annihilier en un, deux ou trois photons. Les deux géométries vont donc se coupler pour redonner une géométrie commutative. Mais attention: le fait qu'elles soient de courbures opposées ne va pas forcément donner comme résultante une courbure nulle, c'est à dire un espace plat !Alors, maintenant, pourquoi y a-t-il du rayonnement et de la matière? Le rayonnement, c'est de l'énergie pure (ou libre), la matière, c'est de l'énergie condensée. Il y a donc une condensation qui se produit. Et elle se produit DES LE DEPART. Comment? La bioquantique dit: par confinement inertiel. Il se produit alors un changement d'état qui "gèle" l'énergie libre et la confine dans une région limitée de l'espace. Sur le plan géométrique, ça signifie qu'il y a tranfert d'informations (géométriques) entre la composante commutative (responsable du rayonnement) et la composante anti-commutative (responsable de la matière) via l'espace quantique, qui contient LES DEUX FORMES de géométries SIMULTANEMENT (supersymétrie !), et inversement, bien sûr. Donc, dans un sens, il y a matérialisation et dans l'autre, dématérialisation. Mais dans l'espace quantique total, rien ne change: on passe seulement d'une forme (ou manifestation) à une autre, c'est tout !Là où les théoriciens ont des problèmes, c'est quand ils s'attaquent à la complexité. Alors, là, ils se butent à l'irreversibilité. Pourquoi? Parce qu'ils raisonnent sur des SYSTEMES PHYSIQUES, en bon physiciens qu'ils sont, et non sur L'ESPACE PHYSIQUE, comme des mathématiciens. Si tu insères la complexité et, par conséquent, l'irréversibilité dans le cadre physique au lieu de la laisser dans la description des systèmes qui évoluent dans ce cadre, comme le préconisait Prigogine, plus de problèmes, parce qu'au lieu de raisonner avec des points, comme dans le cas élémentaire, tu raisonnes avec des objets "en bloc" de tailles non nulles, que tu apparentes à des "points". Tout simplement.
C'est pour ça que je disais dans mes deux livres que la téléportation d'objets macroscopiques et d'êtres vivants ne pouvait s'envisager "qu'en bloc", d'un seul tenant, avec des "tunnels quantiques" adaptés à la complexité. Sinon, si tu cherches à décomposer en particules, puis à recomposer à l'arrivée, à cause de l'irréversibilité inévitable et du phénomène d'hystérésis, c'est le scénario de la "Mouche", avec Jeff Goldblum: les décorrélations-recorrélations quantiques entre la mouche et lui dans le caisson lors de la téléportation recombinent tout, à commencer par l'ADN. Si, par contre, tu fais une téléportation en bloc par un tunnel quantique à l'échelle humaine, tu retrouves à l'arrivée exactement les mêmes qu'au début. :-)
Selon l'argument initial et central de Prigogine: pour qu'il y ait évolution, organisation et structure, il faut qu'il y ait chaos. Et quand il y a chaos, du fait des interactions entre les composantes à chaque échelle, la représentation en fonction d'onde n'est plus valable, d'une part, parce qu'elle s'avère instable et d'autre part, parce que l'information sur la phase de l'onde est perdue lors du fameux "collapse"... :-) Ca signifie, comme il le montre, que la description en termes de densité de probabilité de présence n'est équivalente à la description en termes de fonction d'onde qu'au niveau le plus élémentaire.
Dès qu'on passe à un niveau supérieur, l'assemblage matériel s'accompagne d'une interférence ondulatoire et, par conséquent, de corrélations statistiques. Il s'ensuit que la densité de proba n'est plus décomposable en le produit d'une fonction d'onde et de sa complexe conjuguée (la même fonction, où la phase est changée de signe) et c'est là l'expression mathématique du collapse.Il y a donc effectivement irréversibilité, mais DANS UN CADRE PHYSIQUE DETERMINISTE. En revanche, et c'est là la suggestion géniale de Prigo, si l'on passe dans un cadre physique ALEATOIRE, où le niveau de description de base est directement celui des probas, on se retrouve avec des systèmes DETERMINISTES et IL N'Y A PLUS, A PROPREMENT PARLER, "D'IRREVERSIBILITE": c'est du "néo-déterminisme", comme je l'explique dans "Les saines ecritures".
L'astuce de Prigogine consiste alors à dire que ces 2 descriptions (systèmes stochastiques dans un cadre déterministe et systèmes déterministes dans un cadre stochastique) sont formellement équivalentes. La différence, essentielle, réside dans la résolution des équations dynamiques, qui sont beaucoup plus compliquées à résoudre dans le cadre déterministe.


----- Original Message ----- From: bioquantique To: francisgatti Sent: Wednesday, July 06, 2005 10:10 AM Subject: Re: Vous avez dit scientisme ?
Ce que tu as encadré et souligné dans cet article http://perso.wanadoo.fr/casar/ZARIF2.GIF n'est malheureusement que trop vrai. En revanche, dans le reste de l'article, le raisonnement est encore et toujours le même: quand l'auteur dit qu'on ne peut pas quantifier le psychisme ou que les tentatives de modélisation du comportement sont à côté de la plaque, sur quoi se base-t-il? Sur la référence matérialiste selon laquelle seul ce qui est objectif est physique, car c'est observable directement. C'est le schisme habituel, qu'on retrouve sous diverses formes plus ou moins évoluées chez Descartes, Einstein (forme relativiste) ou même Schrödinger (forme statistique). Reprend ma discussion sur ce dernier dans "les saines écritures". Donc, EN CE SENS (et en sens seulement), Zarifian a raison: on peut quantifier le cerveau, qui est un organe biologique, donc un objet physique objectif (au sens matérialiste du terme), mais on ne peut pas, par ce même moyen d'analyse, quantifier la pensée, la personnalité, le psychisme ou, en extrapolant, le corps virtuel. Mais ça prouve encore une fois deux choses:
1) Scientifiques et intellectuels n'ont toujours pas fait le lien entre le monde microscopique (simple) et le monde macroscopique (complexe) et surtout:
2) Le concept de "quantification" n'a toujours pas été compris: de quelle "quantification" parle-t-on? de la discrétisation de Planck, qui sépare les niveaux d'énergie entre eux ou de la mécanique ondulatoire de Louis de Broglie? Il y a toujours un savant mélange des deux genres.
Paradoxalement, ce sont les physiciens eux-mêmes qui n'ont toujours pas compris l'essence du point 2). Par voie de conséquence, ils sont bien en peine de l'expliquer et de justifier son extension, pourtant naturelle, aux échelles supérieures et à la complexité croissante. De là, tout le reste suit: biologistes, spécialistes du comportement, etc.
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