Analyses cristallographiques réalisées par un Ingénieur chimiste spécialiste des monocristaux

PROGAMME PARACRIS

Etude des prélèvements effectués

La technique suivie pour effectuer des prélèvements cristallins à la surface de l'objet en question à été la suivante: on a procédé de place en place suivant une désignation aléatoire a partir d'un quadrillage englobant la forme géométrique de l'objet.

Il n'y a donc aucune logique de référence a une coïncidence entre une cristallisation déterminée et l'emplacement choisi.

Les emplacements ont été désignés par le programme aléatoire et repartis suivant le schéma joint (voir programme CRISLE).

Chacun de ces prélèvements à été soigneusement examiné sous plusieurs grossissements ,ce qui a permis de mettre en évidence les cristaux inclus dans les interstices du métal, ainsi qu'à dresser un relevé des formes que l'examen mettait ainsi en évidence.

La fiche N 6 CRPN montre des cristaux trouvés dans le métal. C'est ainsi que nous avons été amené à constater qu'à peu près 3/4 des cristaux les plus proches de la surface du métal étaient constitués par de la sidérite FeCO3, sous la forme de rhomboèdres simples ou associés (fig. 3 CRPN).

Nous avons également trouvé des cristaux de minerai de calamine Zn2 H2 SiO5 et de la calamine chimique dont les cristaux sont plus allongés (fig.4 CRPN).

Sous l'effet de la fusion du métal à la coulée , les cristaux de calamine qui n'ont subi qu'une demi fusion se sont allongés(fig5 CRPN) face(a) , mais il n'y a aucune déformation du cristal.

Comme on peut également le constater sur la photo (6 CRPN), la demi fusion peut egalement provoquer des tavelures, mais sans aucune torsion.

Par contre sur les photos (3 CRPN),(7 CRPN) et (8 CRPN), les cristaux rhomboédriques de sidérite sont "twistés" suivant l'axe principal 3/6 ,(fig.3 CRPN).

La photo (7 CRPN) donne une bonne idée de la torsion du rhomboèdre ,de même que la photo (8 CRPN) qui représente un cristal isolé "tordu" suivant l'axe principal L3/6.

Les tavelures de la photo (3 CRPN) montrent que la demi fusion s'est bien produite et que la torsion du rhomboèdre est postérieure à cet état de la matière, ce qui laisserait supposer que la torsion à eu lieu a froid (ou au refroidissement) et d'une manière générale après la fusion.

A noter qu'on ne connaît actuellement aucun exemple de torsion de cristaux (twistage") à l'exception de torsions de cristaux rejetés dans les laves comprimées sous très forte pression et en fusion complète.

La photo (7 CRPN) montre un cristal rhomboédrique "twisté" associé à un cristal de sulfure de zinc dont la face (t) étirée est la conséquence d'une température de fusion insuffisante pour entraîner une globalisation. On distingue également très bien les faces 'a) du système cubique associé à un tétraèdre.

Cette disposition montre que le "twistage" du rhomboèdre supérieur associé est indépendant de la déformation du support.

Comme conclusion provisoire on peut dire:

1) - Les cristaux "twistés" sont pratiquement inconnus, à l'exception de ceux qui ont pu être trouvés dans les laves, en tenant compte toutefois qu'il ne s'agissait ni de sidérite, ni .de calamine. Il faut préciser alors que dans ces cas qui constituent des exceptions rares, les "twistages" n'essaient que partiels, assez peu nets et toujours liés au support, ce qui n'est pas le cas ici.

2)-A noter que les pressions exercées dans le cas étudié sont relativement faibles par rapport a celles que subissent les laves.

3) -On peut donc dire ,jusqu'à preuve d'un fait contraire que le "twistage" constaté dans la sidérite à une origine indépendante de la pression et de la température.

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Informations complémentaires sur la méthode utilisée pour l'analyse :

"Pour analyser les monocristaux la technique utilisée à été la même que celle utilisée pour mesurer la composition et l'homogénéité d'un alliage.

On effectue des prélèvements plusieurs endroits, et les échantillons obtenus (petits copeaux de la taille d'une tête d'épingle) sont mis en dissolution dans différents acides en fonction du métal recherché .La matière dissoute est ensuite refroidie à moins 160 C, température a laquelle se reforment les cristaux de chaque métal, dont on connaît les formes et structures et que l'on peut alors observer a l'aide de puissant microscopes

Une proportion significative des cristaux de sidérite ne présentent pas leur structure caractéristique normale. Ils sont tordus autour de leur axe principal, ce qui n'a jamais été observé et ne peut s'expliquer par un accident de fonderie. Nous ne savons pas pourquoi seule la sidérite a été affectée"

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