Bonjour Monsieur Levy Leblond ,

Vous aviez eu la gentillesse de nous donner votre point de vue au sujet de la dématérialisation des atomes au niveau des condensais BEC. Il s'avère que les éléments donnés par Philippe VIOLA semblent aller plus en avant dans cette recherche. Pourriez vous préciser votre point de vue en regard de ces éléments nouveaux avancés par VIOLA.

Monsieur Varvoglis de l'IMI détient les justifications mathématiques avancées par Philippe VIOLA. Il vous suffit de le contacter pour y avoir accès.

D'autres éléments concrets existent dans les écrits de Philippe VIOLA , nous pourrions les mettre a votre disposition dans le cas où vous accepteriez de participer aux états généraux du paranormal

 

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ELEMENTS AVANCES PAR Philippe VIOLA
 

VIOLA: Oui, en effet. Il est clair que, si les processus de matérialisation/dématérialisation de matière à des échelles supérieures à l'échelle microscopique sont révélé par l'expérimentation future (pour l'instant, c'est seulement possible en théorie), les choses ne vont pas se passer comme ça.

En effet, l'organisation hiérarchique et cohérente de la matière d'échelle en échelle implique une brisure spontanée de symétrie, d'où apparition d'un cycle d'hystérésis.

Le système rematérialisé après dématérialisation peut donc (toujours en théorie) réapparaître sous sa FORME MATERIELLE initiale (à toutes les échelles - réplication matérielle à l'identique), mais pas exactement dans la même CONFIGURATION ENERGETIQUE.

Entre-temps, il y aura eu dissipation d'énergie sous forme de chaleur et de rayonnement. C'est justement ce qui rend crédible l'hypothèse selon laquelle les objets poltergeist dématérialisés puis rematérialisés apparaissent comme tièdes au toucher!

L'extension de la théorie des transitions critiques de phase à la bioquantique montre que ce décalage énergétique est de nature, non pas matérielle, mais ondulatoire (les variables dynamiques sont les champs structurés, qui sont aussi les coordonnées locales sur l'espace d'onde - le "monde intérieur") et les transitions s'effectuent via l'espace quantique. J'en donne une explication vulgarisée dans "Para, c'est du normal !" au chapitre 6.

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Au niveau du problème de la mesure quantique (réduction du paquet d'ondes), dont j'ai déjà brièvement parlé dans un e-mail précédent, ce problème a été complètement résolu par Prigogine au moyen de la théorie du chaos : il n'y a donc plus de problème type "chat de Schrödinger", patin, couffin. Chez Prigogine (cf. Les lois du chaos, NBS Flammarion), le chaos (déterministe ou quantique) est un état intermédiaire entre le déterminisme classique du macro et l'indéterminisme quantique du micro. La résolution du paradoxe du temps se fait en éliminant les résonances de Poincaré dans les systèmes instables (problème dit des "petits diviseurs"), ce qui revient à passer de la description en fonction d'onde à celle en densité de probabilité. On passe donc de l'équation de Schrödinger à celle de Liouville-Von Neumann et on perd l'info sur la phase de l'onde, ce qui correspond précisément au passage de la description individuelle (locale) à la description d'ensemble (globale). Il n'y a donc strictement plus aucune raison que les parapsychologues continuent à se prendre le chou sur des questions d'interaction entre l'observateur et l'objet observé et le rôle joué par le temps "objectif".
Enfin, sur la dualité onde-corpuscule (qui devient une dualité onde-matière structurée en bioquantique) : il y a bien, comme vous le dites, matérialisation des ondes et dématérialisation des corps matériels en ondes. Ce n'est qu'une question de conversion de l'info, à toutes les échelles.
Les gens qui prétendent le contraire (comme je l'ai lu dans votre rubrique "courriers divers") ne réfléchissent même pas 30 secondes avant de parler, sinon ils remarqueraient tout de suite que, si de telles conversions n'étaient pas possibles, il ne pourrait y avoir de polarisation du vide quantique ! Je crois plutôt que c'est eux qui feraient mieux de retourner sur les bancs de la fac' et de suivre les cours au lieu de balancer des avions ou faire du relationnel à la voisine. Il y a un temps pour tout !

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COURRIER échangé avec Monsieur Levy Leblond le 17/01/02

 

Bonjour,

Suite a des discussions a n'en plus finir sur le forum des sceptiques du Québec, afin de mettre une fois pour toute tout le monde d'accord, j'aurais besoin de votre part d'un éclaircissement au sujet de la condensation Bose Einstein.

Nous voudrions savoir si le condensat BEC varie de poids lors de l'expérience utilisant des lasers (Boulder).

Le poids (théorique) de l'échantillon a température ambiante est-il le même que son poids a température extrêmement proche de zéro K ?

Selon moi, le fait que des atomes se mettent sous un état de mega-ondes devrait changer la masse de l'échantillon.

C'est peut-être une question idiote mais elle permettrait de débloquer une discussion qui traîne en longueur entre des personnes qui manifestement ne comprennent pas bien la mécanique quantique.

En vous remerciant d'avance, soyez assuré Monsieur Levy Leblond de ma grande considération pour ce que vous faites pour la vulgarisation des sciences.

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REPONSE DE JMLL

Bonjour monsieur,

Je suis un peu embarrassé pour répondre à votre question, car je ne vois aucune raison pour qu'un système d'atomes change de poids lors d'une condensation BE - pas plus que lors d'un changement d'état plus banal (vaporisation ou solidification).

D'où vient cette idée, et quels sont les arguments en sa faveur ?
Bien à vous.
JMLL
P.S. Je me permets de joindre un texte qui vous intéressera peut-être.

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