La leçon (Francis Gatti). Décembre 2001

 

 Le 14 juin 1995 la revue "Science" publie un article intitulé :

" Observation de la condensation de Bose-Einstein dans une vapeur atomique diluée" dans lequel il est écrit textuellement :" Une nouvelle discipline est née, c'est l'optique atomique. Au voisinage du Zéro absolu de température, les atomes ralentissent et se transforment en onde"

En une semaine l'information a fait le tour du monde et la presse scientifique ne tarie pas d'éloges en saluant unanimement l'avènement de ce nouvel état de la matière (qui n'a rien a voir avec la condensation et les atomes liquides dont parlait la journaliste de " science et vie" dans le numéro de Novembre 2001 ).

Eric CORNEL et Carl WIEMAN déclaraient a l'époque en 1995 (qui seront prix Nobel 2001 pour ces travaux) :

"Ces travaux sont l'événement le plus marquant de la physique des particules depuis de nombreuses années .Nous avons pu refroidir un gaz d'atomes de rubidium a une température de 20miliardiemes de degré au-dessus du zéro absolu. A cette température les atomes ont tendance a abandonner leurs oripeaux de matière POUR DEVENIR DES ONDES.

Continuons a leur laisser la parole afin qu'aucune ambiguïté ne subsiste :

WIEMAN: "Imaginez une foule d'ex-atomes réincarnés en ondes qui se superposent pour ne plus faire qu'une UNIQUE SUPER-ONDE…"

Commentaire de la revue "Science" :Cet étrange phénomène avait été prévu en 1920 par EINSTEIN et Satyendranath BOSE mais il aura fallu attendre 70 ans pour voir de la matière se dématérialiser sous le regard éberlué des chercheurs de tous les pays.

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Les particules élémentaires tournent autour du noyau de chaque atome à une vitesse folle. Si la température du milieu dans lequel se trouvent ces atomes baisse, la vitesse des particules en question diminue. Cette transformation de matière visible (sous forme d’atomes) en matière invisible (sous forme d’ondes d’atomes groupées), c’est la théorie BEC (Bose Einstein Condensation).

Sans le système de refroidissement par laser, aucune expérience sérieuse n’aurait pu être faite sur la condensation Bose Einstein (BEC) et nous ne saurions pas aujourd’hui que la matière peut exister dans notre monde macroscopique sous une forme ondulatoire. Il est difficile pour le commun des mortels d'appréhender l’importance énorme des résultats de ces expériences BEC pour l’avenir des sciences. Actuellement les quantités de matière dématérialisées sont extrêmement petites mais une extrapolation peut être faite aux grandes quantités. Après avoir étudié les phénomènes paranormaux, il apparaît clairement que des objets de bonne taille, comme des cailloux, sont dématérialisables et même des êtres vivants qui semblent se rematérialiser sans que leurs fonctions vitales ne soient atteintes.

Il y a maintenant une mise au point de taille à faire car le terme de "condensation" peut faire penser à une transformation assez banale de la matière qui change d’état en fonction de la température. Ici, c’est très différent, ce n’est pas le changement d’apparence qui est en cause, par le jeu des températures qui décide de la nature solide, liquide ou gazeuse d’un produit, mais c’est un changement d’état ; c’est à dire d’un état non visible pour n’importe quelle matière de la création (toute matière issue des éléments du tableau de Mendeliev).

Je ne sais pas si beaucoup de gens compétents appréhendent cette incroyable différence. Jusqu’à ce jour, avant l’arrivée de la BEC dans nos laboratoires, nous n’avions qu’une notion assez étroite de l’univers en supposant à tort que l’échelle des températures reflétait complètement tous les états possibles de la matière constituant l’univers visible. On supposait à tort que notre avenir de la physique se situait dans les énergies fortes, c’est à dire dans les zones de très haute température, les plasmas et autres mondes où la fusion globale ne laisse pas la moindre place à l’organisation de la vie car aucune molécule ne peut s’y former.

Reprenons donc notre raisonnement en allant voir dans le sens opposé, là où personne de lucide n’aurait supposé trouver la moindre révolution. L’échelle du froid intense nous amène à la compréhension du vivant pensant car, aussi incroyable que cela paraisse, le stockage naturel de l’information concernant les êtres pensants ne peut se faire que dans l’ondulatoire. La mort et ses mystères sera mieux comprise (si elle n’est pas expliquée) par la prise en compte de mémorisations insolites et naturelles dans l’ondulatoire. Les êtres pensants fabriquent de l’ondulatoire, ils laissent des traces indélébiles dans cet univers invisible mais bien présent, face à l’univers matériel. Le cerveau humain dispose d’une incroyable capacité à ciseler (pendant son vivant), pour le monde de l’ondulatoire, un petit joyau que nous nommons la conscience. Celle-ci ne disparaît pas au moment de la mort : trop d’informations perdues définitivement dans les limbes de l’oubli sont revenues par ce canal dans notre présent, pour qu’on ne soit pas catégorique sur ce point.

Avant le laser, on ne savait pas refroidir un objet autrement qu’en le mettant dans un réfrigérateur. Pour atteindre les températures basses, on utilisait de l’azote liquide qui n’était pas très pratique dans le cas des expériences BEC. Partant du principe que le froid diminue l’agitation thermique des atomes, il est assez facile d’admettre que si on freine l’agitation des atomes (par n’importe quel moyen), la température de l’objet constitué par ces atomes va baisser. C’est le procédé employé par les chercheurs de la BEC. Six lasers concentrent leurs faisceaux sur de la matière et empêchent les électrons, situés autour de chaque atome, de s’agiter. A partir de ce moment-là, la température chute brusquement car l'équilibre entre l’agitation des électrons et la température correspondante est automatique. L'arrêt total de l’agitation correspond au point zéro du froid ; les savants arrivent avec les lasers à trois décimales du point zéro, ce qui est une performance fantastique.

Laissons la parole à Wojcech Zurek, chercheur au laboratoire national de Los Alamos: "Dans une mesure, ce qui produit la réduction du paquet d’ondes, c'est l'interaction du système avec son environnement. Les objets quantiques ne sont jamais complètement isolés de leur environnement, on entend par là tout ce qui interagit avec le système : un appareil, des molécules d'air, des photons lumineux . Si bien que les lois quantiques doivent s'appliquer à l'ensemble constitué de l'objet et de tout ce qui l'entoure." Les multiples interactions avec l'environnement entraînent une destruction très rapide des interférences quantiques du système. Les interférences sont un phénomène ondulatoire. En détruisant les interférences, l'environnement supprime les superpositions d'état (objet sous sa forme invisible), de sorte qu'il ne reste plus que des états simples et qu'on retrouve un comportement classique (objet sous sa forme visible: matériel).

Le principe de réduction du paquet d'ondes posé par Karl Eisenberg en 1927 est une règle empirique basée uniquement sur des probabilités mais personne ne sait exactement pourquoi les états quantiques et classiques sont instables. C'est la raison pour laquelle certains scientifiques ont attribué la réduction du paquet d'ondes à l'acte d'observer. La mesure joue un rôle privilégié puisqu'elle "fixe" les propriétés des particules (Niels Bohr).

Le physicien Eugène Wigner va jusqu'à supposer que la conscience est probablement en cause. En réalité, le lien entre conscience et de-cohérence vient du fait nouveau, découvert depuis les déclarations "ambitieuses" de Wigner (introduisant la notion de conscience dans l'interprétation des résultats d'une expérience de physique). Fait nouveau : c'est l'information qui entre ou sort du système qui provoque le basculement (ou changement d'état) .

La conscience de certains cerveaux humains, "configurés" de manière bien spéciale et rare, joue bien le rôle identique à celui d'une information qui déstabilise un système. Je cite ce que disait Raymond Haroche : "On peut envisager l'interaction avec l'environnement comme une information qui s'échappe du système quantique. Chaque fois qu'une telle information est livrée a l'extérieur (qu'il y ait ou non un observateur pour la recueillir) les états superposés se séparent. C'est quand les états sont indiscernables, quand aucune information ne filtre qu'ils peuvent interférer… comme si l'environnement ne cessait de "mesurer" les systèmes pour leur soutirer de l'information, les forçant à adopter un comportement classique."

Il apparaît donc ici clairement que les matérialisations poltergeist sont le fait d'un simple blocage (ridiculement subtil) interdisant à l'environnement de laisser passer l'information en provenance du système clos. Ainsi le comportement classique, voulant que l'ensemble des objets que contient le système soient de nature matérielle, est perturbé au point qu'un des objets que contient le système (un caillou par exemple) bascule exceptionnellement sous sa forme d'ondes groupées et reprend sa forme classique avec un certain retard (la nature reprenant ses droits).