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Récit de première main de matérialisations

Michael Roll

(Traduction de l'Anglais par Jacques B-G) Mars 1983

Michael Roll lors d'une interview télévisée "La science de l'éternité" par Alan Pemberton. Helen Duncan

Le texte que nous vous livrons est pour le moins étrange, si étrange, et tellement difficile à imaginer, que lorsqu'il nous est parvenu, j'ai aussitôt recherché confirmation de son origine et de certains aspects rapportés. Je me suis donc adressé à Michael Roll, dont je suis avec intérêt l'intense campagne d'information qu'il réalise en Angleterre depuis une dizaine d'années, sur le thème de la vie après la vie, s'appuyant, entre autres expériences personnelles, sur les travaux et découvertes de Ronald Pearson au sujet de la structure de l'univers et des rapports qu'il en fait avec la physique quantique.

La réponse que j'ai obtenue est claire, je vous la livre ci-après :

"Jacques, je suis très heureux que vous soyez en train de traduire mon rapport au sujet de l'expérimentation à laquelle j'ai assisté avec le trèsgrand médium à effets physiques, Rita Goold. De cette manière, le bon peuple de France (traduction littérale) pourra partager cette formidable expérience. Ceci est un rapport que j'ai bien écrit. Je l'ai fait parvenir au Professeur Archie Roy du département d'astrophysique de l'université de Glasgow, afin qu'il soit au courant et qu'il puisse être aussi témoin par lui-même au cours d'une autre séance. Suite cela, il prépara du matériel, dont une caméra de prise de vue infra rouge, afin d'enregistrer tous les défunts qui seraient physiquement réunis avec leurs êtres chers sur terre, prouvant ainsi, et sans aucun doute, la survivance après la mort. La tragédie fut que les forces officielles

en place (l'establishment en Angleterre) apprirent le projet du Professeur Roy, et Rita Goold fut menacée afin qu'elle se tienne en dehors du projet scientifique du Professeur Archie Roy. Rita fut alors trop effrayée pour poursuivre et arrêta son formidable travail. Elle savait combien il serait facile de se faire assassiner, de la même manière qu'HÈlène Duncan

(autre grand médium effets physiques) par une descente de police en 1956".

Cela me semble se passer de commentaires !

Maintenant, avant de commencer cette lecture, il est nécessaire de bien mémoriser les différents personnages de ce récit.

Acteurs du monde physique

Rita Goold : Le médium à effets physiques.

Pat et Barry Jeffreys : Parents de Michael, décédé à l'âge de 16 ans.

Michael Roll : Témoin direct et auteur du rapport.

Acteurs du monde éthérique

Russell Vernon Bryn : âgé de 9 ans et demi à son décès suite un cancer, il y a vingt ans.

Helen Duncan : Médium à effets physiques. Elle fut martyrisée et emprisonnée en 1944, sous l'accusation de sorcellerie. Elle fut assassinée en 1956.

Raymond Lodge : Fils du scientifique Sir Oliver Lodge. Raymond a été tué au cours de la première guerre mondiale.

Boyrie : Le père de Rita Goold. Il n'a pas parlé.

Laura Lorraine : La grand-mère de Rita Goold, mais elle est apparue comme une jeune femme avec une belle voix d'opéra.

James Arthur Findlay : Philosophe et historien. Mort dans les années 60.

Michael Jeffreys : Fils de Barry et Pat, parti dans un accident avec sa motocyclette, à l'âge de 16 ans.

Première période

Harry s'était assis près de la porte fermée à clé, une bougie allumée à côté de lui. Rita Goold était sur le même côté de la pièce, dans l'autre coin, assise sur une chaise confortable. Pat était dans le coin opposé à Barry. Elle a mis en route le magnétophone qui a diffusé une musique douce.

 

 

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J'étais approximativement à deux mètres de Pat. Il y avait plusieurs autres chaises vides autour de la pièce. Une petite table en bois était située au milieu de la pièce. Rita a signalé qu'elle était prête et s'est relaxée sur sa chaise. Barry a demandé à ce que je sois très calme pendant que Rita serait en extase mais il a ajouté que, dès que les entités du monde occulte seraient arrivées, je pourrais me délasser et me joindre à la conversation. Barry a alors éteint la bougie. Tout ce que je pouvais voir étaient les baguettes illuminées du tambour, posées au milieu de la pièce par Barry. Après quelques minutes il y eut un coup bruyant dans la direction de Rita. Il a résonné comme si sa chaise avait été soulevée de quelques centimètres puis laissée retombée. La séance commença par des coups sur la table. Le nombre de petits coups secs indiquait quelle Entité Ètait présente.

Helen Duncan a parlé en premier :

- Michael, vous êtes le bienvenu, c'est un grand privilège de vous avoir avec nous.

Elle a fait des remarques trËs flatteuses mon sujet pour rassurer Barry et Pat et leur prouver que j'étais parfaitement digne de confiance, pour le dire à Rita lorsqu'elle serait réveillée.

- Michael, je vous parlerai plus tard.

Les entités m'ont fait une impressionnante démonstration de phénomènes physiques :

La petite table a été déplacée travers la pièce et est venue très doucement s'appuyer contre mes jambes. La voix d'une jeune fille a dit : "Laura". Une main a touché doucement mon genou. Alors Laura se mit chanter une belle chanson, avec une grande sensibilité. Elle se trouvait seulement à environ soixante centimètres de moi. Il m'a paru qu'elle chantait cette chanson surtout pour moi, le nouveau venu. Alors qu'elle chantait toujours, elle prit ma main et la tint pendant approximativement vingt secondes. C'était indubitablement la main d'une jeune femme. Chaude et donnant exactement la même sensation que nos mains, avec les os et les ongles des doigts. Il se dégageait aussi une charmante odeur de jacinthes. Après cet accueil merveilleux les entités m'ont fait une impressionnante démonstration de phénomènes physiques.

Boyrie, un chef d'orchestre sur terre, m'a montré ce qu'il pouvait produire avec les bâtons du tambour. J'étais un peu craintif de voir les bâtons m'atterrir sur le visage, mais en signe de confiance, Boyrie a doucement touché mon genou.

Raymond Lodge a mis une veste et des bottes illuminées, que Barry avait aussi fournies. Raymond est venu et s'est tenu debout devant moi. Un très grand homme, plus de 1 mètre quatre-vingt. Avec une des baguettes de tambour il a frappé son corps, ses bras et ses jambes pour me montrer combien il était solide. Il est revenu sur ses pas en ligne droite et, toujours chaussé des bottes et portant la veste, a traversé la table. Il a tapé du pied autour la pièce, avant de s'asseoir à côté de moi sur une chaise en osier. En un geste d'apaisement, il a pressé très fort ma main. Je lui ai dit que j'utilisais le travail de son père tous les jours, et il a répondu qu'il savait qui j'étais. Il s'est levé et a enlevé la veste et les bottes, jeta les bottes à mes pieds, et l'une d'elles me frappa sur le devant de la jambe. Je l'ai sentie mais ce n'était pas douloureux.

Suite à cette impressionnante démonstration, Russell s'effondra sur le sol comme un clown. Avant cette séance, je ne pouvais pas comprendre pourquoi ces intellectuels permettaient un enfant de neuf ans de venir. En fait j'étais secrètement ennuyé et très déçu. Mais maintenant je comprends parfaitement. C'est uniquement pour détendre l'atmosphère très chargée.

La visite des entités a duré de 20 h 45 à minuit passé, et sans le secours des rires, toutes les personnes présentes et moi-même aurions été trop tendues et émotionnées.

"Bonjour Michael" a-t-il dit "Votre nom n'est pas Michael, je vais vous appeler par votre vrai nom, Rolly Polly". C'est mon surnom. Russell a continué : - Il résonne de manière un peu clownesque et vous n'êtes pas vraiment cela, mais vous pouvez vous changer quelquefois en pitre. Tous mes amis au club de golf m'appellent Rolly Polly, car je fais le clown comme au bon vieux temps du rugby. Russell continua : - J'étais avec vous et Rita cet après-midi, alors que vous pensiez que j'étais terre à terre. Je ne suis pas plus du tout terre à terre. A propos, j'ai vu ce que vous avez mangé, un de ces oeufs amusant avec de la saucisse autour. Helen nous dit alors qu'il était temps de faire une pause pour Rita. Cette dernière se réveilla et prit une tasse de café, pendant que nous lui racontions tout ce qui s'était passé, de manière enthousiasmée.

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Cela paraît injuste que Rita ne voit jamais toutes ces merveilleuses choses qui se passent. Les entités ne permettent même pas d'enregistrer au magnétophone. Je comprends quand même que l'enregistrement sera permis, mais qu'ils ne sont pas encore prêts.

Deuxième période

Boyrie prend les baguettes de tambour franchement recouverte de peinture phosphorescente. Il utilise cette peinture pour nous montrer ses mains. Laura me montre aussi ses petites mains délicates, dont je peux voir toutes les lignes. Elle chante une autre belle chanson d'amour et se déplace librement dans la pièce. Après un temps elle maintient mes mains, les monte en l'air et les rabaisse jusqu' terre. A la fin de la chanson, Russell fait le clown avec la tasse café de Rita. Cela résonne comme s'il versait de l'eau. La table vient alors vers moi et Helen, je pense, prend mes mains et me tire doucement en avant, plaçant mes mains sur la table mouillée. Quelqu'un d'autre agrippe fermement mon bras gauche. Je demande qui est-ce ? Mais aucune réponse. A ce moment, Helen me dit qu'il y a une belle surprise pour moi. Une voix prononce quelque chose que je ne peux pas comprendre. Helen interpelle Pat avec un fort accent écossais : "Pat, s'il vous plaît, baissez le son de la bande". Une voix dit :"C'est James Arthur Findlay ici, Michael". Il me saisit très fermement le bras gauche et je me penche en avant. Helen me dit : "Maintenant restez bien tranquille Michael". Alors, Arthur Findlay met son autre bras autour de mes épaules et me secoue gentiment. Puis, me donnant une petite tape dans le dos, il me dit : "Je suis juste derrière vous Michael". Puis il ajoute qu'il allait me laisser et partir. J'ai travaillé pendant plusieurs années pour essayer de faire connaître le travail de Findlay à l'attention du public. Pouvez-vous alors vous imaginer ce que je ressentais ?

Pour dissiper un peu cette atmosphère électrique, Russell revint faire le clown : "J'ai un cadeau pour vous Rolly Polly". J'entendis alors un bruit ressemblant à quelque chose que l'on dépliait, et je fis remarquer que c'était comme à Noël. Russell dit : " Vous auriez du être ici à Noël, quels amusements nous avons eus, le sac de cadeaux est descendu du plafond". Les petites mains de Russell ont pris les miennes et ont placé une poupée dedans. Alors avec un cri bruyant il a dit : "C'est un clown". Helen entama alors une longue conversation au sujet de ses plans pour apporter des éclaircissements. J'ai dit que mon seul but était d'essayer de changer la manière de penser des gens à travers le monde. Si seulement je pouvais arriver à changer la situation Irlandaise en disant aux gens qu'ils ont été trompés par les prêtres. Elle fut d'accord avec moi qu'il n'y a pas de chrétiens, Juifs, Musulmans ou toutes autres sectes. Tout a été inventé par l'homme pour ses propres buts égoïstes. Elle a aussi signalé qu'il n'y avait pas de différences raciales. Dans le monde de l'Au-delà, nous sommes tous les mêmes. Helen nous a dit que pour sa mission actuelle, elle gardait l'ancienne identité d'Helen Duncan. Elle nous dit aussi : "Peut-être qu'un jour je pourraisrecevoir un diplôme d'un plus haut niveau et alors je pourrais facilement quitter ma vieille identité".

Je mentionne alors les noms de quelques célèbres personnages que j'aimerais porter un jour. Helen nous dit que personne ne se souciait de la position de celui qui venait de l'autre côté, que ce soit un roi ou un éboueur. Le seul intérêt que représente les gens célèbres pour nous est leur capacité de diffuser la vérité sur la survie au maximum de personnes. Je comprends, malgré le côté amusant, que ce travail d'Helen et Raymond est loin d'être insignifiant. Il y a un très sérieux but ce travail de médiumnité à effet physique. Rien de moins sérieux que d'essayer d'apporter des éclaircissements à l'espèce humaine sur l'existence d'un vaste univers inconnu que nous gagnerons après avoir fini notre court séjour sur terre. Si seulement les gens pouvaient comprendre qu'ils sont responsables de chaque pensée et action, quelle transformation ce serait.

Il y eut alors une autre petite pause de cinq minutes

Boyrie, assis près de moi, a commencé à jouer avec le xylophone, suivant parfaitement la musique du magnétophone. Quand il eut fini, Raymond Lodge est venu et s'est assis sur la chaise côté de moi. Nous avons parlé pendant approximativement trente minutes au sujet de beaucoup de choses.

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Il m'a demandé si j'avais quelque chose à lui demander. Bien sûr que j'avais des milliers de questions, mais j'étais relativement choqué, excité, et mon esprit était vide. Raymond l'a senti et a commencé à parler au sujet de sa grande et heureuse famille, pendant que je me calmais. Après un temps, la question des soucoupes volantes m'est venue. J'ai dit que je pensais qu'ils venaient d'une des planètes de notre galaxie, la voie lactée, supposée comporter près d'un million de mondes habités. Il m'a confirmé que c'était correct. C'est pourquoi ils ont besoin d'un véhicule, alors que les entités de l'Au-delà n'en ont pas besoin pour se déplacer. Il m'a signalé que les êtres d'autres planètes sont beaucoup plus avancés que nous, et c'est la raison pour laquelle ils ne prennent pas contact avec nous, jugeant que nous ne sommes pas encore assez évolués pour les recevoir. Nous leur tirerions probablement dessus. La prochaine fois il faudrait que je me souvienne de demander comment ils sont capables de voyager plus vite que la vitesse de la lumière (300.000 km la seconde). J'ai demandé, pour tous mes compagnons sportifs s'il y avait du sport de l'autre côté. Raymond a confirmé que chaque sport était en effet pratiqué avec grand enthousiasme ; tous ceux qui n'impliquaient pas la mort d'animaux. Je l'ai orienté sur le cricket, mon jeu favori. Il a évidemment senti mon amour profond du cricket et m'a dit qu'il était joué d'une manière différente dans le monde éthérique, sans aucune animosité sur le terrain. "Cependant, je n'irai pas plus loin dans ce sujet Michael, sinon cela gâcherait le plaisir de la découverte quand votre temps sera venu de nous rejoindre". Raymond connaissait déjà mon idée de faire venir un des plus grands physiciens nucléaires du monde. Il a confirmé que ce serait dans l'ordre, mais a insisté pour qu'une certaine personne soit aussi présente quand le scientifique viendrait. Pendant cette conversation Raymond a dit : "Attendez, quelqu'un approche de la maison". En effet, un ami de Barry et Pat entra dans la maison et se dirigea vers la cuisine. Raymond et Russell ont fait référence à la conversation privée que j'avais eue avec Rita pendant l'après-midi, en nous rappelant que c'était les soeurs Fox, en Amérique, qui avaient, les premières, fait connaître le monde occulte. En effet, Rita et moi avions parlé des plaques sur le mur représentant des renards (Fox en anglais). Raymond s'est alors levé de la chaise et est parti. Russell revint rapidement dans la scène et dit : "Rolly Polly, les gens jouent au golf ici, maisquelques joueurs l'appellent GOF. Ils savent qu'ils sont dans ciel, alors ils suppriment le "L"(Hell = l'enfer en anglais)". Il me dit aussi qu'il viendra m'accompagner sur l'autoroute afin d'être certain que je rentre chez moi sans risque. Plusieurs choses intéressantes, seulement connues de lui et de moi, sont arrivées durant le trajet, et je suis sûr qu'il me donnera des détails la prochaine fois que je le verrai. Helen remarqua alors que nous avions eu une très bonne soirée. Elle me dit que ma mére était une femme formidable, que je devrais l'amener la prochaine fois, et qu'elle sera la bienvenue dans le groupe. Alors qu'Helen commençait à nous dire qu'il fallait arrêter maintenant, elle se reprit soudain pour dire que nous avions encore un peu plus de temps. Laura est venue vers moi en chantant une autre belle chanson, tenant mes mains la plupart du temps, et en caressant le dessus quelquefois. Pendant tout ce temps, il y avait toujours cette délicieuse odeur de jacinthe. Je n'avais jamais éprouvé une telle sensation dans toute ma vie amoureuse passée, je l'expliquerai plus loin. A la fin de la chanson, Helen nous dit bonsoir et

Pat souhaita bonne nuit à son fils Michael, qui n'avait pas participé aux débats. Michael Jeffrey parla alors à sa maman avec une grande affection, lui expliquant qu'il ne s'était pas manifesté car il lui avait été demandé de rester en arrière. C'était une soirée spéciale pour Michael Roll. Il vint alors vers moi pour me dire combien j'étais le bienvenu dans sa maison, et ajouter : "Vous savez Michael, c'est la meilleure maison du monde, elle est si pleine d'amour". Je le remerciais chaleureusement, tout simplement, car j'étais trop retourné pour dire autre chose. Sur cette intense note d'amour, les Entités ont disparu. Rita sortit alors de sa transe, tandis que Barry allumait la lumière. J'étais complètement "assommé" et n'ai pas repris réellement mes esprits avant au moins 48 heures. Cette expérience eut un tel effet sur moi, alors que toute ma vie je m'étais intéressé à la science psychique, que je me demandai ce que cela aurait donné pour une personne en dehors de ce sujet. Inutile de dire que je n'ai rien pu manger de ce qui me fut offert par Pat et Barry.

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Comme si cela n'était pas suffisant, sur le chemin de la maison de Rita, dans une autre partie de Leicester, la cassette de l'auto radio se mit en route toute seule diffusant une musique de Chopin. Ce phénomène ne surprit pas Rita qui me dit que c'était une habitude de Russel de s'amuser cela. J'ai emprunté cette cassette et l'ai écouté tout le long du chemin de mon retour vers Bristol.

Après cet état de choc, il fallait que mes pensées se remettent en place. Peut-être d'ailleurs que "choc" est un mauvais mot; excitation et bonheur, combiné avec un état de choc serait une meilleure description de ma situation. En trente ans de lecture sur le sujet, je n'avais été aussi nerveux que ce jour.

La démonstration des phénomènes physiques n'a pas été faite comme une présentation de cabaret. Raymond Lodge me montra qu'il pouvait prendre un objet physique, les baguettes de tambour, et frapper des coups bruyants sur une table bien matérielle (comme mes amis de la physique nucléaire vont aimer cela !) Ensuite, il a fait passer la baguette au travers de la table, en changeant la consistance de la structure atomique. Il ne fit pas d'effort pour cela, mais j'ai eu du mal trouver une analogie ; en fait c'était comme s'il rentrait un couteau dans du polystyrène. Lorsque Raymond mit les bottes et la veste, il passa aussi au travers de la table, ce qui veut dire que les bottes aussi, bien matérielles, sont passées au travers. De nouveau la structure physique a du être altérée. Je pense que Raymond était capable de changer la consistance des atomes par la force de son esprit. Je remarque aussi que je n'ai pas beaucoup pensé à mes amis scientifiques, en n'étant pas suffisamment technique avec mes questions, mais je me suis promis d'essayer de rectifier cela si je suis invité de nouveau. Cependant, vu notre niveau de connaissance, je ne serais pas surpris que nos amis ne répondent pas à toutes mes questions. Quand Raymond était en face de moi et qu'il s'était frappé avec la baguette de tambour, il l'avait aussi poussé brusquement dans son corps, à hauteur du cur... encore une fois comme un couteau dans du polystyrène ! L'autre chose merveilleuse qui s'est passée, est le fait que je sois intensément tombé amoureux de Laura, de la même sorte d'amour que l'on peut ressentir lorsque l'on est adolescent. Encore une fois, cela me fut donné pour une raison, non pour un amusement. Je suis âgé de quarante cinq ans et jusqu' à maintenant j'étais très réservé, acerbe même, face à ce genre d'amour, en insistant sur le fait que c'est un engouement purement sexuel, spécifiquement connu pour notre univers physique afin de perpétuer l'espèce. Depuis, j'ai découvert que tous les hommes qui étaient dans le groupe ont aussi eu cette sensation merveilleuse. A part mon clown, il y avait dans la pièce beaucoup d'objets qui étaient déjà apparus à de précédentes séances. Les Entités ont insisté sur le fait que ces objets venaient de notre univers physique et qu'ils ne seront pas perdus. Ce devrait être un sujet fascinant pour les scientifiques.

Seconde visite le 9 avril 1983

Au cours de cette deuxième visite, il me fut permis de toucher les chaussures, les chevilles et les pieds de Laura. Elle s'était assise près de moi sur le canapé et m'a montré comment elle pouvait doucement marcher sur mes mains. Ses chaussures étaient ressenties comme ce qu'elles devaient être, des chaussons de danse. Helen a pris une baguette de tambour et l'a utilisée apport, le sol était dénué de toute chose lorsque nous fîmes une pause. Ces objets venaient du monde éthérique et non de notre monde physique. Les Entités sont fermes sur le fait que les apports, comme mon clown, viennent de notre monde. Ils m'ont donc prouvé qu'ils étaient capables d'utiliser des objets physiques.

Je posai alors une question vitale sur la guerre nucléaire et le fait de savoir s'ils étaient en mesure de rendre le déclenchement inopérable ? Raymond répondit en disant que cela était au delà de ses responsabilités, que ce type de décision qui engageait la destruction était du ressort de Dieu (par Dieu, Raymond veut dire la puissance dans l'univers qui a créé les galaxies et fait apparaître la vie sur les planètes). Des décisions de cette envergure ne relèvent ni de Raymond Lodge, ni de personne d'autre.

 

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Il semble être une hiérarchie définie, basée sur le caractère. Les Entités qui ont organisé cette communication avec nous, viennent d'un niveau d'existence que la grande majorité des gens sur terre devra atteindre. Tous les secrets de l'univers ne nous sont pas soudainement donnés lorsque nous passons de l'autre côté. Ceux qui sont prêts à faire des efforts pour enrichir leurs connaissances et agir dans le droit chemin, progresseront vers les niveaux supérieurs. Helen, Raymond et Russell ont perfectionné, sur une période de deux ans, l'art de nous parler. Ils ne peuvent cependant pas faire apparaître et parler Tom, Dick ou Harry, ou n'importe qui d'autre, suivant leur fantaisie ou la nôtre. Cette fois, avec de grandes difficultés, ils avaient planifié de faire venir mon père, décédé suite un cancer en 1967. A cette occasion, il m'embrassa, de même que ma mère. Il parla très doucement et, bien que je ne reconnaissais pas sa voix, je n'avais aucun doute sur le fait que c'était bien lui qui était là, car je le ressentais. Il était complètement submergé d'émotion. Alors qu'Helen l'emmenait, je l'entendis dire des mots de consolation : "Aujourd'hui est seulement la première fois, peut-être une autre fois dans le futur".

Une question fut posée au sujet des conditions atmosphériques qui pourraient affecter la communication. Helen nous dit qu'il n'y avait pas de différence, sauf en cas d'orage et de tonnerre, car cela affecte le magnétisme. Elle ajouta que c'était un sujet pour moi et nos scientifiques.

J'entrai alors en conversation avec Raymond Lodge au sujet des soucoupes volantes, et lui demandai, s'il était vrai qu'elles venaient de notre monde physique, comment elles pouvaient voyager plus vite que la lumière ? Il me répondit que :

"Les civilisations avancées qui visitent votre planète ont appris à dématérialiser la matière. Ils doivent encore voyager dans des véhicules car ils n'ont pas encore appris à se transporter indépendamment de leur corps, comme nous le faisons dans le monde éthérique. Ils sont avancés mais pas encore autant que nous. Vous ne devez pas vous inquiéter au sujet de leurs intentions, car ce sont des gens pacifiques qui ne veulent pas faire de mal aux habitants de la terre".

Une autre question fut posée, au sujet de nos animaux familiers et ce qu'ils deviennent à leur mort ? Helen répondit que si un chien court dans la rue et se fait renverser par une voiture, son corps éthérique revient la maison, et continue avec tout ce qui lui est familièrement habituel. Il ne souffre pas d'un choc quelconque et, pour celui qui a une attache d'amour avec ses maîtres, il n'y a pas de notion de séparation pour l'animal. Les animaux familiers sont toujours réunis avec les personnes qui leur ont montré de l'affection en temps voulu. Cela inclut tout animal familier, y compris les poissons rouges, les oiseaux et toute créature vivante. L'amour est le lien, et il semble plus fort que la "colle atomique" qui sévit dans le cur d'un atome. Et pourtant, comme tout physicien nucléaire peut le dire, cette colle est extrêmement forte. Lorsqu'un objet physique est passé au travers d'un autre objet physique par une Entité, mon analogie avec un couteau entrant dans un morceau de polystyrène n'est pas tout le temps correcte. Les Entités semblent altérer la consistance atomique à leur aise. Ils l'ont montré, tout d'abord lorsqu'ils ont traversé la table avec la baguette de tambour, sans effort comme le couteau dans le polystyrène, puis ensuite sans que cet effet ait lieu. Je posai une question au sujet de la Clinique du Cancer Bristol qualifiée comme "Un doux chemin avec le cancer". Raymond me répondit que c'était bien que les chirurgiens travaillent avec d'autres approches médicales, et ajouta : "Dans certains cas, un cancer peu têtre guéri suite à une intense concentration. Par exemple, le fait d'imaginer le cancer comme un grand choux-fleur, et commencer àle briser en mille morceaux par la pensée, peut avoir pour effet de le détruire. Je sais que cette méthode est enseignée dans cette clinique". Il n'ajouta rien d'autre et je constatai de nouveau que les Entités avec qui nous étions en relation,

n'en savaient pas plus que nous sur certains sujets, comme celui de la guérison du cancer en l'occurrence. Ce fut aussi intéressant de noter que Raymond Lodge semblait ne pas savoir grand chose de l'acupuncture, qu'il appelait d'ailleurs "aquapuncture". Il me dit que si un malade avait une grande foi en l'acupuncteur, ce qui pouvait alors être accompli était merveilleux.

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Ce quoi je rétorquais que de grandes opérations pouvaient être faite sous anesthésie par l'acupuncture uniquement, et même avec succès sur des animaux. Cela prouvait qu'il n'y avait pas forcément besoin de la foi. Il ne sembla pas avoir de réponse à cela, ce qui prouve bien que ce n'est pas en raison du passage dans le monde éthérique, que l'on devient expert dans toutes les matières. Ces Entités sont exactement comme nous, mais ils vivent dans un univers qui est constitué d'atomes bien plus fins que nos atomes physiques.

Je m'informai au sujet d'un certain Martin Masters qui était très critique au sujet de remarques que Frère John avait fait dans la revue "Psychic news", soit en avançant qu'il était possible pour un charpentier de continuer sa profession dans l'autre monde. Raymond répondit que c'était une ineptie, qu'il n'est pas possible de détruire les arbres dans le monde éthérique, et que Frère John ne s'était peut-être pas trés bien expliqué. Cela étant, les charpentiers peuvent certainement continuer leur travail, mais le bois doit être matérialisé, il n'est aucunement question de détruire les arbres. Je demandai aussi si les Entités seraient capables de communiquer avec un de nos principaux scientifiques, s'il acceptait mon invitation participer à une séance. Il me fut répondu qu'ils pourraient, mais qu'aucune réponse ne serait donnée s'il était considéré que nous ne sommes pas suffisamment avancés pour en avoir la connaissance. Il fut ajouté : "Mais sûrement que vos collègues scientifiques seraient très intéressés de nous voir et de parler avec nous". J'en profitai aussi pour demander s'ils pouvaient nous éclairer une fois pour toute au sujet de la réincarnation. Ils ont tous répondu qu'ils ne pouvaient pas, qu'ils n'en savaient pas plus que nous ce sujet. Raymond ajouta : "Qui serais-je pour dire qu'il est temps que Russell revienne sur terre ? Si une telle chose existe, elle doit venir d'une haute autorité". Cela avait un sens certain pour moi. Qui, en son âme et conscience, voudrait quitter votre monde merveilleux pour revenir sur terre ? "Exactement répondit Raymond Lodge. Je demandai à Helen pourquoi elle ne pouvait pas s'arranger pour se matérialiser sous la lumière du jour, comme elle avait l'habitude de faire sur terre? Elle me répondit que j'avais été mal informé, parce que toutes ses réunions avaient lieu dans le noir. Elle dit aussi que cette nouvelle méthode avait été nettement améliorée car ils n'avaient plus besoin de l'ectoplasme présent, et qu'ils travaillaient dur pour essayer constamment d'améliorer les méthodes de communication. Je m'adressai à Raymond Lodge pour aborder le sujet de la nourriture, ce quoi il répondit qu'il n'y avait aucun besoin de boire ni de manger, mais que c'était possible pour celui qui le voulait. Par exemple, on peut très bien imaginer Churchillfumant un cigare, jusqu' à ce qu'il se rende compte qu'il n'a plus besoin de cela.

En conclusion je pense que nous devons abolir le mot "Esprit". Toutes les fois que nous utilisons ce mot, nous jouons le jeu de nos détracteurs. Ce mot donne une très mauvaise impression. Les Entités que j'ai rencontrées, auxquelles j'ai parlé et que j'ai touchées sont exactement comme nous. Sans aucun doute pas des esprits ni des fantômes. Leur étude est sans conteste une branche légitime de la physique nucléaire. Tout cela s'est déroulé dans le passé, mais maintenant, et c'est une différence vitale, nous avons des physiciens nucléaires et des astronomes qui s'intéresse ce domaine. Dans un prochain Messager, nous reviendrons sur ce sujet, car Michael Roll et Ronald Pearson ont participé à une Èmission de télévision où il y eut d'autres

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Cahier scientifique "Le Colosse" Èdité par Infinitude.