"Microscope" N° 75 (Mars 1997) Dépôt légal N° ISSN 766-1932

 

La science confrontée a son futur

 

Liminaire

 

 

C.A.S.A.R (centre associatif de synthèse application et réalisation) publie depuis 1984 la revue bimestrielle "Microscope", publication enregistrée officiellement en presse périodique sous le numéro ISSN 0766-1932.

 

Cette publication authentifie la chronologie de notre réflexion. Avec la collaboration d'une cinquantaine d'adhérents (essentiellement des enquêteurs et des collecteurs de documentation), nous centralisons toutes les informations possibles concernant les phénomènes paranormaux (livres, revues, enregistrements magnétiques des principales émissions radios et télés, enquêtes sur le terrain etc.), dans le but de les confronter aux connaissances scientifiques.

 

Au fil des années, C.A.S.A.R. a constitué une banque de données de plusieurs milliers de fiches, qui sont loin d'être toutes dépouillées, mais dont on peut déjà tirer des enseignements utiles. Cet ouvrage fait dors et déjà le point sur une exploitation rationnelle des données pouvant amener à des explications intéressant la recherche fondamentale.

Des idées neuves, révolutionnant totalement les schémas en vogue sur les principaux dossiers de l'inexpliqué, apparaissent. Elles pourraient changer beaucoup d'hypothèses préconçues qui ont cours actuellement dans les milieux scientifiques, ufologiques, parapsychologiques et ésotériques.

 

Nous avons travaillé sans relâche, malgré les quolibets et les moqueries de beaucoup de gens qui refusent farouchement d'admettre que la recherche sur ces questions délicates est toujours bénéfique. Notre seul but étant d'amasser des informations PROVENANT DES TEMOIGNAGES INSOLITES et d'essayer de les exploiter a des fins scientifiques. 

 

C.A.S.A.R est devenu sans s'en rendre compte une petite université du paranormal sans moyen, sans aide de personne ni considération officielle. En dépit du qu'en dira t'on, nous avons décidé de tout examiner (comme le conseillait Victor Hugo.)

 

Nous nous sommes fait traiter de farfelus mais la citation (1) de Leroy Gourant nous rassure sur notre état mental. La monté au créneau du président CHIRAC a l'institut pasteur (discours du 28/09/95 ). Prouve que de hauts responsables politiques se sont rendu compte du malaise .

Nous ne comprenons pas l'attitude réfractaire des scientifiques vis à vis des "marginaux" de notre espèce . C'est donc sereins et apaisés que nous abordons cet ouvrage, avec l'intime conviction que ce que nous avons à dire est important. Si cela ne l'était pas, il y a longtemps que vous en seriez avisés par les médias avides de futilités mais hostiles a une remise en cause de " l’éstablisment ".

 

Francis BALLE, auteur d'un ouvrage traitant de l'attitude des scientifiques faces aux médias "le mandarin et le marchand"(Flammarion 1995), déclare sur France-Inter le 31/01/96:

"LES MANDARINS ONT DEUX ATTITUDES FACE AUX MEDIAS :

 - soit ils restent dans leur tour d'ivoire et se tiennent éloignés des médias qu'ils considèrent comme mauvais.

 - soit ils recherchent des interviews à toute occasion pour donner un avis sur tout et n'importe quoi.

 Il appartient aux journalistes d'empêcher de parler quelqu'un qui n'a rien à dire d'intéressant et de n'interroger que les gens qui ont quelque chose à dire ; de rechercher ces derniers au lieu de tourner toujours sur les mêmes pour les faire parler sur des sujets ou ils n'ont pas compétence."

 

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Cet avis est selon nous totalement justifié car les scientifiques sont trop souvent courtisés au lieu d'être critiqués. Il est du devoir d'un journaliste de se documenter pour discerner les contradictions possibles sans avoir forcement un niveau de connaissance élevé. A cause de cela, les chercheurs honnêtes indépendants qui ont des questions intéressantes à soulever n'ont jamais la possibilité de s'exprimer. Parmi les non diplômés, seuls les marginaux, amuseurs publics ou les pitres sont invités pour faire de l'audience en faisant rire le public.

 A titre d’exemple :

 Nous avons assisté à la diffusion et la rediffusion de Jean Claude Ladra sur France-Inter ( Voir chapitre 4). Cet individu, qui est passé sur la plupart des radios et chaînes de télévision, ne semble pas avoir toute sa raison et les journalistes avides de sensationnel ne se rendent pas comptes qu’ils discréditent le dossier O.V.N.I. avec ce genre d’émission.

 Roger Giquel déclare lui aussi sur France-Inter le 7/04/95 :

 

 "LA DIFFUSION DE CES IMAGES EST UNE HONTE".

 

Est-ce vraiment la mission d'un service public de faire plusieurs fois ce genre de "publicité" ?....

 Le rapport parlementaire sur l’audiovisuel remis à Monsieur DOUST BLAZY est très clair à ce sujet.

  La diffusion à trois reprises de LADRAT sur France-Inter, le 6/05/88, le 29/07/93 et le 18/04/95 montre que ceux qui critiquent vertement ce que font les médias (France-Inter 07/04/95 ) sont les premiers à diffuser le même sujet. L'émission du 18/04/95 était une rediffusion de celle de 93

 

Nous avions contacté Daniel MERMET à l’époque pour lui dire que l’affaire LADRAT ridiculisait le dossier O.V.N.I. et tous les gens honnêtes qui y travaillent.

 

Nous demandions alors de faire une émission plus sérieuse qui aurait été plus représentative, nos travaux étant un complément indispensable au discernement pour les auditeurs, tout en posant des questions de fond aux scientifiques .

 

Le directeur de France-Inter Jean MAHEU spécialement interpellé sur ce point nous a déclaré que les journalistes ayant total liberté de décision sur le choix des sujets, il était hors de question d'intervenir .

 

Il est paradoxal de voir des services publics ayant un comportement aussi peu respectueux de l’intérêt général, alors que notre société Comprend des millions de jeunes désœuvrés. Il serait opportun de susciter des vocations productrices de richesses, plutôt que d’utiliser les médias publics de manière aussi maladroite.

 

Tant que notre société donnera plus d’importance (sur les médias audiovisuels) aux écrits ésotériques (genre centuries de NOSTRADAMUS), au lieu de rechercher des informations utiles, tant que notre société fera une meilleure place aux divertissements idiots et même au sport, (qui s’ils sont nécessaires ne devraient pas être prioritaires), aucun progrès collectif de grande envergure ne sera possible .

 

(1)" Ce sont les farfelus qui font la science" André LEROY-GOURHAN

 

 

N B:

Selon nous, André Leroy-Gourhan veut dire que ce sont les marginaux, (les francs tireurs: farfelus type 1) qui explorent les secteurs les plus intéressants (et les plus prolifiques) avant les chercheurs diplômés. Il n'a jamais voulu dire que les dérangés mentaux (farfelus type 2) font la science.

Il est facile de distinguer le franc tireur du dérangé mental car le premier demande une confrontation publique avec l'homme de l'art; tandis que le second; (farfelus type 2) ne s'adresse en public qu'aux ignorants pour les bluffer.

 

Les médias ont ici un rôle majeure a jouer ;jusqu'à présent ils n'ont donné la paroles qu'aux farfelus type 2 amuseurs publiques faiseurs d'audimat. Il serait temps qu'ils se grandissent en prenant la peine de mettre en avant les gens qui ont des choses a dire. C'est bien de cela qu'il est question dans l'analyse de Francis BALLE dans son ouvrage (Flammarion 1995).

 


DOCUMENTATION

Emission de Daniel MERMET sur France Inter concernant Patrice BON le 17/05/96

Documentation sur Jean-Claude Ladrat LADRA.htm Publication AFIS : (Science et... pseudo-sciences numéro 200, novembre-décembre 1992)