CHAPITRE 3

L'ELIMINATION DU TEMPS DANS LES EQUATIONS ?

Nécessité impérieuse pour avancer sur les chemins de la connaissance de la MQ

 

Préambule

----- Original Message ----- From: philippe viola To: francis.gatti@wanadoo.fr ; Sent: Monday, October 20, 2003 9:41 PM Subject: Demande d'évaluation technique

Bonsoir à tous.

J'espère que vous recevrez cet envoi sans encombre. Le fichier joint est en word. Essayez de le mettre en ligne ou de le transmettre en conservant autant que possible les indices haut et bas.

J'ai demandé une évaluation à l'académie des sciences et à la société française de physique.

Si vous trouvez d'autres évaluateurs compétents (astrophysique ou théorie du vide), je suis preneur.

A+

Philippe

 
Philippe. ----- Original Message ----- From: philippe viola To: ; francis.gatti@wanadoo.fr ; Sent: Tuesday, October 07, 2003 8:58 PM Subject: communiqué de presse
Bonsoir à tous.
Je travaille sur le problème du temps depuis 1995, dans le cadre de l'unification, mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai (enfin !) réussi à trouver l'expression qui permet d'éliminer le temps en toute généralité (équation 3). Exit toutes les difficultés liées à la présence du temps : instabilités, irréversibilités, rôle de l'observateur dans les mesures, causalité, paradoxes temporels, etc...

 

______________________

Merci à toutes et à tous de diffuser ce mail et d'afficher la preuve sur vos sites, si vous en avez.

 

Communiqué de presse de VIOLA

 

Après le "théorème de la désincarnation", exposé en annexe technique de "Para, c'est du normal !", voici la preuve technique de l'inexistence du temps, sur laquelle je demande une évaluation technique par des spécialistes. Ce problème, qui date de 1905, est au centre de toute la physique théorique et n'avait encore reçu aucune solution complètement satisfaisante. C'est maintenant chose faite. Si la présente preuve est validée par la communauté scientifique, c'est toute notre vision de l'univers et de la vie qui devra être renouvelée de fond en comble.

 

Amicalement,Ph. Viola.

 

SIGNATURE DE L'ESPACE-TEMPS

Philippe VIOLA 7 octobre 2003.

 

Introduction

Le problème dit de "la signature de l'espace-temps" remonte à la théorie de la relativité restreinte d'Einstein (1905) [LL, Li]. Il pose la question de la nature du temps : qu'est-ce que le temps ? Pourquoi semble-t-il si différent de l'espace ? D'où provient-il ? Pourquoi n'y a-t-il qu'une seule dimension de temps pour trois d'espace ? En 1983, les théoriciens Jim Hartle et Stephen Hawking suggérèrent que le temps avait pu émerger du vide quantique à la naissance de l'univers [HH, Li], mais le scénario reposait sur l'existence de la "fonction d'onde de l'univers" et sur le rôle joué par l'observateur dans les résultats de mesure quantique [F, DL]. En 2000, les frères Igor et Grishka Bogdanov montrèrent chacun à leur façon comment aboutir à une conclusion similaire en utilisant des arguments sophistiqués basés principalement sur les algèbres de Von Neumann et les groupes quantiques [BI, BG, C]. Pour des raisons que l'auteur du présent article ne comprend pas bien, ces travaux de mathématiques pures furent jugés par la communauté scientifique internationale comme un canular. Ci-dessous, nous donnons une preuve très brève, "élémentaire" mais fort générale de l'inexistence du temps. Nous montrons que, contrairement à ce que pensaient Hartle, Hawking et les Bogdanov, le temps n'a pas "émergé" de quoi que ce soit : le temps n'existe pas, il n'y a que de l'espace et du vide [N, MS, WB, V, ID].

 

Preuve de l'inexistence du temps et

résolution complète du problème dit de

"la signature de l'espace-temps"

On part de l'espace-temps d'Einstein M de dimension 4 muni de sa métrique hyperbolique habituelle, localement invariante sous l'action du groupe de Lorentz propre SO(3,1). Dans un système de coordonnées locales synchrone xi = (xa,xo) , a = 1,2,3, cette métrique s'écrit :

(1) ds2 = dl2 - (dxo)2 , dl2 = gab(xc,xo)dxadxb , gaa > 0

où dl est l'élément de longueur spatiale 3D. Le signe de goo n'est pas "le bon". En écrivant :

(2) ds2 = dl2(1 - V2) où V = dxo/dl = V(xa)

on remarque que V est un facteur de phase sans dimension et que (2) peut se voir comme le développement infinitésimal de la métrique spatiale conforme :

(3) dL2 = exp(-V2)dl2

au voisinage de V = 0. Si V caractérise le champ du vide, on peut supposer que V est homogène et isotrope. Ces hypothèses ne nuisent pas à la généralité et sont conformes aux données d'observation. Comme dl2 est localement invariante sous l'action du groupe des rotations spatiales SO(3), il en sera de même pour dL2. En posant :

(4) f(V) = exp(-V2)

Les premiers termes du développement au voisinage de V = 0 donnent :

(5) f(V) = 1 - V2 + V4/2 + O(V6)

le minimum de f s'obtient en résolvant l'équation df/dV = 0, ce qui donne :

(6) Vc = +/- 1 , f(Vc) = 1/2 , dL2 = dl2/2

Le changement de variables V -> V + Vc dans (5) conduit alors à :

(7) f [V +/- 1] = V4/2 +/- 2V3 + 2V2 + 1/2 + O(V6)

On constate que le terme en V a été éliminé. En reportant le résultat ci-dessus dans l'expression de la métrique (3), il vient :

(8) dL2 = (V4/2 +/- 2V3 + 2V2 + 1/2)dl2 + ...

où les pointillés désignent des termes d'ordre supérieur ou égal à V6. Le terme V2dl2 = (dxo)2 a maintenant un coefficient métrique positif. On retrouve donc bien le genre espace pour xo.

Nous venons de prouver deux choses :

1) que l'espace-temps d'Einstein n'est que la déformation infinitésimale de l'espace euclidien conforme 3D au voisinage du vide classique V = 0, la dilatation des longueurs étant due à l'action du vide spatial ;

2) que le décalage du minimum de la valeur instable Vc = 0 à la valeur stable Vc = +/-1 rétablit le caractère spatial de la coordonnée xo: il y a donc eu brisure spontanée de la symétrie de SO(4) en celle de SO(3,1) sans perte de degrés de liberté car le vide est incorporé à la géométrie de l'espace-temps d'Einstein via la redéfinition locale de xo:

(9) dxo = V(xa)dl

qui ne fait qu'exprimer une fibration naturelle de l'espace-temps M en droites xo = cte au-dessus de la sous-variété euclidienne 3D de métrique dl2, base de M.

La métrique exacte n'est pas (1), mais (3). Conclusion :

Le temps n'existe pas, il n'a jamais existé, pas plus qu'il n'a "émergé" de quoi que ce soit. Ce n'est qu'une illusion générée par la déformation infinitésimale de la réalité purement spatiale, une simple approximation du premier ordre de cette réalité !

Billère (France) Philippe VIOLA ph_viola@hotmail.com

 

7 octobre 2003.


COMPLEMPENT communiqué par PV LE 19 octobre 2003.

 

SIGNATURE DE L'ESPACE-TEMPS NOUVELLE PREUVE

 

 

Nous donnons ci-dessous une nouvelle preuve de l'inexistence du temps, revue, complétée et basée sur un raisonnement statistique. Les références bibliographiques restent les mêmes que dans la preuve précédente, datée du 7 octobre 2003.

 

NOTA BENE

 

Pour des raisons techniques liées à la conversion du texte original, il est possible que les indices covariants et contravariants, ainsi que les symboles de puissance soient réalignés au texte. Nous espérons que ces désagréments ne nuiront pas à la lecture de la présente démonstration.

 

Introduction

 

Le problème dit de "la signature de l'espace-temps" remonte à la théorie de la relativité restreinte d'Einstein (1905) [LL, Li]. Il pose la question de la nature du temps : qu'est-ce que le temps ? Pourquoi semble-t-il si différent de l'espace ? D'où provient-il ? Pourquoi n'y a-t-il qu'une seule dimension de temps pour trois d'espace ? En 1983, les théoriciens Jim Hartle et Stephen Hawking suggérèrent que le temps avait pu émerger du vide quantique à la naissance de l'univers [HH, Li], mais le scénario reposait sur l'existence de la "fonction d'onde de l'univers" et sur le rôle joué par l'observateur dans les résultats de mesure quantique [F, DL]. En 2000, les frères Igor et Grishka Bogdanov montrèrent chacun à leur façon comment aboutir à une conclusion similaire en utilisant des arguments sophistiqués basés principalement sur les algèbres de Von Neumann et les groupes quantiques [BI, BG, C]. Pour des raisons que l'auteur du présent article ne comprend pas bien, ces travaux de mathématiques pures furent jugés par la communauté scientifique internationale comme un canular. Ci-dessous, nous donnons une preuve très brève, "élémentaire" mais fort générale de l'inexistence du temps.

 

Nous montrons que, contrairement à ce que pensaient Hartle, Hawking et les Bogdanov, le temps n'a pas "émergé" de quoi que ce soit : le temps n'existe pas, il n'y a que de l'espace et du vide [N, MS, WB, V, ID].

 

 

Nouvelle preuve de l'inexistence du temps

 

Le cadre physique de base est un univers M réel de dimension 3 purement spatial dans lequel les distances sont localement contractées par le vide gravifique V, qui représente physiquement l'état fondamental du champ gravitationnel (absence de masses graves). Mathématiquement, M est donc une variété conforme réelle de dimension réelle 3 munie d'une métrique ds2 de type elliptique qui s'écrit, dans un système de coordonnées locales synchrone xa (a = 1,2,3) :

 

(1) ds2 = exp(-V2).dl2 , dl2 = gab(x)dxadxb , gaa > 0 (a = 1,2,3)

 

V étant un champ physique scalaire sur M, c'est à dire, une application de classe C2 de M dans R. La métrique dl2 est invariante sous l'action du groupe des rotations propres SO(3). Si V est localement isotrope, la SO(3)-invariance de dl2 entraîne celle de ds2. En posant :

 

(2) Gab = gab.exp(-V2) (a,b = 1,2,3)

 

Les relations d'orthogonalité gab.gbc = dac (delta de Kronecker) montrent que l'inverse de Gab est le tenseur contravariant :

 

(3) Gab = gabexp(V2)

 

De (1), on tire :

 

(4) ds = +/-exp(-V2/2).dl

 

qui montre que les longueurs élémentaires sur M sont contractées d'un facteur exp(-V2/2). Ce facteur étant une gaussienne en la variable V, ses moments d'ordre supérieur ou égal à 3 sont tous nuls et il lui correspond la distribution de probabilité :

 

(5) p(V)dV = exp(-V2/2)dV/(2p)1/2

 

La convergence s'établit donc en loi normale. Le vide classique Vc est égal à la moyenne statistique de V :

 

(6) Vc = <V> = ÚR Vp(V)dV = 0

 

On retrouve bien la valeur déterministe du vide, l'amplitude de ses fluctuations étant fournie par l'écart-type e, dont le carré :

 

(7) e2 = <V2> - <V>2 = <V2> = 1

 

Pour établir l'allure générale des déformations de l'élément de surface dl2 sous l'action contractante du vide gravifique, on effectue un traitement perturbatif du facteur exp(-V2) au voisinage du vide classique Vc = 0. La formule de Taylor-Mac Laurin fournit alors les approximations suivantes :

 

- à l'ordre 0 en V2 : exp(-V2) = 1 + O(V2) ;

- à l'ordre 1 en V2 : exp(-V2) = 1 - V2 + O(V4) ;

- à l'ordre 2 en V2 : exp(-V2) = 1 - V2 + V4/2 + O(V6)

 

etc. Nous nous limiterons volontairement à l'ordre 2, puisque c'est à partir de cet ordre que va se résoudre le problème du temps en toute généralité. En effet, si nous redéfinissons la coordonnée du genre temps xo au moyen de la relation différentielle :

 

(8) dxo = V(xa)dl

 

nous constatons :

 

- qu'à l'ordre 0 en V2 : ds2 = dl2 + O(V2)dl2 ;

- qu'à l'ordre 1 en V2 : ds2 = dl2 - (dxo)2 + O(V4)dl2 ;

- qu'à l'ordre 2 en V2 : ds2 = dl2 - (dxo)2 + (dxo)4/2dl2 + O(V6)dl2 ;

 

Nous pouvons donc déjà établir comme premier constat que, dans le système de coordonnées synchrone où goo = -1 et goa = 0 (a = 1,2,3), la métrique d'Einstein :

 

(9) ds2 = gab(xc,xo)dxadxb + 2gao(xc,xo)dxadxo + goo(xc,xo)(dxo)2

 

résulte de la déformation infinitésimale (i.e. à l'ordre 1 en V2) de la métrique spatiale dl2 sous l'action contractante du vide gravifique au voisinage de la valeur classique Vc = 0. Cette conclusion s'applique alors à tous les systèmes de coordonnées, étant donné qu'il est toujours possible de passer d'un système synchrone xi = (xa,xo) à un système quelconque x'i = (x'a,x'o) au moyen d'une transformation convenable de coordonnées [LL]. En conséquence, le groupe de Lorentz propre SO(3,1), qui laisse la métrique d'Einstein (9) invariante, s'obtient par déformation infinitésimale de SO(3) sous l'action de V au voisinage de Vc = 0.

 

Pour ramener la coordonnée xo au genre espace et ainsi éliminer le temps, on introduit le potentiel de vide gravifique P(V) comme le facteur de contraction gaussien exp(-V2). C'est à la fois conforme à la description statistique du vide et admissible en raison du principe d'équivalence de Newton, qui établit la gravitation parmi les inerties. Le caractère "universel" de cette interaction, qui agit de la même façon sur tous les corps indépendamment de leurs caractéristiques physiques doit donc se retrouver au niveau de son mode fondamental, le vide gravifique, dont le potentiel ne doit dépendre d'aucune de ces caractéristiques physiques (masse, constante de couplage, etc.). Ainsi, au voisinage de Vc = 0, l'allure de la courbe de potentiel est la suivante :

 

- à l'ordre 0 en V2, c'est une constante P(V) = 1. Ce cas ne présente aucun intérêt ;

- à l'ordre 1 en V2, c'est une parabole d'équation P(V) = 1 - V2 ;

- à l'ordre 2 en V2, c'est une quartique d'équation P(V) = 1 - V2 + V4/2.

 

Il s'ensuit qu'à ces diverses approximations, les extrema de P(V) s'obtiendront en résolvant l'équation dP(V)/dV = 0, ce qui donne :

 

- à l'ordre 1 en V2, un maximum absolu Vmax = 0, P(Vmax) = 1 ;

- à l'ordre 2 en V2, le maximum de l'ordre 1 (qui n'est plus absolu, mais relatif) et deux nouveaux extrema qui sont, cette fois, des minima absolus Vmin = +/-1, P(Vmin) = 1/2. Ces minima correspondent aux deux états stables équiprobables du vide gravifique classique qui minimisent son potentiel P(V). Ces deux états sont symétriques l'un de l'autre par rapport à la valeur déterministe V = 0. Il se produit donc en réalité une brisure spontanée de symétrie qui restructure le vide gravifique sans entraîner l'apparition d'un système de coordonnées locales préférentiel dans l'espace 3D ni modifier la masse grave des corps physiques. La première propriété est conforme au principe de relativité générale d'Einstein et la seconde, au principe d'équivalence de Newton.

 

Le changement de variable V -> V +/- 1 induit alors un décalage dans l'allure du potentiel P(V) à l'ordre 2, qui devient :

 

(10) P(V +/- 1) = V4/2 +/- 2V3 + 2V2 + 1/2

 

On constate que le terme en V a été éliminé et que le coefficient de V2 est passé de la valeur -1 à la valeur +2. A cette approximation, la métrique conforme ds2 s'écrit donc maintenant :

 

(11) ds2 = P(V +/- 1).dl2 = dl2 + 2(dxo)2 + (V4 +/- 4V3 -1)dl2/2

 

ce qui montre bien que la coordonnée xo a retrouvé le genre espace, c'est à dire que le temps n'est qu'un artifice mathématique sans aucun contenu physique, puisqu'on peut l'éliminer partout au moyen d'une simple translation de la valeur classique Vc = 0 du vide gravifique non structuré à la valeur classique Vc = +/- 1 du vide gravifique (re)structuré. Or, d'après (8), ceci revient à déplacer l'origine du temps à la surface du cône de lumière. En effet, le changement de variable V -> V +/- 1 induit :

 

(12) dxo -> dxo +/- dl

 

et l'équation dxo = +/- dl est celle des génératrices de ce cône. Par ailleurs, (8) exprime, sur le plan géométrique, une fibration en droites au-dessus de la variété spatiale 3D de base de métrique dl2, dont les fibres ont pour équation xo = Cte et pour laquelle V(xa) joue le rôle d'un coefficient de connexion. Plus exactement, si Ea désigne les composantes locales du vielbein, on a, par définition :

 

(13) gab = Tr(EaEb)

 

en tout point de la variété de base, où Tr(.) est l'opérateur trace construit à partir de la forme de Killing sur l'algèbre de Lie so(3) de SO(3), qui est un espace symétrique réel de dimension 3. Par suite, dl = Eadxa et dxo = EaVdxa. Il y a donc 3 coefficients de connexion EaV en chaque point de base, comme il se doit pour un fibré vectoriel.

 

Pour ce qui relève de la dynamique du vide gravifique, le calcul de la courbure scalaire de M fournit l'expression suivante :

 

(14) W = R + 4DaDaH - 2DaH.DaH , H = V2/2

 

R, Da et H représentant respectivement la courbure scalaire de la variété de métrique dl2, les composantes de la dérivation covariante de Lévi-Civita sur cette variété et l'énergie cinétique du vide gravifique. La condition de platitude W = 0 équivaut alors à dire que M est un espace de de Sitter où le vide gravifique est solution de l'équation d'onde :

 

(15) DaDaH - (DaH.DaH)/2 + R/4 = 0

 

Si l'espace de base est lui-même vide de matière gravitationnel, R = 0 en vertu des équations d'Einstein et en posant Aa = DaH, l'équation (15) se ramène au système d'EDPs non linéaire du premier ordre :

 

(16) DaAa - AaAa = 0 , Aa = DaH , Aa = gabAb

 

Toutes les considérations qui précèdent s'étendent immédiatement au cas où l'univers M est remplacé par un univers double Z constitué d'une "copie matérielle" M+ dans laquelle les masses sont comptées positivement et d'une "copie antimatérielle" M- dans laquelle les masses sont comptées négativement. Ces variétés M+ et M- sont localement isomorphes à M. Elles ont donc même dimension que M et la variété Z apparaît comme une variété miroir, c'est à dire, une variété complexe de dimension complexe 3 munie d'une métrique hermitienne de type elliptique encore notée ds2 et localement invariante sous l'action de la symétrie discrète et unitaire S qui échange Z en son complexe conjugué Z* :

 

(17) S.Z = Z* , S.Z* = Z , S2 = Id

 

Id étant l'opérateur identité. Si Z est analytique et s'il existe un potentiel scalaire réel K(z,z*) tel que le tenseur métrique gab sur Z s'écrive gab = d2K/dzadz*b, alors Z est de Kähler. Dans le cas général, gab vérifie la propriété miroir :

 

(18) gba = (gab)* (a,b = 1,2,3).

 

En conséquence, le tenseur métrique est maintenant asymétrique et Z et de torsion. Son groupe d'invariance locale est SU(3), groupe unitaire à 8 paramètres réels.

 

La symétrie miroir S change le signe des masses. Elle échange donc M+ (de courbure scalaire +R) et M- (de courbure scalaire -R). La partie symétrique de Z est un univers X non orientable et sa partie antisymétrique, un univers Y orientable. X et Y sont localement isomorphes à M+ et M-, donc à M. On les construit au moyen des relations algébriques :

 

(19) 2X = M+ + M- , 2Y = M+ - M-

 

On vérifie aussitôt que S.X = X et que S.Y = -Y. Le facteur conforme est encore exp(-V2), mais V désigne désormais le module du champ du vide gravifique sur Z, avec V = V(z,z*). On peut également adopter de manière tout à fait équivalente une représentation polaire de Z, dont la partie modulaire R est symétrique, donnée par le produit tensoriel symétrique R2 = Z x Z*. On a alors symboliquement Z = R.exp(iu) et la symétrie miroir S échange u en -u, laissant R invariant. La coordonnée du genre temps zo se redéfinit au moyen des relations différentielles :

 

(20a) dzo = F(za,z*a)dl , dz*o = F*(za,z*a)dl

(20b) dl2 = gab(zc,z*c)dzadz*b

 

les gaa étant tous réels en vertu de (18). Le reste suit un développement analogue au cas réel. La variété Z possédant deux courbures (en raison de sa torsion), on trouve deux invariants scalaires :

 

(21a) W+ = R + 4DaD*aH+ - 2DaH+.D*aH+ , H+ = V+2/2

(21b) W- = -R + 4DaD*aH- - 2DaH-.D*aH- , H- = -V-2/2

 

V+ (resp. V-) est le vide gravifique correspondant à l'absence de masses positives (resp. négatives). Les conditions de platitude de Z s'écriront donc W+ = 0 et W- = 0, ce qui conduit aux équations d'onde :

 

(22a) DaD*aH+ - (DaH+.D*aH+)/2 + R/4 = 0

(22b) DaD*aH- - (DaH-.D*aH-)/2 - R/4 = 0

 

dont les solutions ne sont pas équivalentes, sauf si R = 0 (espace vide de toute matière grave). Cette inéquivalence entre V+ et V- traduit une irréversibilité dans le processus de passage de M+ à M- : l'action contractante du vide gravifique y est la même, mais le cycle V+ -> V- -> V+ (ou V- -> V+ -> V-) présente un hystérésis. Le retour à V+ (ou V-) s'accompagnera donc d'une reconfiguration énergétique du vide (positif ou négatif). En vertu de (20), ce phénomène d'hystérésis correspond à l'irréversibilité de la flèche du temps, puisque la symétrie miroir échange futur et passé en relativité d'Einstein.

 

 

Billère (France),

19 octobre 2003.

 

 

Références

[LL] : Landau, Lifchitz, Cours de physique théorique, t. II, Théorie des champs, MIR, Moscou, 1989.

[Li] : Linde, A., Particle physics and inflationary cosmology, Contemp. Concepts in Phys., vol. 5, Harwood Acad. Pub., 1992.

[HH] : Hartle, Hawking, Phys. Rev. D28, 2960 (1983).

[F] : Feynman, R., Cours de physique, t. V, Mécanique quantique, Interéditions, 1979.

[DL] : Diu, Laloë : Mécanique quantique (2 tomes), coll. Enseignement des Sciences, Hermann, 1986.

[Bi] : Bogdanov, Igor, Thèse de Doctorat en Maths. Pures, Univ. de Bourgogne, 2000.

[BG] : Bogdanov, Grishka, Thèse de Doctorat en Maths. Pures, Univ. de Bourgogne, 2000.`

[C] :`Connes, A., Géométrie non commutative, Interéditions, 1990.

[N, MS, WB, V, ID]

[N] : Nataf, R., Introduction à la physique des particules, Masson, 1988.

[MS] : Martin, Shaw, Particle Physics, The Manchester Physic Series, John Wiley & Sons, 1992.

[WB] : Wess, Bagger, Supersymmetry and supergravity, Princeton Series in Physics, Princeton Univ. Press, 1992.

[V] : Valentin, Luc, Le monde subatomique (2 tomes), Hermann, 1986.

[ID] : Itzykson, Drouffe, Statistical field theory (2 vol.), Camb. Mono. on Math. Phys., Camb. Univ. Press, 1991.

 


Précisions utiles sur le communiqué de presse de Philippe VIOLA

From: XXXXX To: francis.gatti Sent: Thursday, October 09, 2003 9:02 AM Subject: Re:
XXXXXX: Bonjour !Alors comme ça, le temps n'existe pas ! Et ben, mon vieux, quelle nouvelle !

 

Réponse de GATTI: Alors là vous vous trompez magistralement, ne riez pas, c'est une question de fond pour la physique fondamentale car les plus grands physiciens mathématiciens (comme PV) utilisent le temps comme une variable qui peut être convertie dans leurs équations comme une dimension physique supplémentaire. Selon moi, c'est le cur du problème pour arriver a percer le secret de la grande unification. C'est a ce niveau que l'ouverture sur la connaissance véritable de l'univers se fera. D'ailleurs Philippe dit bien que cela remet en cause les connaissances officielles actuelle sur la formation du big bang. C'est pour moi un élément fort qui me fait prendre très au sérieux PV.

 
----- Original Message ----- From: philippe viola To: francis.gatti@wanadoo.fr Sent: Saturday, October 11, 2003 2:37 PM Subject: Re: Correction
Salut, Francis.
T'affole pas : ce genre de comique n'a pas la moindre idée de la difficulté à prouver scientifiquement une chose qui paraît aussi évidente sur le plan intuitif... Par contre, il va te multiplier les sermons et les leçons mal placées sur la recherche fondamentale.
Commentaires :
>Reponse de GATTI: Alors là vous vous trompez magistralement, ne riez pas, c'est une question de fond pour la physique fondamentale
Absolument et encore jamais résolu de manière complètement satisfaisante sur le plan théorique depuis sa formulation en 1905 (relativité restreinte).
>car les plus grands physiciens mathématiciens (comme PV)
Correction : les plus grands "pseudo-scientifiques auto-proclamés" (siouplé !) ;-)
>utilisent le temps comme une variable qui peut etre convertie dans leurs équations comme une dimension physique supplémentaire
Absolument : en relativité d'espace de Galilée, le temps joue le rôle de paramètre de mouvement dans une représentation dynamique en trajectoires x(t), y(t), z(t). Par contre, en relativité d'espace ET de temps d'Einstein, le temps est converti en variable de mouvement via la relation x0 = ct, où c est la vitesse de la lumière dans le vide. Il n'y a donc plus, à proprement parler, d'effets "dynamiques" chez Einstein, la seule différence entre l'espace et le temps apparaissant au niveau géométrique dans l'expression de l'élément de surface :
ds2 = dx2 + dy2 + dz2 - c2dt2 (carrés, relativité restreinte)
On trouve donc un signe moins devant c2dt2, ce qui pose le problème de la nature physico-géométrique du temps.
>Selon moi, c'est le cur du problème pour arriver a percer le secret de la grande unification.
Pas seulement, mais c'est effectivement un élément clef. Il faut distinguer l'unification géométrique (recherche d'un cadre physique unique) et l'unification thermodynamique (convergence des interactions avec l'augmentation des seuils de température). Ces deux aspects sont complémentaires et la thermodynamique peut être incorporée dans le cadre géométrique en introduisant une échelle de température et en passant d'un espace-temps non structuré (comme chez Einstein) à un espace-temps structuré de type fractal (comme chez Nottale). Il y a aussi l'unification des interactions et de la matière, qui se réalise en passant à la supersymétrie (combinaison de la symétrie du rayonnement et de l'antisymétrie de la matière).
>C'est a ce niveau que l'ouverture sur la connaissance véritable de l'univers se fera. D'ailleurs Philippe dit bien que cela remet en cause les connaissances officielles actuelle sur la formation du big bang. C'est pour moi un point de repère qui me fait prendre très au sérieux PV.
Euh, non : le Big Bang n'est pas exclu pour autant. Il faudrait pour cela montrer que l'univers a pu émerger d'un état "froid" et non super-chaud, comme le prévoit le modèle standard actuel. Certains auteurs l'ont proposé, encore faut-il que leurs hypothèses s'accordent avec les données d'observation actuelles sur la répartition de la matière dans l'univers. Pour l'instant, l'élimination du temps n'exclut pas systématiquement la possibilité que l'univers soit né de l'explosion d'une "particule primordiale" extrêmement petite (rayon de Planck 10-35m) et hyper-chaude (10+32 Kelvins). Il suffit que le vide se comprime brutalement lors de sa stabilisation. La condensation d'énergie (ou plutôt d'impulsion) en un volume aussi petit fera monter d'un coup la température du milieu à cette hauteur faramineuse (principe du confinement inertiel). Il est clair qu'il ne peut alors y avoir qu'une explosion, puisque la particule créée ne pourra être qu'hautement instable.
Bon courage et merci de ton soutien.

Philippe

ph_viola@hotmail.com