http://brunolussato.com/archives/104-Le-journal-du-5-avril-2007.html
BLOGluss Extrait du blog de Bruno Lussato: Parapsychologie et désinformation
un_seul_cas En effet, il suffit qu'un et un seul cas de phénomène psi soit avéré
ISD INSTITUTE FOR SYSTEMS AND DEVELOPMENT important !
commentaires Journal du 5 avril 07
Journal_15_avril Journal du 15 avril
Esprits crédules, esprits forts et esprits désinformés
La désinformation à l'envers
La majorité des commentaires récents avaient trait à la zététique, ou étude des canulars et des légendes urbaines. Le déclencheur a été la parapsychologie et la divination domaines mal famés où le sectarisme prime de même que l'amour malheureux de l'hyper-rationalité.
Les observatoires zététiques se veulent des dénonciateurs des faux mythes propagés par les charlatans et les illuminés. Ces faussaires scientifiques doivent être démasqués sinon emprisonnés comme naguère, lorsqu'ils tirent de l'argent à des dupes. L'approche zététique est donc très proche de celle de l'ISD de Genève qui analyse les atteintes volontaires et souterraines à l'information. Mais il faut se méfier des sceptiques professionnels qui tirent avantage d'une position avantageuse. De même qu'une information cache une autre information, une dénonciation peut cacher une désinformation. L'histoire est pleine de cas, où les dénonciateurs sont dénoncés, et notamment le cas di Président Kennedy, où Posner dénonçant la thèse du complot du procureur Garrison, (non sans raison), est à son tour dénoncé par Griffith, comme désinformateur. A la suite de Posner et de Griffith, on met en doute des preuves falsifiables sans donner des preuves de leur inauthenticité. Ainsi les empreintes digitales du tueur Wallace et d'un individu se trouvant dans le lieu où Oswalt était embusqué, sont déclarés identiques car présentant 18 points de ressemblance, par les experts, mais différents par des opposants qui ne comptent que neuf points de ressemblance. Le meilleur de l'histoire est que les empreintes sont publiées et que tout praticien peut résoudre la question!
Il est nécessaire de distinguer deux types de manipulés.
Les esprits crédules
sont légion. Ils croient aveuglement ce que leur dit un gourou, bénéficiant d'une caisse de résonance de sectaires et d'escrocs. Généralement ils se recrutent dans les milieux incultes et ils manquent de l'esprit critique nécessaires pour déceler la fraude.Les esprits forts
tombent dans l'excès inverse et jettent le bébé avec l'eau du bain, exigeant des preuves sans prendre la peine de les vérifier, condamnant sans savoir. Ils sont sceptiques par principe, pour montrer "qu'on ne la leur fait pas," et exigent des preuves bien plus contraignantes que celles dont se contentent les scientifiques. Leur motivation est la mode, le sentiment que toit ce qui est excessif est insignifiant, ou encore, la peur d'être taxés de jobardise. Il faut y ajouter le malaise qu'induit en eux l'hypothèse que les phénomènes inexplicables et incompréhensibles, cachent une plaidoirie implicite en faveur de l'existence de Dieu et désavouent le matérialisme qu'on leur a inculqué. Ce sont des croyants à l'envers et frappés des mêmes tares.La majorité des gens ignorent tout de la parapsychologie de laboratoire, à laquelle ils n'ont pas accès, et n'en retiennent que l'image grossière qu'en donne la presse. Les zététiques eux-mêmes sont complices, lorsqu'ils démentent les propos des charlatans. Il s'agit de la forme la plus pure de désinformation car elle repose sur une description véridique des faits.ou infalsifiable. Par exemple M. Vivant sur son site, verse au dossier zététique, la dénonciation de fraudes enfantines en faisant semblant de les prendre au sérieux. (Voir la controverse entre Solaris et Vivant dans les commentaires).
Je vous propose dans la suite de ce journal un exemple de scepticisme mal placé assez savoureux qui rappelle la réfutation statistique de l'astrologie, mais qui donne des clés de compréhension du fait paranormal. .
Qui dénoncera les dénonciateurs?
Est-ce rétablir la vérité que de désinformer les désinformateurs?
Dans ma jeunesse, coupé de tout par la guerre, je vivais en vase clos, enfermé dans une bibliothèque croulant sous les dictionnaires, les revues et les ouvrages à la mode de la fin du XIXe siècle. Je fus abreuvé par la désinformation propre au post-romantisme et infusée par le conformisme bourgeois. Nul ne parlait des impressionnistes, Bouguereau, Meissonnier, regnaient en maîtres. Wagner était moqué, ou au contraire exalté pour des raisons aussi mauvaises les unes que les autres. Brahms, Chopin, Mahler, connais pas. Meyerbeer, Halevy, Thomas, étaient inscrits en lettres d'or au fronton de l'opéra. Les grands débats scientifiques opposaient les partisans de la notation unitaire SO4H2 et ceux de la notation dualiste SO3,H2O. Et survint Mendeleev, un russe, qui proposa une théorie loufoque.
En rangeant les éléments (les atomes, plus petits constituants de la matière, irréductibles les uns aux autres et insécables), par poids atomique croissant, le Russe constata un étrange phénomène. Les éléments avaient des propriétés cycliques : dans la séquence croissante, tous les huit éléments on retrouvait des propriétés équivalentes et ces valences identiques. Par exemple huit cases après le fluor, on trouvait le chlore, huit cases plus loin, le brome, puis l'iode... Tous avaient une valence de un, c'était des alcaloïdes et combinés à un atome d'hydrogène, ils produisaient des acides forts. En revanche, le lithium, de huit en huit cases, donnait des métaux : le sodium, le potassium etc. On pouvait donc disposer les atomes dans un tableau périodique des éléments, une matrice qui comportait cependant des cases vides. Celles-ci permettaient de prédire l'existence et les propriétés des élements manquants.
Lorsqu'aujourd'hui vous consultez dans Wikipédia, ou l'Universalis, Mendeleev,on minimise ou on tait purement et simplement, les moqueries des savants français qui accueillirent son "système". Un groupe d'académiciens sceptiques, les zététiques d'alors, refit l'expérience en rangeant les éléments par ordre alphabétique. ... alphabétique ! Il montra - sans recevoir de contradiction - que les réussites étaient aussi grandes dans les deux rangements.
Il est facile aujourd'hui de courir au secours de la victoire et de se gausser de ces braves gens, mais il faut essayer de se mettre à leur place. Cette attitude est beaucoup plus constructive. En effet les arguments invoqués contre Mendeleev étaient écrasants et me convainquirent pleinement.
Tout d'abord il était absurde de penser qu'il existait une relation quelconque entre le poids d'un élément, le soufre ou l'hydrogène par exemple, et ses caractéristiques chimiques telles que la valence, la possibilité de former des acides ou des bases (halogènes et alcalins) voire même la couleur.
Si nous nous reportons à un des critères de recevabilité de la Zététique, nous constaterons que la preuve doit satisfaire des critères beaucoup plus exigeants pour les théories absurdes, choquant la raison, que pour les théories plausibles.Or les preuves étaient loin d'être probantes. La périodicité de huit n'était valable qu'au début de la classification, (et non pas au tout début, où elle était suspendue), puis elle disparaissait. Il fallait compter dix huit cases pour la retrouver, et le milieu des cases montrait des similitudes entre colonnes.
Pis encore, certains éléments présentant des propriétés analogues, n'obéissaient pas à la périodicité. Ces entorses au système montrait qu'il fallait sélectionner les éléments pour satisfaire la théorie.
Ainsi était enfreint le test zététique qui interdit la sélection dans les protocoles d'expérience;Plus tard, la découverte de la structure interne de l'atome permit de prouver la vision de Mendeleev et d'expliquer la raison et des erreurs et de l'absurdité de la relation.
C'est qu'en effet la structure cyclique n'était nullement liée au poids atomique de l'élément, mais à la masse qui elle dépendait du nombre de neutrons et de protons présents dans le noyau. La constellation d'électrons qui gravitaient en orbite autour du noyau rendait compte des propriétés du corps simple : agressivité, neutralité, métal ou metalloïde. Les erreurs provenaient du fait que les éléments trouvés dans la nature n'étaient pas des corps purs mais des mélanges d'atomes dotés d'un nombre différent de neutrons. (L'eau lourde D2O en est un exemple).
Ce cas est très éclairant du point de vue heuristique.. On peut en tirer les enseignements suivants :
1. Une théorie peut être parfaitement absurde, établissant un lien entre des séries de phénomènes totalement étrangers l'un à l'autre, lien inexplicable. Par exemple position des astres à la naissance et structure de la personnalité. Densité d'un corps et position dans une série de poids atomiques croissants, et propriétés chimiques.
2.
Lorsque la théorie est de plus affectée par des irrégularités tout aussi inexplicables, elle devient encore plus suspecte, On se demande pourquoi dans certains cas elle fonctionne et dans d'autres cas, elle est infirmée. Il est dès lors compréhensible que l'on crie à l'imposture. Et pourtant sans être recevable, elle doit être reçue, car elle contient un fond de vérité. C'est cette notion de vérité approximative qui heurte les puristes et les conduit à contester les expériences parapsychologiques.3.La réponse à ces anomalies est très simple : il n'existe tout simplement pas de relation directe entre le poids atomique et le comportement chimique! Ce n'est qu'une hypothèse erronée et choquante. En revanche il existe une relation biunivoque entre la composition de l'atome et ses propriétés. Le chemin sémantique s'établit alors comme suit :
A. La structure de l'atome définit les nombre de protons, de protons, et d'electrons.
B. Le comportement de l'atome dépend du nombre d'electrons, le poids atomique du nombre de neutrons et de protons.
C. Il n'y a pas de relation entre le poids atomique et les propriétés de l'élément. Celles-ci dépendent de la masse, entité inconnue du temps de Mendeleev.
L'erreur de Mendeleev est d'avoir établi une relation directe entre deux éléments qui ne sont reliés que parce qu'ils sont associés à un troisième terme inconnu.
L'erreur des détracteurs a été de nier toute relation, dans l'ignorance où ils étaient de ne même pas pouvoir imaginer un tel troisième terme.
(Commentaires du journal du 5 avril 2005 LUSSATO)
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[M. Vivant sur son site, verse au dossier zététique, la dénonciation de fraudes enfantines en faisant semblant de les prendre au sérieux. (Voir la controverse entre Solaris et Vivant dans les commentaires).] 1. Il ne s'agit pas de mon site mais de celui de l'Observatoire Zététique, association dont j'ai l'honneur de faire partie. 2. Nous ne dénonçons pas. Nous essayons de savoir et nous communiquons sur ce que nous trouvons. 3. Nous n'avons jamais utilisé le mot fraude, c'est vous qui l'introduisez. 4. Vous rangez la radiesthésie et/ou le magnétisme dans les occupations enfantines ? Selon quel critère ? 5. Nous ne faisons pas semblant de prendre ses domaines au sérieux. Nous les prenons au sérieux, comme tout un tas de gens. 6. Il ne s'agit pas de Solaris mais de Soliris. Remarque : Je suis un ardent promoteur d'un scepticisme ouvert et ni l'OZ ni moi-même ne devons échapper à une lecture critique de notre " travail ". Mais pourquoi n'étayez-vous jamais votre propos de références précises afin que chacun puisse juger sur pièce de la pertinence de votre propos ? Cordialement, Nicolas Vivant.
#1 Nicolas Vivant (Site) le 09/04/2007 à 22:43 (Répondre)
3,4..J'ignorais en effet que vous preniez au sérieux le jeu mathématique auquel vous vous êtes livré, en tant que dénonciation de la facilité avec laquelle on peut duper le public. Les prestidigitateurs en font tout autant pour démasquer les fraudes. On peut dire que si la dénotation du petit jeu de cartes, n'est que ludique, il évoque des connotations de fraude. 1. C'est en effet le site auquel vous renvoyez et non votre site. 4. Il me semble que la radiesthésie est également connotée, comme le spiritisme et le marc de café dans les croyances puériles de la populace. Cela ne signifie ^pas non plus qu'il n'y ait pas du vrai dans la chirologie, la radiesthésie ou le marc de café, mais le fait de les citer avec la parapsychologie, donne par contamination une réputation encore plus sulfureuse! Le fait d'appeler Solaris au lieu de Soliris le site, ne change rien aux données du problème. Quant aux références précises, elles sont dans le domaine courant et je vous renvoie au site de L'IMI comme à ceux de Wikipedia. Enfin en ce qui concerne mon propos, il ne vise pas la parapsychologie en soi, mais tout simplement le scandale que représente le fait qu'on puisse encore émettre des doutes, en dépit de la possibilité de juger sur pièces la pertinence des études très rigoureuses effectuées par les scientifiques concernés. 'est à eux qu'il faut s'adresser, et non à moi. Soit dit en passant, il y a également les cas spontanés étudiés entre autres par Freud et Jung.Je ne pensais pas utile de vous renvoyer aux ouvrages de ces auteurs! Où ils sont sérieux et crédibles et on n'a pas besoin d'approche zététique, ou ce sont des menteurs, des fraudeurs ou des hallucinés, auquel cas il faut le dire! Cela pose d'ailleurs un problème tout aussi étrange que la télépathie et la précognition. Cordialement, Bruno Lussato.
#2 Anonyme le 10/04/2007 à 00:23 (Répondre)
[J'ignorais en effet que vous preniez au sérieux le jeu mathématique auquel vous vous êtes livré, en tant que dénonciation de la facilité avec laquelle on peut duper le public.] Encore une fois ce n'est pas une dénonciation. La seule " lutte " que nous revendiquons est la réappropriation de la démarche scientifique expérimentale par le public. Quand nous travaillons sur la magie (au sens de prestididitation), c'est parce que nous savons que par ce biais on peut tromper les scientifiques (cf. le fameux " Projet Alpha " de J. Randi). Apprendre quelques techniques est un exercice intellectuel qui permet de très vite repérer des biais dans les protocoles (et surtout dans ceux que nous mettons en place). Au niveau personnel, il y a évidemment un aspect ludique indéniable. Mais notre objectif n'est pas de jouer. [Les prestidigitateurs en font tout autant pour démasquer les fraudes] Peut-être. Mais nous ne sommes pas prestidigitateurs. [On peut dire que si la dénotation du petit jeu de cartes, n'est que ludique, il évoque des connotations de fraude.] J'aime bien votre " évoque des connotations ". Nous n'évoquons la fraude comme explication d'un résultat positif d'une expérience que quand celle-ci est avérée. Quand un résultat est positif, nous disons qu'il est positif, point. Je n'ai pas de formation scientifique du tout. Mais je suis conscient de l'efficacité de la démarche expérimentale scientifique pour appréhender le réel et pour distinguer le vrai du faux dans une observation. J'ai pu, parce que je m'y suis intéressé, comprendre les bases de celle-ci et mettre en place des protocoles expérimentaux rigoureux. J'ai pris conscience qu'on pouvait développer cette connaissance inépendamment de tout " savoir " scientifique. Je pense qu'il est important que le public s'en rende compte aussi. C'est la raison pour laquelle nos protocoles (qui sont bien rares, mais nous sommes une association et chaque expérience représente un travail assez énorme) sont publiés dans leur intégralité ainsi que toutes les données des expériences que nous réalisons. Le niveau d'information est bien supérieur à tout ce qui est habituellement publié en sciences et permet à tout un chacune de reproduire nos travaux s'il le souhaite. La magie intervient dans le cadre de la formation aux biais expérimentaux, et pour se prémunir d'une éventuel tricherie (problématique sur laquelle on insiste beaucoup mais à laquelle nous n'avons jamais été confrontés). Pour que vous puissiez avoir une idée de ce que représente ce travail, voici les informations sur le récent protocole de radiesthésie d'Argenton, en attendans le rapport complet. Un résumé : http://www.zetetique.info/archives/00000069.html / Le protocole complet : http://www.observatoire-zetetique.org/divers/Protocole-Argenton.pdf / Les données de l'expérience : http://www.observatoire-zetetique.org/argenton / Ce sont tous les documents originaux, anonymisés (l'objectif n'est pas que les radiesthésistes soient dévalorisés par notre travail) et mis à la disposition de tous. Je rappelle que j'ai proposé à plusieurs parapsychologues de se joindre à nous pour travailler sur cette expérience. Aucun n'a souhaité nous rejoindre. Si vous pouviez, une bonne fois pour toute, comprendre que les choses sont en train de changer et qu'il est vain d'essayer de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas (les défenseurs obtus d'un " paradigme " dont nous nous moquons royalement)... voici ce que des gens qu'on ne peut taxer de scepticisme extrême disent de nous. Jérôme Beau : " Observatoire Zététique, scepticisme plus modéré, plus proche du zététisme d'origine de Truzzi " (http://www.rr0.org/Zetetique.html) / Grégory Gutierez (IMI) : " il y a tout un monde entre l’ancien Cercle Zététique (fermé fin 2005), qui a guerroyé pendant des années contre les " prétendants du paranormal " (toutes espèces confondues), et la nouvelle association, " l’Observatoire Zététique ", qui cherche à entamer le dialogue et essaie d’élaborer des protocoles de tests, en compagnie des " tenants " (http://www.metapsychique.org/Entretien-avec-Gregory-Gutierez.html) / Jean-Pierre Girard : " Il existe une autre association : l’Observatoire Zététique ; ce dernier plus récent, nous semble moins guidé par l’aspect passionnel et démesuré d’une critique systématique " / Yves Lignon : " Certains excès du passé provoquent un blocage chez des personnes qui ne sont pas suffisamment informées pour faire la différence entre l'OZ et d'autres organisations qui se sont reclamées de la zététique " (http://fr.groups.yahoo.com/group/zeteticiens/message/4913). Je trouve ce type de retour beaucoup plus motivant que ce que je peux lire sous votre plume. Vous pourriez objecter qu'il ne s'agit que d'une organisation zététique parmi les autres... gardez à l'esprit que nous sommes celle qui compte le plus de membres et qui est la plus active. Peut-être est-il temps de le prendre en compte. Cordialement, Nicolas Vivant.
#2.1 Nicolas Vivant (Site) le 10/04/2007 à 11:06 (Répondre)
La volonté affichée d'être [un ardent promoteur du scepticisme ouvert] semble valorisable. Néanmoins, ne s'agit-il pas que d'une apparence ? Les nombreux membres de l'OZ ne semblent pas partager toutes les opinions bienveillantes de Nicolas Vivant. Dur encore de se détacher d'un militantisme zététicien dont le porte-parole actuel est Broch. Quand on voit que Richard Monvoisin est le thésard de Broch et s'inscrit en droite ligne de sa zététique, l'assimilation et la confusion entre les mouvements zététiques s'expliquent. [Je rappelle que j'ai proposé à plusieurs parapsychologues de se joindre à nous pour travailler sur cette expérience. Aucun n'a souhaité nous rejoindre.] Cette affirmation est exacte, mais il faudrait quelque peu la détailler. L'approche privilégiée actuelle de l'OZ est l'expérimentation élitiste avec des personnes prétendant détenir des pouvoirs paranormaux. La norme en parapsychologie tend plus vers des expérimentations automatisées de type universaliste, avec des sujets normaux. On tend même de plus en plus vers des études où les sujets ne sont pas mis au courant qu'ils participent à des expériences parapsychologiques, de façon à minimiser les conséquences psychologiques d'une réussite ou d'un échec (cover-studies ; cf. par exemple Pütz, Gassler & Wackermann, 2006). Cet argument qui dit que les parapsychologues refusent d'expérimenter avec l'OZ est fallacieux : lorsque des conseils sur des protocoles ont été données (par exemple par T.R.), ils n'ont pas été pris en compte. Derrière le discours, un hiatus a souvent été constaté. En premier lieu, la revue de littérature scientifique laisse à désirer : les expérimentateurs se disent "pas spécialistes en parapsychologie" et revendiquent de fausses positions pragmatiques, rêvant de l'expérience cruciale qui pourra les convaincre en leur faisant abandonner tout doute. Les parapsychologues, comme ceux de l'IMI, ont majoritairement des doctorats et des reconnaissances internationales. Ils travaillent déjà sur des expériences soumies à publications dans des revues ou des congrès internationaux. Leur position n'est pas la même que celle des personnes qui disent avoir la preuve de leur pouvoir psi. Pour beaucoup de raisons, on comprendra qu'il est difficile en pratique de répondre à des demandes venant d'amateurs, pro ou contra, mais dont le niveau de connaissance du domaine paraît moindre. L'abstention des parapsychologues n'est pas définitive : quand les sceptiques ont un niveau suffisant, des expériences sont mises en place conjointement, comme cela se voit aux USA, en Angleterre, en Allemagne, etc. Des parapsychologues tapent également du pied pour faire participer les sceptiques à leurs expériences, voire même à mettre en place des comités mixtes en aval de toute expérience (cf. J. Kennedy, 2004 : http://findarticles.com/p/articles/mi_m2320/is_1_68/ai_n13699203). L'argument fallacieux se retourne donc.
#2.1.1 Raoul le 11/04/2007 à 20:04 (Répondre)
Je ne mets pas en doute l'honnêteté de toutes ces démarches et je voudrais même adopter l'hypothèse qu'elle sont toutes sérieuses et dignes de foi. Ces prémisses étant posées, je vous prie à l'attention des lecteurs de ce blog, qui paraissent très motivés, mais pas au point de consulter la multitude de références, de bien vouloir répondre à cette question très simple et qui est a seule qui importe à mon sens : dans toute la masse d'informations émanant de ces associations, dont celle à laquelle vous appartenez, y a-t-il uns seule étude qui confirme sans aucun doute possible l'existence des phénomènes dits para normaux. Et si oui, lesquels? Seule une réponse positive est intéressante pour la bonne raison qu'elle est improbable, dont chargée d'une grande quantité d'information. En revanche la réponse uniforme : on ne sait pas, on doute, peut-être bien que oui, peut-être bien que non, ou encore : rien n'est prouvé, il est impossible de prouver l'existence d"évènement improbables, a une très faible valeur, car elle est très probable. Je serais donc très interessé que vous répondiez à cette question. Vous m'epargneriez ainsi le fastidieux travail de défrichages des travaux, que vous avez sans doute déjà fait. Ce retour serait infiniment plus motivant qu'une défense d'associations certainement très honorables et dont je ne demande qu'à croire qu'elle sont également efficaces. J'attends avec impatience le résumé de l'activité considérable de votre groupe. Merci d'éclairer ma lanterne et celle de nos visiteurs. Bruno Lussato.
#3 Anonyme le 10/04/2007 à 22:24 (Répondre)
Bonsoir, Merci à Bruno Lussato pour cette forte intéressante démonstration qui n'est pas sans rappeler la question des pouvoirs dont la parapsychologie n'est en effet pas la seule à faire les frais. Je voudrai répondre à Mr. Vivant quant à certaines de ces remarques du 10 avril 2007. J'écris "certaines" car il serait bien trop long de répondre à toutes. Mr Vivant écrit : "Quand nous travaillons sur la magie (au sens de prestidigitation), c'est parce que nous savons que par ce biais on peut tromper les scientifiques (cf. le fameux " Projet Alpha " de J. Randi)" S'il était un vrai scientifique, il aurait cherché à vérifier la crédibilité accordée au fameux projet alpha. En effet, et même si la lecture d'un seul article n'est pas suffisant, il est intéressant de lire l'article de MICHAEL A. THALBOURNE ("Science Versus Showmanship: A History of the Randi Hoax", Journal of the American Society for Psychical Research 89, octobre 1995, p. 344-366) qui permet de se rendre compte qu'il était inutile de compter sur d'autres chercheurs que les parapsychologues pour mettre en évidence la supercherie des deux sujets : la conférence de presse de Randi eu lieu en janvier 1983 alors que la mise à l'écart de l'expérience par la communauté scientifique des parapsychologues avait été faite lors de la convention du PA d'août 1982 avec pour conséquence l'absence de publication des travaux jugés non conforme méthodologiquement. Preuven que l'intervention de Mr Randi n'était nullement nécessaire. Seulement voilà, pour être capable de faire ce travail d'investigation, il faut encore s'intéresser réellement au domaine auquel elle correspond et je précise que si je ne cite qu'un seul article, il n'est pas le seul à avoir été compulsé (les références associés à cet article sont d'ailleurs fort instructives sur ce projet). Pour reprendre certains arguments de Mr. Vivant, ce dernier écrit : "[On peut dire que si la dénotation du petit jeu de cartes, n'est que ludique, il évoque des connotations de fraude.] J'aime bien votre " évoque des connotations ". Nous n'évoquons la fraude comme explication d'un résultat positif d'une expérience que quand celle-ci est avérée. Quand un résultat est positif, nous disons qu'il est positif, point." Les travaux de J. B. Rhine auxquels il est fait allusion se sont révélés positifs et plus intéressant encore ont été répétés par d'autres chercheurs. Il suffit là encore de se référer aux publications spécialisées (celles qui comportent la description des protocoles et des données brutes dont la liste serait trop longue à donner ici) pour vérifier que les conditions n'étaient pas celles que certains zététiciens laissent entendre : que des expériences ait eu lieu avec les cartes zeuner dos visible, certes, mais pas seulement (entre autre certaines de ces expériences se faisait avec un écran mis devant les sujets, ceux-ci désignant les cartes avec un stylet sans les voir, on ne peut donc arguer de la mauvaise orthogonalité des bords des cartes comme moyen d'identification des cartes par les sujets). Je profite de la dernière remarque pour répondre à Mr Lussato au sujet de sa question sur l'existence du Psi. Depuis le XIXe siècle, une anomalie a été mise en évidence que les parapsychologues appellent aujourd'hui le Psi. Sa réalité a été prouvé, mais aucun chercheur n'est capable d'expliquer aujourd'hui ce qu'est exactement le Psi et comment il fonctionne. L'influence de la matière (je pense aux expériences de Schmidt), la capacité à décrire une cible cachée et à distance sont des réalités, mais les facteurs qui sont afférants à cette réalité sont tellement nombreux que les conditions de reproductibilité sont très nombreux et non encore parfaitement contrôlé. Une même expérience pourra fonctionner avec un groupe de chercheurs et de sujet, ne plus fonctionner avec un même sujet mais un autre groupe de chercheurs et fonctionner à nouveau avec le même sujet et un troisième groupe de chercheurs : l'expérience à donc bien été reproduite, mais pas dans un cas sans que les raisons en soit forcément connues et c'est là toute la difficulté. Pour en revenir aux écrit de Mr. Vivant. Je trouve ensuite très ennuyeux de la part d'une personne qui souhaite reproduire les protocoles de physiciens, de mathématiciens et d'ingénieur, un tel aveu : "Je n'ai pas de formation scientifique du tout." Le fait que Mr. Vivant soit : "conscient de l'efficacité de la démarche expérimentale scientifique pour appréhender le réel et pour distinguer le vrai du faux dans une observation. J'ai pu, parce que je m'y suis intéressé, comprendre les bases de celle-ci et mettre en place des protocoles expérimentaux rigoureux. J'ai pris conscience qu'on pouvait développer cette connaissance inépendamment de tout " savoir " scientifique. Je pense qu'il est important que le public s'en rende compte aussi." Il faut savoir faire la différence entre un protocole pour un travail de recherche et un protocole pour s'amuser entre copain dans le genre de ce que propose le professeur Broch dans "Devenez Sorcier, Devenez savant" (je pense à l'histoire de la divination par téléphone). Il faudrait éviter de prendre les parapsychologues pour des gogos et se rappeler que le cursus de chacun relève de la physique, des mathématiques, de la médecine... Autrement dit, ces chercheurs ont appris et développer un appareil critique et des outils pour mener à bien des travaux de recherche, et pas seulement en parapsychologie. L'intervention de Mr. Vivant est intéressante à plus d'un titre, mais je soulignerai que ce qui est le plus mis en valeur est son ignorance des travaux parapsychologiques, de ce qu'est un véritable travail scientifique et au fond de ce qu'est la zététique au sens qui en a été donné par son inventeur Marcello Truzzi. Par ailleurs, si la capacité à douter, à se remettre soi-même en question en est un des points essentiels alors il serait bon de commencer par estimer la crédibilité des arguments des zététiciens en vérifiant leurs sources pour éviter ce que Mr. Lussato décrit dans cet article et que les commentaires de Mr. Vivant ne font finalement que confirmer.
#4 Jean Montsard (Site) le 11/04/2007 à 21:38 (Répondre)
J'aurai dû mettre un post-scriptum à mon message par rapport à l'information "site". Si je me suis permis d'intégrer dans la rubrique "site", un lien vers l'Institut Métapsychique International, je tiens à souligner que l'IMI n'est ni responsable ni au courant de ma réponse à Mr Vivant. J'ai mis ce lien uniquement en vue de router aisément toute personne souhaitant avoir les moyens de comparer la qualité des travaux de l'OZ et des parapsychologues.
#4.1 Jean Montsard le 11/04/2007 à 23:45 (Répondre)
Bonsoir Mr Montsard et merci pour votre commentaire. Comme vous, je ne commenterai pas tout. Je connais assez peu, c'est vrai, les travaux en parapsychologie. Je m'en suis expliqué : la zététique n'est pas le pendant de la parapsychologie et il y a bien d'autres domaines sur lesquels je dois me documenter. Juste quelques mots au sujet des protocoles expérimentaux que nous avons pu dérouler. 1- Comme l'IMI, l'OZ est une association et l'investissement en temps et en ressources n'est jamais que la somme des investissements de chacun de ses membres, tous bénévoles. Je ne vois pas comment vous pouvez juger de notre travail à l'aune de celui de chercheurs en parapsychologie dont c'est la profession. Nos moyens sont loin d'être comparables. 2- Je parle des protocoles de l'OZ (et seulement de ceux-là) et vous me renvoyez ceux de Henri Broch. Je veux bien endosser les travaux qui sont les nôtres, ne me demandez pas d'endosser ceux d'autrui. Nous nous attachons à publier toutes les données et l'intégralité des protocoles que nous déroulons. Je serais très heureux de lire vos critiques sur nos travaux. 3- Bruno Lussato nous reproche notre élitisme, d'autres nous reprochez notre amateurisme. Je ne pense pas qu'il y ait moins de docteurs (en géologie, en chimie, etc.) à l'OZ qu'à l'IMI. Ces gens-là font de la recherche et savent ce qu'est une publication scientifique. Ils relisent mon travail avant publication et, parce qu'ils ne jugent pas de la pertinence du jugement et de la qualité d'un raisonnement sur la base de connaissances, ils me donnent le leur à relire. Non, la mise en place d'un protocole expérimental rigoureux ne passe pas par une connaissance exhaustive du " corpus ". Non, la démarche scientifique n'est pas l'apanage de la communauté scientifique. Et je serai heureux de lire votre critique de notre travail (je parle des deux protocoles que nous avons publiés), si vous voulez bien vous donner la peine de le lire. Je vous assure que si l'IMI publie un rapport expérimental dans le futur, je le lirai avec plaisir. Vous dites que des parapsychologues tapent du pied pour faire participer des sceptiques à leurs travaux. En France ? Très franchement, je n'ai encore vu d'appel du pied de personne. Je lis souvent qu'il y a une espèce de mise à l'écart de la parapsychologie en France qui serait spécifique à notre pays (c'est le propos de Bertrand Méheust, notamment). Si demain l'IMI met en place quelque chose et nous propose de participer, je serai très heureux. Encore une fois, je refuse de me laisser enfermer dans un débat sur la désinformation qui n'a pas de sens et qui ne repose sur rien d'autre que sur mes commentaires ou les travaux d'autres structures. À Raoul : qu'est-ce qui vous fait croire que les remarques de TR n'ont pas été prises en compte ? Jetez un oeil sur nos travaux récents avec des radiesthésistes et comparez-les avec notre protocole sur le magnétisme. Vous devriez noter un certain nombre de changements. Pour revenir à l'origine de ces échanges : Bruno Lussato a avancé un certain nombre de points (la diabolisation, par exemple), d'indicateurs qui seraient tous au rouge. Je n'ai toujours pas vu de référence précise à notre production (une fois encore c'est de l'OZ que je parle) qui viendrait appuyer son propos. Je trouve ça dommage. Cordialement, Nicolas Vivant.
#4.2 Nicolas Vivant (Site) le 13/04/2007 à 00:41 (Répondre)
- Nicolas Vivant pense que le projet alpha montre que des illusionnistes peuvent tromper des scientifiques, en l'occurrence des parapsychologues. Si on prend le temps de se documenter auprès des acteurs de cette affaire (et non seulement auprès de Randi), les choses sont autrement plus complexes. Face à l'échec de son projet, Randi s'est vu obligé d'y apporter "quelques modifications" que gobent les sceptiques. C'est un bon exemple qui montre comment fonctionne les systèmes de désinformations dans le monde sceptique (et là il suffit de se documenter auprès d'anciens membres de groupes sceptiques). Il y a les desinformateurs primaires, qui sont malhonnête, comme c'est le cas de Randi, et les desinformateurs secondaires, comme l'OZ, qui ne vérifiant pas sérieusement les sources, véhiculent des informations erronées. Il y a ainsi une chaine allant des sceptiques les plus virulents jusqu'au monde académique. On voit très fréquemment ce système ce mettre en place dès qu'il y a des débats problématiques. Pour un observateur exterieur, il n'est pas possible d'avoir accès à ces données. Par exemple dans le cas du projet alpha, la version des autres personnes présente a été beaucoup moins médiatisée que la version de Randi d'ou des sceptiques qui croient réellement la version de Randi. Monsieur Lussato, savez-vous si de tels mécanismes ont été mis en évidence dans des domaines autre que la parapsychologie ? Auriez vous quelques exemples et références ? - La grande honnêteté et la grande transparence des protocoles de l'OZ ne vient pas colmater leur manque de rigueur. Certes, vous prenez tout au sérieux. C'est bien. Vous respectez la parole de n'importe qui mais vos protocoles ne sont pas bon. Quels sont les parapsychologues qui ont travaillé avec vous sur ces protocoles ?
#5 leonard le 11/04/2007 à 22:08 (Répondre)
XXXXXX
Bonjour, bonjour à Monsieur Lussato
Richard Monvoisin - Nicolas Vivant l'a écrit, la zététique n'est pas le pendant de la parapsychologie. Nous oeuvrons à l'OZ pour développer l'esprit critique des gens afin d'éviter les aliénations découlant du paranormal et des pseudosciences. La parapsychologie a peut être ses joies (je ne désespère pas de mettre un jour quelque chose avec des parapsychologues) mais elle a aussi ses peines : le nombre de bouquins vendus, d'argumentaires aliénants voire de dérives sectaires faites au nom de la parapsychologie - conre son gré, je vous l'accorde - fait qu'il y a une certaine forme d'information à distiller : par exemple, non, déplacer des objets macroscopiques à distance n'a pas (encore ?) été réalisé -> donc avant de conclure que les statues de l'Ile de Pâques ont été déplacées comme cela, voyons s'il n'y a pas d'autres hypothèses. Voyez ? - comme me le disaient certains membres du Groupe Etudiant de l'IMI (surprenament plus enclins à collaborer d'ailleurs que l'IMI), impossible de balancer la parapsychologie à la poubelle d'un mouvement de bras sans se cogner toutes les publications (Honorton, Radin, Sheldrake etc) et refaire les expés. Je crois que ce n'est pas faux. Bien que collègue, disciplus simplex et ami de Henri Broch, je pense que c'est un biais chez lui de ne plus vouloir considérer les nouveautés sur le PSI. Toutefois il y a des raisons à cela, qui l'ont usé, et à mon avis, il a plus une dent envers le fonctionnement des paraspychologues que sur la parapsychologie en soi. Mais soyons lucides : comment N. Vivant ou moi serons, dans 30 ans, quand pour la millième fois l'IMI refusea de collaborer, pour la millième fois ne daignera pas monter un protocole avec nous (refaire du Dean Radin, par ex.), pour la milliardième fois remettra en cause nos expériences sans donner d'argument solide ? Je pense que la lassitude gagnera. Toutefois, j'ai espoir. - Léonard écrit : "(...) mais vos [à l'OZ] protocoles ne sont pas bon. Quels sont les parapsychologues qui ont travaillé avec vous sur ces protocoles ?" Léonard, vous pointez du doigt deux choses majeures : 1) nos protocoles ne sont pas bons ? Alors pourquoi personne ne nous dit pourquoi ? Dîtes-nous pourquoi, sacré bon sang 2) quels sont les parapsychologues qui ont travaillé avec nous sur ces protocoles ? Ca tombe bien, aucun ! Pourtant, pour le dernier par exemple, des invitations ont été faites auprès de certains amis de l'IMI, hélas déclinées. PS : Floky, ces anecdotes type Mendéleeiev sont croustillantes certes, parce que comme vous dîtes "cela montre comment une approche fausse peut être fertile alors que l'approche rigoureuse reste stérile". Toutefois un bon travail scientifique demande qu'on corrèle ces anecdotes à toutes les autres ou, quitte à vous rendre chagrin, "cela montre comment une approche rigoureuse peut être fertile alors que l'approche fausse reste stérile". En même temps je dis ça, mais je suis pour tenter toutes les approches fausses du monde ! Car imaginons que l'une d'elle s'avère "puissante", ce serait vraiment bon. Et on dansera sur le tombeau des vieilles idées. Cordialement RM
#5.1 Monvoisin le 13/04/2007 à 11:48 (Répondre)
Vous avez bien fait de me transmettre ces observations et j'y réponds par la fin. Je ne suis pas parapsychologue et je ne connais les protocoles que par ce que j'en ai lu. Certes je puis les mettre en question, mais il me faudrait alors rejeter à priori toutes les recherches sur les sciences humaines. En revanche je suis diplômé de L'Institut NAtional de PSychologie professionnelle et dans ma jeunesse j'ai dû pratiquer tous les tests que ce soit le TAT ou le Rorschach. J'en acquis une certain scepticisme quant à la rigueur réelle de la psychologie dite expérimentale, mais on peut quand même en retirer quelques enseignements positifs. Quant à la désinformation de l'OZ ou de M.Vivant, elle est patente et on ne peut la lui reprocher. Si vous lisez Virus, vous constaterez qu'il est très difficile d'y échapper. La croyance dans la zetetique est comme toutes les croyances fortes : elle provoque des distorsions dans le jugement et s'appuie sur l'argument d'autorité. J'y reviendrai. Merci de vos observations. B.Lussato
#6 Anonyme le 12/04/2007 à 13:51 (Répondre)
[Quant à la désinformation de l'OZ ou de M.Vivant, elle est patente et on ne peut la lui reprocher.] : Si elle est patente, on peut bien évidemment me la reprocher. Mais elle sera patente quand elle sera étayée. Pour l'instant, elle n'est qu'affirmée. [La croyance dans la zetetique est comme toutes les croyances fortes : elle provoque des distorsions dans le jugement et s'appuie sur l'argument d'autorité] : Je ne crois pas avoir cité une seule autorité. C'est notre travail et le positionnement de notre association que je défends. Rien d'autre. Nicolas Vivant.
#6.1 Anonyme le 13/04/2007 à 00:47 (Répondre)
Bonjour, bravo pour ce blog. [[[[[Lorsqu'aujourd'hui vous consultez dans Wikipédia, ou l'Universalis, Mendeleev,on minimise ou on tait purement et simplement, les moqueries des savants français qui accueillirent son "système". Un groupe d'académiciens sceptiques, les zététiques d'alors, refit l'expérience en rangeant les éléments par ordre alphabétique. ... alphabétique ! Il montra - sans recevoir de contradiction - que les réussites étaient aussi grandes dans les deux rangements.]]]]] je suis assez friand de ce genre d'anecdotes. C'est tout simplement énorme, parceque cela montre comment une approche fausse peut être fertile alors que l'approche rigoureuse reste stérile. Si vous avez d'autres anecdotes de ce style n'hésitez pas.
#7 Floky le 12/04/2007 à 17:59 (Répondre)
Souvenons nous que Galilée croyait avoir trouvé des preuves de la rotation de la terre, en observant le sens des vents. Liez Koestler "Les Somnambules", qui traite de la question. Essayer dans Google, car vous ne le trouverez pas dans les librairies. Koestler est enseveli sous une chape de silence. Merci pour vos encouragements. Bruno Lussato.
#8 Anonyme le 12/04/2007 à 18:34 (Répondre)
Je n'ai pas précisé, alors que la question était posée : Je suis chargé de cours de zététique et de pensée critique à Grenoble Je suis doctorant du Labo Zététique. Fan d'henri Broch à l'oral et dans la démarche - un peu moins sur l'écrit, un peu trop "raide". Je suis membre de l'OZ et farouche défenseur de sa démarche respectueuse. Je suis proche de toutes les structures Z sauf du Cercle Zététique parisien. J'ai une formation sciences physiques, didactique des sciences et un brin de philosophie. Spécialités pseudomédecines, certaines pseudosciences, mécanismes de manipulation et d'aliénation, épistémologie et spiritualisme. Amateur en parapsy, et ignare absolu en ufologie (mais je me soigne). Au passage, ne nous gourrons pas de débat : on est d'accord sur le fait que le projet Alpha a de nombreuses facettes discutables. Il était donné à titre illustratif par N. Vivant. Au passage : j'ai beau sauter des lignes, les commentaires s'appaltissent et se reserent sur ce blog. C'est dommage, ça rend tout difficilement lisible. RM
#9 Monvoisin le 13/04/2007 à 11:57 (Répondre)
*** La plus vaste désinformation de l'histoire des sciences : la mise au banc de la parapsychologie
Ce texte fait partie d'une plaquette: De la désinformation, de
L'iNSTITUTE FOR SYSTEMS AND DEVELOPMENT, ISD, Genève, juin 2004. Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, le sujet n'est pas le fait psychologique, ni son existence, mais toutes les tentatives faites pour discréditer les quelques découvertes incontestables qui prouve tout au moins l'intérêt de son étude.Tous les ingrédients de la désinformation classique et de son corollaire, la réduction de la
dissonance cognitive, sont présents.Les indicateurs de la désinformation sont tous au rouge
:1. La diabolisation.
Son équivalent dans le milieuscientifique est la condescendance, la raillerie, le soupçon de fraude, et l'argument définitif bien qu'infondé : "ce n'est pas sérieux!", passez, il n'y a rien à voir. Les chercheurs qui a priori partent du postulat de la non-existence des phénomènes psi, se sont attribués un nom qui ressemble fort à celui d'une secte : les zététiques.2.
La dissymétrie. On reclame des chercheurs des protocoles beaucoup plus précis que ceux en vigueur dans les sciences humaines, et des coefficients de prédictabilité bien supérieurs que ceux constatés dans la pharmacologie et la médecine. Lorsque les exigences sont atteintes, on repousse artificiellement les critères d'admissibilité.3.
Les fausses symétries. On applique aux phénomènes parapsychologiques les conditions qui ne valent qu'en laboratoire pour des microphénomènes très localisés. Par exemple la reproductibilité absolue. Dans le passé, l'Académie des Sciences présidée par Fontenelle nia solennellement l'existence des météorites pour des raisons identiques.4
. L'infraction epistémologique. Les arguments des "zététiques" sont infalsifiables, ressortissant à la rhétorique du cercle vicieux. En voici un exemple : les parapsychologues ne sont pas sérieux, car leurs protocoles ne sont pas contrôlés dans des universités sérieuses. Le resultat de leurs expériences ne sont pas éditées dans des revues sérieuses, qui ne tiennent compte que des expériences effectuées dans des universités sérieuses. Les universités sérieuses ne gaspillent pas leurs budgets pour vérifier les protocoles des chercheurs non sérieux.5.
Le refus de considérer les enjeux. Il est évident que si qu'un seul des phénomènes parapsychologique était admis officiellement par la communauté scientifique, celle-ci serait ébranlée dans ses fondements, car aucune explication n'est intégrable à la vision scientifiquement correcte de l'univers.6.
Le reproche maintes fois réitéré, que même si les faits sont probants, on ne propose aucune théorie explicative pour les integrer dans un système cohérent de connaissances. Ils sont donc irrecevables.Cet argument est tout à fait exact dans ses prémisses. Les parapsychologues, diabolisés et acculés dans le cercle infernale d'une preuve dont les critères de validité sont sans cesse modifiés par les zététiques, ne songent plus qu'à satisfaire leurs adversaires, dont ils savent pertinemment qu'ils sont de mauvaise foi. Ce qui est en jeu pour eux, n'est pas la recherche de la vérité, mais leur reconnaissance académique, qui seule peut débloquer des budgets. Ce complexe d'infériorité obsessionnelle, les rend incapables de faire le moindre travail d'imagination et de conceptualisation.
Mais l'argument zététique est anti-scientifique dans ses conclusions. Les faits sont premiers, qu'ils cadrent ou ne cadrent pas avec notre conception du monde. Il appartient aux adversaires de la parapsychologie de refaire les expériences et de se charger d'émettre des hypothèses, puisque les parapsychologues en sont incapables.
Les indicateurs de la réduction de la dissonance cognitive sont tous au rouge.
Tous les moyens sont bons pour étouffer le débat
. Les phénomènes décrits par Léon Festinger, sont tous présents. Discrédit de la source, reformulation des faits, banalisation, oublis sélectifs et conspiration du silence, assimilation à des sectes et des courants de pensée peu recommandables, mensonge et diabolisation (au sens littéral du terme, les parapsychologues et les faits décrits étant rangés dans la catégorie "démonisation").Ci-dessous j'ai reproduit in extenso le passage du rapport ISD qui traite de la désinformation parapsychologique. De larges extraits sont reproduits dans Virus.
Nous vous recommandons vivement de vous brancher sur le site de l'Institut Métapsychique International et de vous mettre en contact avec le Dr. Mario Varvoglis, son président. Sérieux et objectivité garantis. Site de l'Institut www. metapsychique.org .
Pour les zététiques, voir Wikipedia.
*** Le texte original de la plaquette ISD
On peut légitimement s'étonner du choix qui nous a conduit à aborder un domaine encore plus éloigné du management que la désinformation socio-politique des cas JFK et massacre des harkis d'Algérie. C'est qu'en prenant du recul, les phénomènes de désinformation sont de même nature et de même amplitude. Nature : existence d'une désinformation première et secondaire, des mêmes mécanismes de réduction de la
dissonance cognitive; amplitude par l'importance des faits évacués par la désinformation, susceptibles de remettre en cause la vision d'une nation par ses ressortissants, la remise en question des stéréotypes les plus enracinés concernant des systèmes de valeur sociopolitiques, idéologiques ou métaphysiques. Dans les deux premiers cas, on s'attaque au politiquement correct, dans le cas présent, au scientifiquement correct.
On n'ignore pas que les persécutions répétées contre Galilée ne provenaient pas du Vatican qui admettait fort bien ses théories et se contentait de la précaution oratoire "tout ce passe comme si". Elles ont pour origine
l'opposition haineuse du milieu universitaire qui ne cessa d'exciter les religieux contre les tenants de la nouvelle vision, contredisant prétendument le dogme chretien du géocentrisme.Mais à partir du XIXe siècle, l'Église perdit son influence sur le monde scientifique, ce qui n'empêcha pas l'occultation de la théorie de Pasteur, de la psychanalyse freudienne ou de la vision einsteinienne. Cependant dans le monde moderne la désinformation devait être de courte durée et ne résista pas à la démonstration de la vision théorique révolutionnaire par l'expérimentation en laboratoire. Le cas de la parapsychologie est sous cet angle exceptionnel car la désinformation s'étend sur des décénnies en dépit de toutes les démonstrations scientifiquement irréprochables provenant des universités les plus réputées.
Une autre raison du choix de ce cas, est qu'à l'instar des précédents, j'ai été un témoin direct des phénomènes de désinformation qui ont commencé à prendre de l'ampleur dans les années cinquante. Ce qui m'intéressait n'était pas la parapsychologie, mais la resistance irrationnelle qu'elle suscitait dans un monde scientifique réputé rationnel. Je l'imputais alors à un phénomène de répression de type freudien. Cette section présente à la suite de l'exposé des faits, mon témoignage et les théories explicatives proposées.
Ceux qui veulent aller plus loin, peuvent consulter le web, ils trouveront une masse impressionnante d'informations sérieuses : bibliographie, epistémologie, étude des phénomènes de rejet. Notamment le rôle exceptionnel tenu par la France est souligné par tous les experts. Ce pays est le seul dont la communauté universitaire à persiste à nier la réalité de la parapsychologie et à lui dénier un statut scientifique. Ce phénomène éminemment interessant est attribué à l'extrême conservatisme de ce pays et au vieillissement de ses mandarins. On cite à ce propos le rejet de la thèse de la dérive des continents acceptée partout dans le monde. La meilleure façon d'avoir une vue d'ensemble, sans se noyer dans la masse de publications disparates, est de lire le livre de Mario Varvoglis ou de lui demander une consultation. Les lignes qui suivent ne prétendent pas esquisser une histoire de la parapsychologie mais mettre en évidence les phénomènes de désinformation qu'elle provoque et qui sont l'objet de notre réflexion.
On a relevé au départ quatre catégories principales de phénomènes psi :
la télépathie,
la précognition,
la clairvoyance
la psychocinèse
.La télépathie
est une communication quasi simultanée de deux psychismes ou un observateur humain et des organismes vivants. par des voies inconnues ou inexplicables. On peut la considérer comme une transgression aux données spatiales de la théorie de la communication, car le délai de connexion est indépendant de la distance qui sépare l'emetteur du récepteur.La précognition
est une reception de données relatives à des évènements futurs et excluant toute inférence à partir de données actuelles. C'est une transgression temporelle à la théorie de la communications qui repose sur le postulat d'un support matériel au message, matérialité exclue par l'infraction aux lois de la relativité. les phénomènes précognitifs sont relevés chez les chiens réagissant à des événements concernant leur maitre, ou chez les animaux de ferme avant une catastrophe telle qu'un tremblement de terre, "main verte" etc.La claivoyance *
est la prise directe d'un évènement, d'un objet... en dehors des contacts sensoriels habituels. Différents phénomènes peuvent se rapporter à la clairvoyance, incluant la psychométrie (clairvoyance effectuée avec le support d'un objet), claivoyance d'un lieu éloigné (le sujet décrit le lieu comme s'il s'y déplaçait).* définition adressée par Mario Varvoglis.
La psychocinèse
(ou psychokinèse) est l'action par des voies inconnues, du psychisme humain sur des animaux, des végétaux ou des objets inertes. Citons le poltergeist ou déplacement d'objets, la marche sur le feu des gourous indiens, les guérisons miraculeuses vraies ou supposées. Il faut ajouter à ces trois catégories des phénomènes tels que la clairvoyance, ou communication par des voies inconnues entre un psychisme humain et des événements matériels. En marge du paranormal on peut citer des pratiques considérées comme irrationnelle astrologie, graphologie, homéopathie, acupuncture fourrées dans la poubelle de la pseudoscience. En revanche des parapsychologues s'intéressent à des cas guère plus probants comme les états proches de la mort ou l'influence de la prière sur la guérison des patients hospitalisés.
La préhistoire de la parapsychologie
De tous temps les phénomènes psi ont été observés par les populations et leur caractère inexplicable leur a conféré une aura miraculeuse. En l'absence de toute explication rationnelle on a postulé une origine divine, démoniaque, ou toutes sortes de constructions imaginaires comme l' "astral", équivalent psychologique du phlogistique des premiers chimistes et de l'éther des physiciens. A partir de ce jugement on a déduit des inférences pseudothéoriques : ondes, mauvais oeil, sorcellerie, magie et inventé des faits confortant ces inférences : tables tournantes, sourciers, divinations, boule de cristal et autres prédictions. Les falsifications commises par des gourous, des charlatans, voire des institutions religieuses profitant de la crédulité générale ont envahi l'imaginaire populaire pendant des millénaires et ruiné durablement la crédibilité de toute observation relative aux phénomènes psi. La préhistoire de la parapsychologie prenant à rebours la séquence normale épistémologique faits-inférences-jugements et aggravée par la présence répétée de fraudes, exploitation de la crédulité de scientifiques comme le prix Nobel Richier, théories fumeuses et ésotérisme de mauvais aloi, se réduit à un immense phénomène de désinformation.
Les débuts de la parapsychologie. Le stade qualitatif.
Bien que des physiciens comme Pierre et Marie Curie, se soient montrés intrigués et interessés par les phénomènes psi, ce sont les psychanalystes qui décrivent objectivement ces phénomènes. Freud publie des travaux sur la télépathie. Jung témoigne de l'existence fréquente de la précognition. Incapable de l'expliquer, il déguise son incapacité en un principe tautologique : la "synchronicité". Les phénomènes qui font appel à ce principe échapperaient à la loi de cause et d'effet.
Malheureusement, pour sérieuses et crédibles qu'elles fussent, les données avancées par les psychanalistes les plus réputés, n'étaient pas acceptables par le milieu scientifique de l'époque, car elle n'étaient ni reproductibles, ni encore moins quantifiables. Ces phénomènes étaient spontanés, non répétitifs, et ni prévisibles, ni observables en laboratoire, critères encore admis aujourd'hui par l'orthodoxie scientifique. D'où l'apparition d'une
Leur erreur provenait de ce que si les phénomènes psi ne sont pas reproductibles en laboratoire ni prévisibles (ce qui est le cas des tremblements de terre ou des chutes de météorites), ils sont néanmoins observables car à condition d'accéder à l'inconscient du psychisme, ce qui explique que les psychanalistes aient été les premiers à rencontrer fréquemment ces phénomènes, sans l'avoir prévu ni recherché.
Le désinformation primaire a frappé en France tous ceux qui faisaient état de phénomènes ne cadrant pas avec les postulats de l'establishment : notamment la mesurabilité, la reproductibilité, et l'adéquation à un modèle admis. L'exemple de l'Académie des sciences niant sous la présidence de Fontenelle l'existence des météorites et qualifiant de falsifications les échantillons rapportés par les observateurs bretons, est célèbre. Le postulat de reproductibilité perdure encore de nos jours bien qu'il soit réfuté par la physique quantique, et continue à servir d'argument à charge contre les parapsychologues en dépit des efforts couronnés de succès de ces derniers pour s'y conformer.
Le stade quantitatif, et ses pionniers : Soal, Urban, J.B.Rhine, les universités d'Utrecht et Duke en Caroline du nord.
E pur si muove!
Protestation indignée attribuée à Galilée.
Après la seconde guerre mondiale, la doctrine behavioriste qui sévit aux États-Unis évacue l'introspection et l'observation clinique au profit de la théorie Stimulus-Réponse. C'est l'époque de Hull, Skinner et Tolman, où sous couvert de pureté scientifique et d'orthodoxie expérimentale, fleurissent les articles académiques les plus délirants. On estime souvent aujourd'hui que les thèses béhavioristes relèvent de la pathologie mentale, en oubliant leur domination absolue comparable à celle de la refléxologie pavlovienne chez les soviétiques. Frappés par l'excomunication des phénomènes psi, les chercheurs qui ont compris que malgré tout la terre tourne autour du soleil, décident de répondre aux dogmatiques en se plaçant sur leur terrain. Ils se plient aux protocoles expérimentaux rigoureux, se figurant qu'ainsi ils pourront être acceptés et attirer de la part de la communauté scientifique l'intérêt une reconnaissance officielle attestée par la publication dans les revues officielles. De celle-ci dépend l'octroi des crédits nécessaires pour avancer dans la connaissance.
Le génie de Rhine le fondateur de la parapsychologie expérimentale, a été d'appliquer la méthode statistique à la démonstration des phénomènes psi. Elle permet ainsi, en détectant des communications télépathiques échappant à l'observation directe, de démontrer statistiquement leur existence.
Note. Rhine a eu l'idée d'utiliser une série de cinq symboles imprimés sur des lames de carton, ou cartes de Zener. Un opérateur bat les cartes et les visualise au fur et à mesure. Le récepteur qui se trouve hors de portée de l'opérateur, se concentre et essaye de deviner les cartes. Une horloge rythme la sortie des cartes ce qui permet de comparer les séquences démission et de réception et d'étudier les corrélations. Infatigablement les expériences sont répétées par de nobreux expérimentateurs dans le monde et des millions de tirages sont effectués. Non seulement la comparaison des séquences démontre l'existence de communications siimultanées, indépendantes de l'éloignement de l'émetteur et du récepteur, mais dans certains cas la réception précède la réponse, bizarrerie rejetée avec horreur par Einstein, qui se basait sur ses conséquences pratiques pour soutenir l'existence d'une vitesse limite de 300.000 km/seconde.
Les protocoles de Soal basés sur ceux de Rhine ne sont pas moins rigoureux que ceux en vigueur en psychologie expérimentale, et respectent les critères épistémologiques de reproductibilité, de falsifiabilité et de quantification. Les protocoles sont publiés et il suffit de les tester. Mais Soal ignore les mécanismes de la dissonance cognitive et sous-estime la puissance de la désinformation. Il croit naïvement à l'objectivité scientifique. Il a beau multiplier les précautions méthodologiques, on continue à l'accuser d'autosuggestion et d'amateurisme au mieux, de fraude, au pire.
Un scandale a frappé Levy, un assistant de Rhine, et on ne sait au juste, si Soal lui-même n'a pas sollicité les résutats scientifiques. Les soupçons qui pèsent sur Soal et l'assistant de Rhine, sont les deux seuls cas connus en parapsychologie et ont été émis, non par les zététiques, mais par les chercheurs en parapsychologie; ce qui prouve qu'ils sont capables d'introduitre eux mêmes des systèmes de contrôle et d'auto-régulation. La mauvaise foi est attestée par l'absence de critiques constructives à propos d'expériences qu'on n'a pas pris la peine de refaire pour les falsifier. L'aberration atteint son point culminant avec Brown qui incapable d'invalider les preuves basées sur le calcul des probabilités, en déduit que ce dernier est défaillant sans se rendre compte qu'il dénie ainsi toute validité tous les travaux scientifiques reposant sur la méthode statistique!
Son argument est d'ailleurs invalidé par les expériences de Urban. Ce médecin autrichien constate que les écarts par rapport au calcul des probabilités peuvent être négatifs, c'est à dire que le récepteur évite de mentionner la carte juste. Or ces écarts, dont l'amplitude démontre l'existence des phénomènes psi sont soumis à un effet de déclin résultant de la fatigue du sujet, ce qui exclut toute singularité statistique. Mieux encore, ces écarts sont positifs chez les schizoïdes, négatifs chez les paranoïdes, et sont influencés par l'injection de drogues comme l'insuline.
Au lieu d'ignorer les critiques de mauvaise foi et l'existence de la désinformation, et se concentrer sur l'exploration des phénomènes et la construction de ces modèles théoriques sans lesquels nulle science ne peut avancer, les malheureux parapsychologues s'acharnent à affiner leurs protocoles, frappés par un complexe d'infériorité. On arrive au paradoxe que l'on retrouvera plus bas : les psychologues officiels dénient la validité de protocoles bien plus rigoureux que ceux qu'ils appliquent dans leurs laboratoires!
Les applications militaires
Un des critères académiques souvent retenus pour officialiser des travaux, est leur fécondité. Ils doivent démontrer leur utilité, soit en expliquant des anomalies par des modèles acceptables par l'establishment, soit en menant à des découvertes pratiques. Or aucun parapsychologue ne peut satisfaire ces critères. Culpabilisés par l'accusation d'impureté épistémologique, comme Lady Macbeth ils essayent d'effacer une tâche imaginaire. Cette obsession détourne leur attention de l'effort théorique nécessaire qui pourrait faire avancer les recherches et conduire à des applications concrètes. Aucun parapsychologue ne s'en préoccupe et il faut reconnaître que le manque endémique de budgets, ne favorise pas la prospective. Pourtant il n'est pas difficile d'imaginer les incidences des découvertes potentielles sur la médecine, le marketing, ... et les communications.
Ces incidences ont été fort bien comprises par les militaires des deux blocs antagonistes. Les russes ont hérité aujourd'hui de l'avance des soviétiques ainsi que le montrent les récentes publications sur l'effet Ganzfeld. Les américains n'ont pas hésité à teste la télépathie sur des sous-marins et les astronautes. En effet il est impossible de communiquer par des moyens normaux dans les profondeurs de l'océan et sur la face cachée de la lune. Leurs découvertes ont été soigneusement cachées au public civil et protégées par une désinformation primaire.
Un exemple de désinformation est l'affaire des sous-marin. Le protocole et l'expérimentation, sont confiés en 1974 au Stanford Research Institute. On annonce à la presse que les essais ont échoué. J'ai eu connaissance du rapport et cela n'est pas faux. En effet la corrélation entre les dessins effectués sur le sol par des émetteurs, et ceux reçus par les récepteurs au fond de l'océan n'est que .75. Cela rend toute communication impossible, la fiabilité étant notoirement insuffisante d'après les exigences défense.
Le stade technologique et la situation actuelle
Un cycle vertueux se met en place lentement et fait évoluer la situation de la parapsychologie. Un nombre croissant de chercheurs sérieux beneficient du soutien d'institution réputées et des bugets correspondants. L'avènement de la haute technologie permet d'atteindre des niveaux du plus haut standard scientifique en matière de reproductibilité, et predictabilité et de quantification. Ces travaux entrainent une adhésion croissante des milieux scientifiques qui libèrent de nouveaux budgets.
Deux voies High Tech ont permis cette évolution favorable : l'informatique et la physiologie. La première a permis un chronométrage extrêmement précis et l'automatisation des observations excluant progressivement l'incidence de l'observateur et les contingences reprochées aux travaux des pionniers et un recours plus raffiné au calcul des probabilités. La seconde introduit des protocoles introduisant des conditions nouvelles telles que la déprivation sensorielle ou la mesure de la conductivité de la peau qui permettent d'enregistrer des communications psi de très faible amplitude échappant totalement à la conscience des sujets testés. À ce niveau de précision, les phénomènes psi apparaissent non pas comme l'apanage de sujets hyperdoués, mais comme une constante du vivant.
Le prix à payer, souligné avec force par les chercheurs, est la parfaite inutilité pratique de ces découvertes, ce qui les distingue des prétentions des charlatans et des escrocs, vivant de la crédulité toujours répandue dans le public.
Une découverte particulièrement impressionnante a été l'influence des émotions collectives de haute intensité sur les générateurs de nombres aléatoires. (GNA, en américain RNG, Random Numbers Generator). Ces derniers sont des sortes de roulettes de Monte Carlo, dont la boule tomberait sur le rouge (le 1) ou le noir (le 0) plusieurs fois par seconde. Au bout d'un temps assez court, les résultats se stabilisent à 50/50, ce qui correspond à l'entropie maximale caractéristique des nombres aléatoires et prédite par le calcul des probabilités. Mais lorsque des évènements exceptionnels surviennent drainant l'attention passionnée de millions de gens, les générateurs de nombres aléatoires de la région touchée sont perturbés. La déviation de l'état d'équiprobabilité correspond par définition, en théorie de l'information, à une baisse d'entropie, c'est à dire à l'émission d'une information.
Par ailleurs, plus l'émotion est forte et apparait simultanémént dans un plus grand nombre de sujets, plus la perturbation est importante. Or l'avènement des mass média et leur concentration croissante, crée des noyaux émotionnels d'une densité extrême. L'effet de cohérence entre les émotions et leur simultanéité est comparable à un effet laser. C'est la conséquence de l'ubiquité des communications télévisées, la simultanéité et l'identité de leur message, le conditionnement d'un public de plus en plus vaste, entraîné de réagir d'une manière prévisible à un évènement télévisé.
La méthode consiste à superposer les enregistrements télévisés à la courbe des variations de l'entropie des RNG. La précision est stupéfiante et les corrélations très élevées. Des RNG répartis dans des universités et des observatoire du monde entier, enregistrent sans discontinuer les variations d'entropie et les résultats sont centralisés à l'Université de Princeton. Essayons d'imaginer les variations d'entropie lors des évènements du 11 Septembre 2001! Le phénomène est du même ordre que la relativité ou la non séparabilité quantique. On ne l'observe pas dans la vie courante et un individu isolé ne peut influencer la roulette dans un casino! Mais dans les conditions de l'expérience on se trouve dans une situation de déferlement (ou de catastrophe selon la définition de Thom).
Apparaissent des discontinuités statistiques dues à la présence concomitante de "noyaux émotionnels" d'une extrême densité spatio-temporelle dues à la rapidité et à la cohérence des communications touchant un nombre considérable de gens fanatisés (Les mass média s'efforcent d'accroître le taux d'adrénaline par des procédés de suspens et de dramatisation), et d'instruments de mesure permettant de mesurer des perturbations de très faible amplitude. On ne peut qu'évoquer la métaphore citée plus haut. Les étoiles de masse importante entraînent une courbure de l'espace et la déviation de la trajectoire des rayon lumineux. Lorsque la densité devient extrême, la lumière est happée dans les noyaux et n'en sort plus. C'est le cas des trous noirs. L'équivalent émotionnel des trous noirs, est la concentration extrême des médias constatée par Zinoviev et propre au XXIe siècle, provoquant des phénomènes de perturbations de la théorie de l'information classique, tenant compte de conditions normales.
Une autre série impressionnante de travaux est particulièrement développée en Russie et en France. Elle consiste à programmer des robots par des programmes dépendant de générateurs de nombres aléatoires. Ces automates évoluent dans une enceinte close munie d'une paroi transparente. Dans des conditions normales leur trajet couvre d'une manière aléatoire et homogène toute la surface de l'enceinte. Mais si l'on rassemble derrière la vitre des poussins d'oie, les robots se rapprochent des poussins. Tout se passe comme si les poussins prennent le robot pour leur mère, ce qui est d'ailleurs conforme aux données de l'éthologie. Ce qui est moins conforme, est la capacité d'influencer les GNA de façon à obtenir la déviation désirée de trajectoire. Des expériences analogues ont été effectuées sur des rats, à Toulouse. Leur réussite a entraîné la suppression des maigres budgets alloués par les instances officielles.
Il n'est plus possible aujourd'hui de contester la validité de ces recherches, et les parapsychologues "sérieux" possèdent leur revues légitimes à l'image du milieu académique qui les contestes et filtrant les recherches selon leur conformité aux critères académiques admis! On distingue donc le "mainstream", l'establishment scientifique, du "fringe" ou sont rassemblés les amateurs et les marginaux.
La désinformation secondaire
Or, comme nous l'avons signalé, la France occupe une place singulière dans ce domaine. Alors que le monde anglo-saxon reconnaît la légitimité d'études menées au sein de nombreuses universités et centres académiques reconnus, la France refuse toujours à reconnaître la parapsychologie avec pour conséquence le faible standard des publications, non pas faute de talent mais faute de moyens. Il en résulte que pour effectuer un travail sérieux il faut s'expatrier, et pour le publier, il faut bien maîtriser l'anglais. Le retard ainsi pris par notre pays sera irreversible dans les prochaînes années. C'est ainsi que la France a perdu la bataille de la microinformatique et est en train de perdre celle des OGM, entraînant à sa suite l'Europe continentale. L'Angleterre et la Russie en revanche, se distinguent par la qualité de leurs travaux.
Cela ne signifie nullement, que en dépit des acquis, la parapsychologie soit reconnue. Dans le monde entier des revues scientifiques établies et une partie importante du milieu académique continue d'ignorer et de nier les progrès réalisés. Pis encore elle propage de la désinformation à l'état pur, en cantonnant la parapsychologie à l'image que s'en fait la population, et en ne citant que les pratiques de charlatans tout en taisant celles des chercheurs universitaires confirmés. On ne ment pas franchement, on tait, ce qui est le propre de la désinformation. Cette désinformation est secondaire car elle s'attaque aux auteurs qui voudraient dénoncer la désinformation primaire, celle qui a entravé les travuax initiaux de Rhine ou de Soal et qui a discrédité des Freud ou des Jung.
Si le conformisme se compare à un noyau scientifique à haute densité, et la courbure de l'espace à la désinformation frappant la trajectoire des rayons lumineux qui véhiculent les données, le nombre et la puissance des stéréotypes universitaires dans le monde joue le même rôle que les étoiles des galaxies. Elle désinforme le public et cet effet se manifeste par deux conséquences néfastes. Elle continue à priver de budgets et de chercheurs un domaine notoirement sous-équipé. Elle contraint les chercheurs à se conformer à un protocole restrictif calqué sur l'académisme et entravant toute créativité. Les enquêtes ont montré que seules les expérimentation à bases statistiques et quantitatives bénéficiaient d'une appréciation majoritairement favorable des milieux scientifiques, au détriment des observations qualitatives nécessaires pour stimuler l'imagination et suggerer des modèles explicatifs. Il va sans dire que la France n'est pas concernée par ces réflexions. L'establishment scientifique et universitaire est d'une telle cohérence que tel un trou noir il supprime purement et simplement la connaissance. Le savoir est happé et n'en sort plus.
Les protocoles qualitatifs et la désinformation qui s'y attache
Une caractéristique des protocoles scientifiques quantitatifs est qu'ils payent leur reproductibilité et leur universalité un très faible rapport signal/bruit. Le signal est trop faible pour être perçu directement par l'expérimentateur et il est tributaire non seulement d'instruments de mesures très élaborés, mais aussi de calculs statistiques dont la pertinence peut être mise en question. Instruments et calculs affaiblissent la réalité en la filtrant ainsi que l'a montré d'Espagnat et que l'a prouvé la physique quantique.
Une autre voie, est l'observation clinique de cas exemplaires portant sur des sujets exceptionnels ou des conditions exceptionnelles. Dans ce cas le rapport signal bruit est tellement important, qu'un appareillage sophistiqué et des calculs complexes, ne sont plus nécessaire pour le mettre en évidence. En revanche on ne peut prédire à l'avance la réussite.
Le cas Eccles.
La réussite la plus spectaculaire de la méthode clinique a été la mise en évidence de la séparation esprit-matière par Sir John Eccles. Dans le dogme réflexologique et réductionniste, toute action humaine est conditionnée par l'occurence de signaux extérieurs. Le libre arbitre n'existe pas et il n'existe pas une conscience non biologique qui puisse intervenir sur la matière, via le système biologique. Nous ne sommes qu'un sac d'organes empli d'hormones ou un ordinateur autoprogrammé. Le champ de conscience n'est qu'un épiphénomène. Or sir John Eccles a fait des expériences sur le cortex de patients trépanés et non endormis. En leur demandant par exemple de lever le bras à une heure précise, ils commandaient à leur volonté cet acte. Les mesures de l'activité corticale montre que dans le rapport Stimulus-Réponse, le stimulus neurologique est totalement absent. Le message "lever le bras" ne part pas d'un ordre biologique mais d'une volonté du conscient ne laissant aucune trace dans les mesures biologiques.
Mieux encore, Eccles nous propose une explication qui résoud le dilemme dualiste esprit-matière. Il fait l'objet du premier chapitre du traité de psychologie expérimentale, par Piaget. On peut le formuler comme suit: si l'esprit est immatériel, comme le suggère la parapsychologie qui affirme l'existence objective de transmissions plus rapides que la lumière, comment peut-il interagir avec un corps matériel? Eccles a découvert que les réponses biologiques dépendaient de la production de molécules inhibitrices ou excitatrices, ou exocytose. Or au niveau des "dendrons", se trouvent des sortes de roulettes de Monte-Carlo dans lesquelles les boules seraient remplacées par ces molécules. Normalement le calcul des probabilités prédit l'équiprobabilité à notre échelle d'observation et l'inertie. Si les ordres immatériels émanant de notre conscient modifient l'exocytose sans exiger d'échange d'énergie ce ne peut être que par une action sur les probabilités qui ne peut être envisagée qu'au niveau quantique. Or les molécules libérées par l'exocytose ont une masse de l'ordre de 10-4 grammes, soit au dessous du seuil quantique. À ce niveau de résolution les phénomènes quantiques apparissent : non séparabilité, modification du calcul des probabilités, indétermination etc. La découverte de Eccles, en dépit de son importance, demeure inconnue du grand public et de l'élite cultivée et le savant a eu le plus grand mal de la publier en France. Elle n'est pourtant pas une de ces révélations douteuses que peuvent commettre les scientifiques les plus renommés, elle lui a valu le prix Nobel!
Le cas Sheldrake. Rupert Sheldrake est l'auteur très contesté de protocoles démontrant l'existence d'anomalies scientifiques qui lui ont valu l'exclusion de l'establishment scientifique. Ces anomalies sont détectées non pas par des méthodes quantitatives en laboratoire réservées aux seuls spécialistes, mais par des dispositifs accessibles au grand public, reproductibles et contrôlables. Contrairement aux parapsychologues du "mainstream" qui chassent des phénomènes de très faible amplitude et très répandus, Sheldrake sélectionne avec soin les cas en fonction de leur forte amplitude et les enregistre avec une caméra lorsqu'ils se présentent. Les protocoles consistent non seulement à les fixer sur film, mais aussi à imaginer des conditions où on les force à se manifester d'une façon visible à tous sans qu'il soit besoin de recourir à des appareillages sophistiqués ni à des calculs compliqués. On se doute que cette convivialité n'est pas pour plaire au "mainstream" officiel ni même celui des parapsychologues.
Une autre raison de l'opposition que rencontre Sheldrake, est que contrairement aux parapsychologues, il a recours à une démarche hypothético-déductive et s'appuie sur une théorie bien articulée, celle dite " des champs morphogénétiques".
Cette théorie est féconde dans la mesure où elle permet non seulement d'expliquer les anomalies mais aussi de prévoir les conditions de leur occurrence et de bâtir des expériences falsifiables. Reproductibilité, falsifiabilité, protocoles déclarés autant de critères d'acceptabilité. Le moins que puisse faire la communauté scientifique avant de le condamner, est de répliquer les expériences afin de prouver leur échec. Mais la désinformation consiste précisément à ne jamais faire une contre-expertise qui pourrait confirmer le point de vue adverse. Sous ce point de vue, Henri Aspect, appliquant le protocole de Bertrand d'Espagnat a été exemplaire. Il voulait démontrer en tant que communiste, que Einstein avait raison et Planck avait tort. L'expérience qui porte son nom prouva qu'il avait tort. Le principe de falsifiabilité démontra sa valeur épistémologique. Aspect méritait un prix Nobel. Il ne l'obtint jamais.
Voici deux exemples d'expériences de Sheldrake.
Le chien en question était connu pour pressentir l'arrivée de son maître dès qu'il se trouvait à quelques minutes de la maison. Un caméra munie d'un compteur chronologique enregistra le chien dans le salon que son maître allait quitter. Un expérimentateur muni d'une caméra portative, munie d'un compteur semblable et synchronisée avec la première, accompagna le maître dans un périple dans les jardins de Vienne, siège de l'expérience. Il est interrompu par un appel téléphonique passé à un moment choisi au hasard, provenant d'un autre expérimentateur et ignoré des deux hommes. Ces derniers prennent un taxi pour entrer et le chien fait la fête à son maître ... dès que la décision est prise de rebrousser chemin et se trouve à dix minutes de taxi de la maison. Un montage montre sans discontinuer et simultanémént, le compteur chonométrique, les images du chien dans le salon et les déambulation de son maître et de l'opérateur.
Alors qu'une simple répétition de l'expérience précédente prouve l'existence de la télépathie, en revanche celle du texte biblique met en relief un phénomène nouveau, découvert par Sheldrake. La théorie des champs morphogénétiques de ce dernier a été inféré à partir du comportement de certains animaux, et d'une constation inexpliquée mais confirmée par les chimistes. Lorsque l'un deux parvient le premier, au bout de longs et laborieux effets à faire cristalliser une molécule, tous les laboratoires du monde constatent que la masse colloïdale du produit cristallise au même moment. On a avancé l'hypothèse d'un germe cristallin transporté par le vent jusqu'à des laboratoires clos et distants à des centaines, voire des milliers de kilomètres. Sheldrake a émis celle que lorsqu'un évènement est fortement chargé de sens et d'émotion, et/ou est soumis inlassablement pendant des années par un nombre très important de récepteurs, il oriente l'espace de phase et modifie le calcul des probabilités. La présence d'une forte motivation, chez un grand nombre d'individus aurait pour effet d'abaisser l'entropie. Cette théorie rend compte de l'effet mis en évidence par les RNG. Sheldrake a imaginé des expériences simples applicables par tous les scientifiques, et invite ces derniers à faire preuve d'imagination pour les conforter. Il existe même un prix attribué aux meilleurs. Dans le cas présent, on montre à des individus ne connaissant pas l'hébreu, disons des esquimaux, deux textes en les informant que l'in d'eux est sacré et en leur demandant des le désigner d'instinct. La théorie prévoit que la probabilité que le texte biblique chargé d'une intense signification déforme l'espace de phase, ici, le champ morphogénétique. En d'autres termes, il émet des "ondes de forme". L'entropie doit donc diminuer et il devrait avoir une corrélation supérieure à .50 entre le texte biblique et celui désigné par les sujets de l'expérience. Toute cellule de recherche peut à peu de frais reproduire l'expérience.
Est-il besoin de dire que l'establishment scientifique s'est soulevé contre l'impureté des protocoles, au lieu de les falsifier, et a frappé d'excommunication l'auteur, dont la notoriété est assurée, mais le statut scientifique ruiné?
Un témoignage personnel. Je ne m'interesse pas à la parapsychologie, l'ésotérisme me répugne et j'ai horreur des charlatans mediumniques ou devins, non seulement parce qu'ils exploitent la crédulité du public, mais à cause du climat morbide qu'ils entretiennent. Cependant j'ai été sensibilisé par hasard dans mon adolescence aux anomalies psi. Je me suis interessé en effet de près au comportement des êtres vivants avant les éruptions volcaniques et les tremblements de terre.
Le chien de la montagne Pelée
Notamment la catastrophe qui devait ensevelir la montagne Pelée sous une chape de lave fut précédée d'une accalmie d'une nuit, succédant à des semaines de signes avant-coureurs. Les autorités désinformèrent les habitants en les rassurant de peur qu'ils ne quittent la ville et ne puisse êtres présent pour l'élection du gouverneur! Mais ce qui me frappa fut moins la crédulité incroyable du public, que le comportement des animaux, qui donnèrent pendant les heures calmes précédant l'éruption, des signes de panique extrême. En étudiant de près les témoignages très nombreux sur ces journées tragiques, j'en vins à la conclusion qu'il était tout à fait improbable qu'il n'y ait pas de corrélation étroite entre la catastrophe et le comportement des animaux. La réponse précédait le stimulus! J'en parlai plus tard à mes professeurs et mes collègues, mais ceux-ci ne témoignèrent aucune curiosité et plus tard, me conseillèrent de porter mes regards ailleurs.
Le livre d'Amadou
C'est le moment où parut le livre d'Amadou : la science est le paranormal, exposant les expériences de Soal, d'Urban et de Rhine et j'en tirai les trois conclusions suivantes:
1. Il était tout à fait improbable que tous ces chercheurs aient falsifié constamment toutes les expériences. La meilleure réponse pou s'en assurer, était de les reproduire, ce qui a été fait des milliers de fois dans le monde, toujours avec des résultats équivalents. Je faisais moi-même mes études de psychotechnicien et j'étais bien placé pour connaître les erreurs méthodologiques des tests admis par les béhavioristes.
2. L'existence de ces anomalies heurtaient le sens commun comme les esprits restés à la vision du monde du XIXe siècle, ce qui était le cas des psychologues et des psychotechniciens. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, Planck et Einstein étaient connus, comme Picasso et Kandinsky, mais les gens vivaient comme si la relativité, la physique quantique, le cubisme et l'abstraction n'existaient pas. Pour désigner quelque théorie incompréhensible et un peu loufoque, on disait c'est de l'Einstein, c'est du Picasso. La théorie quantique confirmait l'existence de lois en accord avec les phénomènes paranormaux mais nul ne s'en souciait. J'écrivis un article sur ce sujet dans la revue Planète consacrée à la parapsychologie, et je projetai de m'interesser à des anomalies qui relevaient de mon domaine : la théorie de l'information et des communications.
3. Le terme de parapsychologie était tendancieux. Lorsqu'une anomalie est constatée dans une discipline, plutôt que d'être rejetée hors des fontières de la recherche, elle doit provoquer une remise en cause radical de tous les postulats en vigueur. Ce n'est pas aux anomalies de s'adapter à la théorie, c'est à la théorie de s'adapter aux anomalies. L'exception infirme la règle, elle ne la confirme pas. L'étude des phénomènes psi était fondamentale en ce qu'ils falsifiaient le paradigme orthodoxe et ainsi forçaient les savants à émettre d'autres hypothèses. Mais les faits étaient trop aberrants pour entraîner un simple amènagement, ils laissaient pressentir une révolution radicale dans notre vision du psychisme humain.
Niels Bohr et Jean Piaget. Le conscient paranormal, et excommunié comme tel
Les deux courants majeurs de la psychologie officielle du XXe siècle ont évacué la notion de conscient, voire même nié son existence.
Les deux courants majeurs de la psychologie officielle du XXe siècle ont été le béhaviorisme et la reflexologie. Ils ont dominé la psychologie expérimentale et exercé un véritable terrorisme. Notamment l'existence des phénomènes de conscience, et en fait du conscient en tant qu'objet d'étude étaient évacués. Pavlov estimait que le conscient était une tare de la bourgeoisie, toutes les actions et les perceptions de l'individu était gouvernés par des réflexes conditionnés. Pour Skinner et Hull, le conscient était un épiphénomène qu'on ne pouvait inférer qu'à partir d'information factuelles, c'est à dire quantifiables, mesurables et reproductibles. De ce fait la psychanalyse, la phénoménologie ou la psychologie de l'art étaient exclues du champ d'étude officiel. David Rapoport, un des plus grands psychologues du XXe siècle d'après Piaget, qui essaya de concilier psychologie et psychanalyse, ne parvint pas à se faire éditer! Ses collected papers ne paraîtront qu'après sa mort. Il y avait de bonnes raisons à cet ostracisme : les éléments du champ de conscience se comportent comme les particules de la physique quantique. Il suffit de l'observer pour les modifier et on ne peut les communiquer sans les alterer. On peut dire que leur réalité, comme celle des quarks ou des bosons est inférée. Mais plusieurs caractéristiques opposent les particules quantiques et les éléments du champ de conscience. Celles-là ne sont accessibles qu'à travers des instruments, leur sens, leur réalité est faible et inférée à partir de la perception que nous avons des résultats d'expériences perpétuellement falsifiées, en revanche, ces réalités faibles sont précisément communicables. Celles-ci ne sont pas accessibles aux instruments de mesures ni communicables, un daltonien ne peut imaginer ce qu'un individu normal perçoit en voyant un Monet, en revanche nous en avons une connaissance directe.
Si les psychologues béhavioristes avaient quelque raison d'écarter de leur champ d'expérimentation une réalité aussi fuyante, ils n'en avaient aucune pour en inférer leur inexistence, ce qu'ils ne cessèrent de proclamer. L'introspection, les cas cliniques, les confessions, les témoignages étaient excommuniés comme relevant de l'imaginaire. Tout au plus les considérait-on comme des réponses verbales. Mais ils ne se rendaient pas compte qu'en agissant d'une manière aussi dogmatique ils s'enfermaient dans un paradoxe insurmontable. Nous ne connaissons la réalité qu'à travers des instruments, des textes, des images, des formules. Mais ces instruments, ces textes et ces formules nous ne les appréhendons que par notre champ de conscience. Si nous nions son existence, tous les résultats scientifiques, y compris béhavioristes, s'effondrent.
En dépit d'une remarque aussi simple, les béhavioristes s'obstinèrent dans leur attitudes et imposèrent leur dogme d'une manière toute médiévale. Un des plus grands chercheurs béhavioristes, Charles Osgood m'avoua qu'il avait dû dans sa théorie de la différenciation sémantique, avoir recours à des contorsions absurdes pour habiller les phénomènes de sens d'un appareil formel acceptable par l'establishment. Aujourd'hui, on commence à apprehender les dégats commis par ces inquisiteurs scientifiques. Deux hommes géniaux devaient affronter le tabou et se servir du caractère irreductible du conscient, non pour l'évacuer, mais pour le questionner.
Niels Bohr
Jean Piaget
Le second était Jean Piaget. Dans son introduction à la bible de l'establihment, le monumental traîté de psychologie expérimental dirigé conjointement avec Paul Fraisse, Piaget commit un acte sacrilège : non seulement il admit l'existence du conscient, mais s'interrogea sur ses relations avec l'univers matériel. Il se demandait comment l'esprit immatériel pouvait communiquer avec la monde matériel (et notamment le cortex). Il exposa deux thèses aussi insatisfaisantes l'une que l'autre.
La première, l'interractionnisme postulait l'existence de particules à la fois matérielles et immatérielles qui établiraient la connexion entre conscient et cortex, le parallélisme écartait cette thèse comme incohérente et admettait franchement la séparation entre les deux mondes. Si les deux communiquaient, cela était dû à un phénomène mystérieux de résonance sympathique. On postulait que lorsque deux systèmes sont isomorphes, en modifiant l'état de celui-ci on influait sur celui-là. Piaget déplorait leur improbabilité, mais les autres thèses étaient impossibles, et quand on exclut l'impossible, l'improbable doit être considéré. L'apport de Piaget consista a prouver les oppositions irréductibles entre l'esprit et le monde matériel.Ses arguments étaient faux mais la conclusion exacte. Piaget ne tenait pas compte des théories du XXe siècle.
Il est curieux de noter que les deux explications trouvaient leur correspondance dans d'autres disciplines. La logique du tiers inclu de Lupasco postule qu'un troisième terme, t, lie a et non-a et s'accorde à l'interractionnisme. Le parallélisme se rapproche de la non séparabilité quantique, et de l'astrologie et du livre chinois des mutations. Ces dernière s'appuie entre l'isomorphisme de leur modèle combinatoire et de leur organisation des évènements-types qui jalonnent l'existence humaine. Quand le modèle subit des modifications, il influe sur le cours de l'existence, le lien étant le parallélisme entre des domaines incompatibles.
Karl Popper
Le troisième fut Sir Karl Popper, le promoteur du critère épistémologique de falsifiabilité. Il était bien placé pour rejeter le dogmatisme matérialiste et réductionniste, enfermant le monde dans les étroits limite des canons expérimentaux. Mais dès qu'il eût admis la réalité du conscient, il dût reconnaître son irreductibilité au monde décrit par la science. La même opposition se présentait, qui affectait les interprétations ondulatoire et quantique d'une réalité incertaine. Incompatibles certes mais toujours transmises par des instruments complémentaires. De même les deux visions : quantifiée et mesurée de la science expérimentale, qualitative et chronocentrique du conscient sont-elles ne sont-elles observables qu'au travers de deux instruments disjoits : les instruments de mesure, l'accès direct par notre introspection. Popper désigna par premier monde et second monde les deux approches incompatibles, et par troisième monde l'interaction entre le monde du conscient et celui de la réalité physique et biologique. Nous sommes aux antipodes du monisme réductionniste d'un Changeux, qui ne voit dans le conscient qu'une émergence du biologique. L'homme neuronal et l'homme informatique sont relégués au cabinet des errements d'une science dévoyée.
Le caractère paranormal du conscient On ne comprend le rejet du conscient que si l'on tient compte de l'intuition aïgue de l'establishment, de son caractère irreductible à la vision matérialiste dominante. Celle-ci est profondément moniste on l'a vu. Le dualisme esprit-matière lui répugne profondément car elle a pour eux des connotations religieuses et philosophiques insupportables. En effet accorder droit de cité scientifique au conscient, c'est admettre des faits incompatibles avec le dogme unitaire. Le champ de conscience se présente en effet comme un agrégat d'éléments qualitatifs, hétérogènes, non transmissibles (lorsque je vois rouge, ce qui circule dans les canaux de transmission, sont des fréquences, des structures quantitatives, des mots, des images, ce n'est pas la connaissance directe que j'en ai par l'introspection. Non seulement les éléments du champ de conscience sont irreductibles les uns aux autres, ni aux descriptions scientifiques, mais ils génèrent le présent, ils oblitèrent le passé et ne peuvent qu'inférer le futur. Ils n'ont ni masse, ni énergie, leur organisation est floue et imprévisible, l'observation directe la perturbe, et l'observation indirecte est impossible.
Les phénomènes paranormaux ne sont que le prolongement du conscient dans l'inconscient. Ils supposent l'existence d'éléments sans masse, sans énergie, pouvant de ce fait voyager dans l'espace temps sans les contraintes relativistes. Comment dès lors s'étonner de l'attitude du monde scientifique pour des phénomènes aussi obscurs et aléatoires que les psi, alors qu'elle n'est pas sensiblement différente pour l'observation directe de faits de conscience que chacun d'entre-nous éprouve sans relâche. En conclusion, on s'aperçoit que l'excommunication de la parapsychologie revient à excommunier la psychologie au profit de ce que l'on appelle les neurosciences. Cette désinformation est un des faits les plus importants de notre temps.
Note : Le Dr Mario Varvoglis a bien voulu revoir cet article et m'a signalé deux erreurs. La première est une faute de frappe relative à son nom. La seconde est beaucoup plus curieuse : j'ai remplacé le nom de Sir John Eccles, prix Nobel de biologie du cerveau, que j'ai connu lors de son passage dans mon centre culturel des Capucins par Sir John Estes. Ce lapsus calami est du au fait que je pensais à deux hommes frappés par la conspiration du silence. Le premier est le plus grand des peintres hyperréalistes, Richard Estes. Le second, était Billie Sol Estes, le dernier témoin à charge contre le président Johnson, et qui est passé à la trappe dans l'édition officielle de Virus. Le piquant dans l'histoire est que sur le document original attribué à Bronstein, c'est l'erreur en sens inverse qui est commise : c'est Sir John Eccles qui remplace le personnage douteux Estes!
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Vue non groupée | Vue groupée)Après lecture de votre article, j'ai retenu un point qui m'a interpellé. Tout d'abord, je voudrais dire que je ne suis ni zététicien(nne), ni affilié(e) à une association sceptique quelconque. Je m'intéresse tout simplement aux résultats de la parapsychologie scientifique (pléonasme volontaire), car comme beaucoup, je m'interroge sur certains phénomènes pouvant mettre en jeu le psychisme humain. Bref, ce n'est pas l'objet de mon message, j'en reviens donc sur ce qui m'a fait poster ce commentaire, l'information que vous faites passer sur la zététique. Pour illustrer un peu tout ça, je vais prendre un exemple tout simple, l'Observatoire zététique qui est une association loi 1901. Se basent-ils sur un postulat de base de la non-existence des phénomènes psi ? Je n'en ai pas l'impression. Leur positionnement sur les phénomènes psi ou d'une manière plus générale sur les phénomènes paranormaux ne se fait pas à mon avis en terme de croyances. Afin d'éviter les amalgames entre les mouvements sceptiques (contemporains) et la zététique, il est utile à mon avis de rappeler que la zététique n'est pas une posture philosophique, mais bien une démarche, une démarche scientifique. Même si elle s'inspire du doute du scepticisme, la zététique le considère plutôt comme un moyen et non comme une fin. Je pense que le mieux pour celui où celle qui voudrait se faire une idée de ce qu'est réellement la zététique est d'aller visionner les conférences qui sont consultables sur le site de l'Observatoire Zététique, notamment celle du 6 octobre 2005, où ils expliquent assez bien la manière dont ils travaillent sur le terrain (scientifiquement, déontologiquement...). http://www.observatoire-zetetique.org/page/doc.php?publication=1&ecritId=36#6oct05 Pour finir, je dirais que je trouve très dommage qu'il faille continuellement se positionner en terme de convictions. Je suis convaincu(e) que c'est un frein important dans la compréhension de ces phénomènes. On retrouve ce clivage "j'y crois" "j'y crois pas" également très souvent dans les émissions (télé). Les chaînes ont certainement avantage à ce que les positions des uns et des autres soient le plus tranchées possibles. Mais est-ce toujours le cas dans la réalité ? Bien cordialement La Citrouille masquée
#1 La Citrouille masquée (Site) le 02/04/2007 à 12:33 (Répondre)
Merci de vos précisions sur la zététique. Je suis de votre avis lorsque vous déplorez les jugements basés sur des convictions. Certes dans notre vie quotidienne, nous devons en avoir, sans cela ce serait la paralysie et l'uniformisation délétère; mais la science n'a que faire de l'action et à la longue les théories rejoignent un consensus. La science ne peut être affaire de croyances et celles-ci sont immanquablement génératrices de désinformation. Le but de la science est la recherche de la vérité, même et surtout quand elle dérange. Or, si les mathématiques ou la paléontologie, n'inspirent pas des débats subjectifs, en revanche les dogmes scientifiques comme le néodarwinisme ou le réductionnisme empoisonnent la connaissance. La parapsychologie est plus que toute autre branche de la science frappée par les dogmes et les présupposés, que ce soit de ses partisans que de ses détracteurs. Dès qu'on dit "j'y crois" on se met en marge de la science, et en particulier de la recherche de la connaissance. Merci de vos précisions. Bruno Lussato.
#2 Anonyme le 02/04/2007 à 13:49 (Répondre)
Bonjour Si les laboratoires scientifiques étudient dans certains pays la 'parapsychologie', définie dans ce site par quatre 'disciplines' : la télépathie, la clairvoyance, la psychokynèse et la précognition, ces mêmes laboratoires DEVRAIENT SAVOIR qu'autre chose est en train de déferler sur le monde connu : le Nouvel Age. Mon désir n'est pas d'ouvrir une polémique, mais le Nouvel Age d'aujourd'hui est nettement plus puissant, structuré et avantagé qu'il y a encore 30 ou 50 ans; car à partir du moment où l'on étudie les faits 'étrangers' à la raison, l'on peut y ajouter les contacts interdimensionnels, les théories de la Terre creuse (et images à l'appui), les phénomènes exotiques (extra-terrestres) et antigravitationnels, l'existence d'êtres humains immortels (vous voulez en rencontrer?), les civillisations technologiques disparues, le voyage au-delà des barrières de la perception, le voyage du corps de rêve, l'aura... L'Univers du Nouvel Age s'est affranchi d'un redoutable handicap: non pas les scientifiques, mais plutôt de l'existence de soi-disant formateurs: les 'grands initiés de religions millénaristes et remarquablement techno-scientifiques, qui ont fleuris depuis le début du siècle passé. Nous avons remplacé la formation des prétendus maîtres (dangereuse) par l'immensité de l' information tout azimuth, fournie par INTERNET. Les laboratoires sont en retard s'ils estiment que les new-ageurs sont des rêveurs: nos informations sont classées, comparées; notre souci n'est plus de croire en ce continent inaccessible: l'inconnu. Non, notre souci est de savoir par où les certitudes des positivistes et des pires d'entre eux, les zététiciens, vont être anéanties. A la limite nous nous renforçons chaque jour et donc, pourquoi se presser ? Y a pas le feu au lac; notre public (les enfants de d'aujourd'hui sont les adultes de demain) nous est acquis. Que le spectacle commence par l'ouverture des chambres de la Grande Pyramide, par exemple... Soliris, qui apprécie les efforts de Bruno Lussato.
#2.1 Soliris (Site) le 02/04/2007 à 17:43 (Répondre)
Réponse à Soliris. Si je me place sur le terrain décevant de la rigueur sémiologique, je suis obligé de demander ce que signifie l'expression : "faits étrangers à la raison". Il me semble que les trois termes : faits, étrangers et raison sont plus ou moins contradictoires. Tout d'abord, ce que cite Soliris, ne relève pas que je sache de l'information factuelle, mais du pur fantasme, au même titre que les martiens et les fourmis qui jadis découvrirent la bombe atomique. Il faudrait y ajouter le paradis des croyants supposé situé au firmament, ce qui a été infirmé par Gagarine, au retour de son voyage extra-terrestre, et les régimes socialistes de l'URSS à Cuba, autres paradis situés ceux-là sur terre. Puis il y a le mot "etranger" : cela peut vouloir dire ne relevant pas de la raison, comme la poésie ou la métaphore, mais aussi contraire à la raison, infirmant la raison. C'est le cas des contradictions internes propres à la désinformation. Dire : dada c'est-ci, dada c'est là, dada c'est caca (slogan des dadaïstes) ne relève pas de la raison. "Travailler moins pour gagner plus" ou "torturer et exécuter des gens pour leur bien" est contraire à la raison. Enfin le mot raison est lui-même contaminé. La raison c'est ce qui constitue pour vous une évidence. Pour d'autres, c'est ce que leur dicte le sens commun ou pis encore, le bon sens. Les néo-darwinistes se croient adeptes de la raison. Mais ce sont eux qui estiment qu'un lezard peut devenir un oiseau par la conjonction de micromutations et de la sélection naturelle, assertion digne de la pataphysique la plus folle, lorsqu'on songe à la multitude de hasards nécessaires pour obtenir une mutation aléatoire faisant intervenir des centaines de paramètres. C'est la raison qui a condamné le travail de Mendeleev, qui montrait qu'en rangeant les éléments par ordre de poids atomique croissant, on mettait en évidence des phénomènes cycliques. Les partisans sérieux de la raison on proposé un classement par ordre alphabétique, démontrant qu'il était aussi fécond. Les partisans de la raison ont raillé ceux de la physique quantique qui nous dit que le chat se Schroedinger peut être mort et vivant tout à la fois. Mais comme je ne suis pas tout à fait stupide, je puis lire à l'envers vos commentaires et pnser que vous assimilez le travail besogneux des parapsychologues aux divagations de charlatans à l'égard des foules crédules. Cette attitude se développe en même temps que la montée des sectes. C'est elle qui pousse les parapsychologues à s'épuiser dans la recherche impossible de la satisfaction des zeteticiens et autres sceptiiques au lieu d'essayer de bâtir une explication rationnelle des phénomènes qu'ils décrivent sans les expliquer. Mais vous avez raison, y a pas le feu au lac, et quoi qu'il en soi, l'homme trouvera toujours une solution. (Fruttero e Lucentini).
#3 Anonyme le 02/04/2007 à 19:14 (Répondre)
Pourquoi attaquer un commentaire ? Le problème de définir la raison a beaucoup moins d'importance pour nous, sans pour autant la sous-estimer; les 'Nouvel-âge' ont compris que l'Occidental est essentiellement dans sa tête (il pense beaucoup-la pensée est l'outil de la raison-, il parle beaucoup) et qu'il se focalise donc sur 2 des 7 ou 8 centres d'énergie de son être total; donc quand je parle de faits étrangers à "la Raison", il entrent EN FAIT dans la catégorie des phénomènes perçus par les autres centres... Peut-être serez-vous un jour tenté d'étudier les livres de Carlos Castaneda, qui bien qu'ils aient été écrits par un anthropologue raisonnable (au départ) , sont de véritables manuels sur la Perception. Parlons des Indiens de l'Inde: vous estimez sans doute qu'ils sont "comme nous" (ou plutôt comme vous). Pas du tout; lorsqu'un Immortel apparaît dans un village (des amis sûrs en ont été témoins (vous voulez que je vous raconte?), l'information n'arrive pas au village voisin, parce qu'il est tout-à-fait naturel de rencontrer le Prince Siddaharta ou Tsong Kappa de retour sur les lieux (anciens) de sa prédilection. Quand les zététiciens comprendront-ils qu'un Indien du Mexique, un féticheur africain, un Oussawi du Maroc, un Yogi de l'Inde ou de Shamballa accède à deis mpressions qu'il ne peut vous décrire qu'autrement qu'en vous y emmenant? Mais ces phrases ne sont que des paroles; un fait nouveau et immense attire déjà l'attention des foules: les crop circles Certains d'entre eux me sont compréhensibles totalement...Et vous? Car en fait, pouvoir réinterpréter un message exotique d'un crop circle, qui s'adresse au départ à un autre sens que celui de la raison (un autre centre, disais-je), c'est pour un new-ageur une vraie performance, qui engendre l'admiration envers les émetteurs dces messages... Soliris, qui effectivement blablate beaucoup
#3.1 Anonyme le 03/04/2007 à 16:17 (Répondre)
Bonjour, J'aimerais vous donnez ma vision de la Parapsychologie..Celle ci est la Psychologie profonde, je m'explique: Si nous remontons les effets dans le temps sur un sujet il y a toujours une cause avant..Ces causes nous en sommes les créateurs par nos pensées, paroles et actes. Enfin de compte nous sommes le résultat de notre pensée, je pratique la méditation par ce biais je peux rester sans avoir aucune pensée pendant un long moment, je ne cré rien, et les pensées ne viennent pas me perturber, car c'est moi-même qui dirige ce que je veux. C'est dans ce vide mental (ou niveau de conscience modifié) que nous pouvons je dirais éliminer le moi ( comme nous le consevons ) pour baigner dans le tout ( inconscient collectif ) ou vacuité. De ce niveau de conscience nous pouvons voir des phénomènes des trois temps passé, présent et futur ou vision de vies antérieurs. Du moment que nous créons des pensées, nous sommes incarnés dans notre moi physique. Donc nous croyons vivre la réalité exemple; si nous rêvons la nuit et nous ne rêveillons pas nous croyons également vivre la réalité et pourtant c'est faut. Mais pour en venir au but de tout cela et vous dire que dans ce cas nous vivons également dans l'illusion, qui n'est que le résultat de nos pensées. A bientôt
#4 Heinrich (Site) le 02/04/2007 à 23:01 (Répondre)
Il est exact, que lorsque nous nous reportons à notre experience subjective, nos états de conscience sont la seule réalité qui compte pour nous. Le Moi réside tout entier dans cette sorte de cinéma qui défile devant nous. Le fait de savoir si oui ou non il correspond à une réalité physique est indécidable. Nous ne pouvons que l'évaluer par des inférences. Sir KArl Popper appelait deuxième monde votre expérience subjective, la seule accessible par voie directe, et premier monde, l'ensemble des faits matériels, du monde physique qui nous entoure, cerveau compris. Si vous avez besoin d'éclaircissements lisez le chaptire : theatrum mentis, dans mon ouvrage "virus" paru aux editions des Syrtes, et ajoutez vos commentaires dans le blog pour en faire bénéficier les autres internautes. Merci de votre contribution. Bruno Lussato
#5 Anonyme le 03/04/2007 à 03:39 (Répondre)
Les phénomènes paranormaux Bruno comme nous les appelons, sont tout à fais normaux mais inconnus de la plupart des êtres, car ils sont intimements liés à notre évolution Spirituelle et sont latent en chaque personne.
#5.1 Heinrich (Site) le 03/04/2007 à 19:53 (Répondre)
Bonjour Bruno. Vous affirmez que " les indicateurs de la désinformation sont tous au rouge ". Je fais partie de l'Observatoire Zététique, cité par un auteur dans un commentaire précédent. L'OZ est l'association zététique qui compte le plus grand nombre d'adhérents. C'est aussi la plus active. Et je m'étonne de lire de tels propos sous votre plume. [La diabolisation] : ça n'existe pas chez nous. Nous entretenons de très bons contacts avec des parapsychologues et sommes demandeur de plus de travail en collaboration. [La dissymétrie] : nous nous astreignons à la rigueur que nous aimerions lire chez les autres. Nos protocoles sont tous publiés et nos rapports expérimentaux contiennent l'intégralité des détails permettant de les reproduire à loisir. [Les fausses symétries] : les conditions de réalisation de nos expériences sont celles qui sont discutées avec les gens qui travaillent avec nous. Cf. par exemple, notre protocole récent sur la radiesthésie. [L'infraction epistémologique] : nos arguments sont tous falsifiables. Nos publications ne sont pas différentes de celles des parapsychologues. Nous attendons avec impatience la publication d'un rapport expérimental de l'IMI. Nous informons d'ailleurs souvent des parapsychologues de nos travaux et leur proposons régulièrement de participer à ceux-ci. [Le refus de considérer les enjeux] : les enjeux sont les mêmes. Si nous obtenons un résultat positif, nous en prendrons acte et appellerons à une reproduction indépendante de l'expérience. Nous nous y engageons systématiquement avant de commencer à dérouler un protocole. [Le reproche maintes fois réitéré, que même si les faits sont probants, on ne propose aucune théorie explicative] : c'est vrai, souvent la théorie manque. Mais pas toujours. Sheldrake dispose bien d'une théorie et d'expériences. C'est la raison pour laquelle nous nous penchons sur ses travaux. [Les faits sont premiers, qu'ils cadrent ou ne cadrent pas avec notre conception du monde] : nous sommes d'accord. [Il appartient aux adversaires de la parapsychologie de refaire les expériences et de se charger d'émettre des hypothèses, puisque les parapsychologues en sont incapables] : Utiliser le mot " adversaire " comme vous le faites, c'est se positionner encore une fois dans un débat dont nous ne voulons plus. Le débat que vous relancez a 50 ans. Nous préférons de loin travailler et soumettre nos travaux à la critique de tous, parapsychologues compris. Discutons moins, travaillons plus, peut-être en sortira-t-il quelque chose. Nicolas Vivant.
#6 Nicolas Vivant (Site) le 03/04/2007 à 11:23 (Répondre)
A Bruno Lussato : quelle est l'adresse de votre blog? A Nicolas Vivant : c'est vrai que vous semblez aborder la parapsychologie avec plus de douceur que les zététiciens d'il y a cinq ans; mais je pense que vous perdrez du temps en faisant le procès systématique des informations que vous recevrez, que certaines d'entre elles, selon le principe de Peter, ne pourront vous pousser à déborder de votre entendement général. Vous verrez des esprits plus ouverts mais moins instruits que vous, briller par des déductions évidentes mais à priori et pour l'instant encore irrationnelles; vous verrez les lois de Newton, dans le domaine des certitudes les plus incontournables, supplantées non pas sur le fond, car Newton reste Newton, mais par d'autres lois qui coexistent, comme l'électricité existait déjà au temps de la chandelle de suif. Jamais, et c'est là que se situe notre arrogance à tous, nous n'admettons vivre à l'intérieur d'une société ayant un plateau technologique et scientifique qui n'est en fait qu'une simple étape de notre évolution... soliris
#6.1 soliris (Site) le 03/04/2007 à 16:45 (Répondre)
Vous avez raison. J'ai dû tomber sur un observatoire de zetetique moins objectif que le votre. Je vais donc reconsidérer ma position et grâce à vous, je pourrais avoir une idée plus nuancée des choses. Je reviendrai vers vous ce soir, dès que j'aurai réfléchi. Merci de votre commentaire.
#7 Anonyme le 03/04/2007 à 16:39 (Répondre)
A Soliris : vous devez avoir l'adresse de mon blog puisque vous communiquez avec lui : www.brunolussato.com A Nicolas Vivant. Je me réjouis de savoir que vous avez repris les protocoles d'expérience les plus connus en parapsychologie. Pouvez vous m'indiquer où je puis trouver les résultats que vous avez obtenu sur l'effet ganzfeld, quelles expériences Sheldrake vous avez effectuées, votre examen des GNA, et surtout, car je n'en n'ai aucune idée quels sont les conclusions?c 'est ceci qui importe et non la satisfaction, certainement méritée, que vous manifestez à l'égard de votre propre activité. Quant à votre critique du mot adversaire, je vous renvoie aux très nombreuses études récentes publiées sur l'accueil de la parapsychologie, elle vous prouveront que le débat n'est pas enterré. Ou plutôt il n'y a pas de débat. Allez demander à n'importe quel enseignant universitaire ce qu'il pense de la parapsychologie, et s'il admet son existence, s'il oserait l'affirmer en public? Citez-moi un seul article documenté et positif paru dans Science et Nature ou toute autre publication renommée, sur les recherches menées dans les universités dites sérieuses et qui concluent à la confirmation d'une seule des études des parapsychologues? Alors, je penserai que vous avez raison : le débat a cessé. Pour l'instant je suis dans le noir. Et puis... depuis le temps que les resultats ont été affichés et les protocoles publiés, vos recherches auraient du aboutir, s'il est vrai que vous parlez peu et agissez beaucoup! Autre remarque, que donnent vos expériences à propos des courbes de déclin qui montrent que vers la fin des essai, les résultats des sujets vont en diminuant à cause sans doute de la fatigue? Et que donnent les tests que vous avez effectués sur des schizoïdes (les moutons) et les paranoïdes (les boucs) montrant la différence de résultats pendant les tests? Comment et quand avez vous reproduit les expériences de Urban conduites dans les höpitaux et dans lesquelles le parapsychologue affirme avoir détecté un effet des performances selon les drogues administrées, notamment l'insuline. Ce sont ces dernieres expériences qui me paraissent les plus significatives car elles excluent le débat sur les singularités statistiques. J'attends avec intérêt votre réponse. Bruno Lussato.
#8 Anonyme le 03/04/2007 à 20:17 (Répondre)
Bonjour Bruno et les autres contributeurs. Vous semblez m'avoir mal compris. [Sur le travail] : je n'ai jamais écrit que nous avions " repris les protocoles d'expérience les plus connus en parapsychologie ". J'ai simplement indiqué que nous nous intéressons aux travaux de Sheldrake (une première publication dans le JSPR est pour bientôt). Je n'ai pas écrit non plus que nous parlions peu et agissions beaucoup. Nous agissons encre trop peu à mon goût. J'appelle simplement tout le monde (et les parapsychologues et sceptiques français notamment) à travailler plus, et ensemble si c'est possible. J'ai essayé de publier des liens dans les commentaires mais cela ne fonctionne pas très bien. Et puis le fait de ne pas pouvoir structurer son texte n'aide pas à la compréhension. Je place les URL de quelques-unes de nos réalisations ici, j'espère que vous arriverez à vous en sortir. Si vous avez connaissance d'un protocole réalisé par l'IMI, je suis preneur. Protocole avec un magnétiseur : http://www.observatoire-zetetique.org/page/doc.php?publication=1&ecritId=14 / Commentaire sur une publication de Sheldrake : http://www.zetetique.info/archives/00000038.html / Analyse critique d'un protocole sur l'astrologie (déterministe, pas humaniste) : http://www.observatoire-zetetique.org/page/dossier.php?enquete=3&enqueteId=20 / Résumé d'une expérience sur la radiesthésie réalisée récemment (le rapport complet est en cours de rédaction) : http://www.zetetique.info/archives/00000069.html / Notez que l'intégralité des données relatives à chaque expérience sont (pour ce qui concerne le magnétiseur) ou seront (pour la radiesthésie) disponibles en ligne. [Sur le débat] : le débat (souvent matérialisé sous la forme d'échanges incessants et basé sur des postures philosophiques et épistémiologiques plutôt que sur des publications) est peut-être toujours d'actualité. Et libre à vous de l'alimenter. Nous, nous n'en voulons pas. Cordialement. Nicolas Vivant.
#9 Nicolas Vivant (Site) le 04/04/2007 à 10:08 (Répondre)
A Nicolas Vivant merci de vos informations. J'ai été sur votre site et consulté vos publications. J'ai trouvé la présentation de votre site très jolie, avec des couleurs très agréables. Rien à voir avec l'austérité de mon malheureux blog. En revanche j'ai été étonné par ce que j'ai pu entrevoir de vos publications. Tout d'abord parce que je n'ai pas le temps à m'occuper de sottises telles que le monstre du Loch Ness et les faiseurs de miracles. Et puis parce que ce qui me paraît important est de connaître les objections sérieuses à des expériences sérieuses, objections fondées sur des faits, comme par exemple la contestation du calcul des probabilités par Brown, ou encore celle des résultats des DNA effectuées à Princeton. Il s'agit de savoir ce qu'il faut retenir de tout cela. En tant qu'épistémologue permettez moi de contester les normes de validité d'une preuve en fonction de l'improbabilité des phénomènes à contrôler. Sinon on devrait évaluer differemment la recherche expérimentale basée sur les phénomènes quantiques heurtant violemment notre raison. Quant à la cohérence d'une théorie, il ne faut pas la rejeter en tant qu'antichambre de la preuve. Elle doit tout simplement être falsifiable. Autrement nous devrions abandonner les théories quantiques qui n'ont été démontrées que bien après avoir été soutenues cf. le protocole Aspect-d'Espagnat) pour ne pas parler de la théorie des cordes. Enfin à trop vouloir prouver... Autant les théories du complot sont général des constructions de l'esprit, autant, en ce qui concerne le cas JFK dont j'ai longuement parlé dans mon livre "Virus", c'est le contraire qui se produit. La théorie du tireur unique est actuellement officiellement discréditée (cf. la réfutation de Posner par Griffith) et elle aurait dû l'être depuis longtemps si de puissants intérêts n'avaient contribuer à étouffer les témoignages incongruents. Truth is Daughter of Time! Le débat scientifique est constamment pratiqué et il est indispensable, à condition de s'appuyer sur des travaux sérieux. On ne peut comparer les canulars que vous critiquez à juste titre (mais n'est-ce pas à notre niveau enfoncer des portes ouvertes?) avec les protocoles méticuleux mis en oeuvre dans les université anglo-saxonnes. Le fait même de les fourrer dans le même sac que les fantasmes d'illuminés et des supercheries d'escrocs de bas étage, me semble une forme de désinformation. J'attends donc des publications qui évaleuent sérieusement les travaux importants dont j'ai parlé. Il ne s'agit pas de relancer un quelconque débat, mais de m'éclairer et d'éclairer les internautes qui ont la bonté de visiter ce blog. Merci donc. Sur la difficulté d'établir des liens, j'en parlerai à Emmanuel Dyan qui m'a généreusement aidé à construire le blog, dont par ailleurs beaucoup louent la simplicité de consultation et d'accès. Cordialement. Bruno Lussato.
#10 Anonyme le 04/04/2007 à 11:31 (Répondre)
Messieurs Lussato et Vivant, puisque vous parlez très souvent d'établir des protocoles et que vous n'hésitez pas à déborder sur la physique (P.Quantique, théorie des cordes...), que pensez-vous précisément d'un protocole d'observation possible de l'antigravité, qui me vaut les foudres de certains. Prenez (comme je l'ai fait chez Mettler -Toledo, fabricant de balances de précision) une météorite, cassez-la en trois morceaux: ensuite pesez les morceaux chacun séparément ET notez le résultat de chacun. Ensuite repesez les morceaux ensemble et notez le résultat. Quand vous comparerez la somme des trois premières pesées avec la dernière, vous obtiendrez un résultat moindre pour celle-ci (étrange, non?). La répulsion envers la Terre semble s'accroître (de l'ordre de quelques dixièmes de milligrammes pour 300 grammes) quand la matière exotique est concentrée au même endroit. C'est bien d'un protocole d'observation et rien que de cela qu'il s'agit, puisqu'il faut traiter différemment une même quantité de masse; or l'on m'accuse de proposer une théorie sans aucune rigueur...Où est la théorie? Et où se trouve le manque de rigueur? Merci de me répondre; soliris
#10.1 soliris (Site) le 04/04/2007 à 17:14 (Répondre)
[Messieurs Lussato et Vivant, puisque vous parlez très souvent d'établir des protocoles et que vous n'hésitez pas à déborder sur la physique (P.Quantique, théorie des cordes...)] : Je ne déborde jamais sur la physique. Je suis très mauvais dans le domaine. [que pensez-vous précisément d'un protocole d'observation possible de l'antigravité, qui me vaut les foudres de certains.] : Vous pensez que ce que vous avez observé est lié à l'antigravité ? Si oui, pourquoi ? A votre avis y'a-t-il d'autres hypothèses explicatives envisageables ? Si non, pourquoi ? [La répulsion envers la Terre semble s'accroître (de l'ordre de quelques dixièmes de milligrammes pour 300 grammes)] : vous voulez dire que le poids de l'objet diminue. C'est ce que vous avez observé. Comment en déduisez-vous que c'est lié à " la répulsion envers la terre " ? [Merci de me répondre] : Je vous en prie. Cordialement, Nicolas Vivant.
#10.1.1 Nicolas Vivant (Site) le 05/04/2007 à 13:04 (Répondre)
A Nicolas Vivant: oui il peut exister d'autres hypothèses envisageables, comme une perte de matière liée tout simplement à la manipulation des pièces de météorite pendant l'expérience, et dans ce cas l'expérience est à refaire dans des conditions très strictes; je reste moi-même très critique. Pourquoi parler d'antigravité ? Effectivement, il s'agirait plutôt de polarité gravitationnelle; il existe une théorie de l'Inde ancienne qui affirme que chacune des huit planètes visibles du système (la neuvième serait trop proche du Soleil pour être dense et visible) 'émet' en quelque sorte une gravité qui est répulsive par rapport aux sept autres...a tel point qu'une trop grande quantité de matière martienne réunie sur la Terre, par exemple, entrerait en poids négatif et s'éjecterait de la Terre! Il faudra bien un jour utiliser la METEORITE ALH 84001, reconnue MARTIENNE par la science, pour valider ou invalider cette théorie qui m'est venue à la suite de la lecture : 'de la Terre à la Lune', de Verne, où les occupants d'un vaisseau quittent la Terre pour la Lune avec un tel matériau. D'après moi également, les violentes tempêtes de la tâche rouge de Jupiter ne cesseront jamais, car très probablement à cet endroit se concentre des matériaux 'exotiques'?qui repoussent sans cesse l'atmosphère de la planète. A Bruno Lussato Cette expérience s'est déroulée il y a quelques années chez la firme Mettler-Toledo, à Lot, pour la somme de 500 euros de location d'une seule balance de précision pendant une heure. Il a fallu une météorite d'environ 4OO grammes, une chondrite trouvée au Niger et vendue par Alain Carion 550 euros, à l'Ile St Louis, à Paris. La balance de précision a montré une différence de 10 dix-millièmes de grammes pour 3 morceaux de + ou - 130 grammes pesés ensemble ou séparément. J'entends par matière exotique toute masse 'polarisée' différemment que sur et par la Terre. Que veut dire polarisée ? J'en ai peu d'idées: la nature vibratoire d'un objet est un concept encore inutilisé par la science. A propos de bois de santal ou mieux encore d'ivoire de Mammouth, parlons plutôt de nids d'insectes et lisez plutôt le topic: http://quanthomme.free.fr/energieencore/grebennikov.htm au chapitre 3 Les Russes sont très en avance dans beaucoup de domaines...
#10.1.1.1 soliris (Site) le 05/04/2007 à 16:47 (Répondre)
Merci pour votre réponse Soliris. Avez-vous publié un rapport expérimental concernant cette expérience ? Est-il consultable ? Cette météorite est-elle toujours en votre possession ? Cordialement, Nicolas Vivant.
#10.1.1.1.1 Nicolas Vivant (Site) le 06/04/2007 à 11:59 (Répondre)
[je n'ai pas le temps à m'occuper de sottises telles que le monstre du Loch Ness et les faiseurs de miracles] : Oh personne ne vous demande de vous occuper de cela. Mais la zététique n'est pas le pendant sceptique de la parapsychologie. Si la parapsychologie fait bien partie du champs de notre " travail ", d'autres domaines sont aussi abordés pour lesquels il est bien difficile de trouver des informations critiques. [mais n'est-ce pas à notre niveau enfoncer des portes ouvertes?] : Je ne sais pas ce qu'est " notre niveau ". Je note simplement qu'un certain nombre de personnes adhèrent à ce type de thèse et/ou de canular. Nous n'y échappons pas. Travailler sur ces phénomènes d'adhésion (le mot " croyance " a bien trop d'acceptions différentes pour être approprié dans le cadre de cette discussion), c'est aussi apprendre à se méfier de ses propres adhésions. Je pense que c'est un travail tout à fait nécessaire. [comparer... avec les protocoles méticuleux mis en oeuvre dans les université anglo-saxonnes] : Nous ne travaillons pas de la même façon sur une publication scientifique et sur une légende urbaine, et surtout nous ne comparons rien du tout. Les exemples que je vous ai donné concernent soit des publications scientifiques, soit des protocoles expérimentaux. [Le fait même de les fourrer dans le même sac que les fantasmes d'illuminés et des supercheries d'escrocs de bas étage, me semble une forme de désinformation] : C'est vous qui les fourrez dans le même sac en écrivant soudainement au sujet du " monstre du Loch Ness ". Le site web de l'OZ est, comme le vôtre, un média. Le fait que plusieurs domaines y soient abordés ne suffit pas, à mon avis, à parler de fourre-tout (ou alors vous-même mettez dans le même sac la politique et la parapsychologie ?). Pour mieux comprendre pourquoi la parapsychologie fait bien partie de l'objet de notre association, peut-être est-il intéressant de se reporter à nos statuts (http://www.observatoire-zetetique.org/page/news.php?id=19). Extrait : " L'Observatoire zététique a été fondé en 2003. Il a pour objet de recenser, développer, promouvoir, diffuser et mettre en application les méthodes et les techniques de la zététique, démarche critique fondée sur l'art du doute et le refus de tout affirmation dogmatique, définie en pratique comme méthode scientifique d'investigation de phénomènes ou allégations controversés, notamment ceux en marge du cadre ordinaire d'interprétation du réel faisant l'objet d'un consensus scientifique ". [J'attends donc des publications qui évaleuent sérieusement les travaux importants dont j'ai parlé.] : Je vous ai donné des liens vers quelques articles. Vous en pensez quoi ? Pourriez-vous me donner un exemple de " diabolisation " dans notre propos ? Considérez-vous que tous les indicateurs sont effectivement au rouge ? Cordialement, Nicolas Vivant.
#10.2 Nicolas Vivant (Site) le 05/04/2007 à 12:55 (Répondre)
Je serais heureux de recevoir le compte rendu de votre expérience, à moins que vous ayez l'amabilité de m'envoyer les trois météorites et procurer une balance de précision. Vous pourriez aussi les envoyer à M.Vivant qui est expert en ce genre de choses. Cela lui donnera l'occasion d'exercer ses talents de zététicien. Pour l'instant je ne vois aucune théorie qui relie votre expérience à un corps constitué d'hypothèses et dérivant d'un axiome de base. Par exemple l'expression "exotique" ne fait pas partie du vocabulaire scientifique que je sache, et encore moins "matière exotique". On pourrait ainsi désigner l'ivoire de mammouth de matière exotique, ou encore le bois de santal. Se produirait-il dans leur voisinage une répulsion envers la Terre? Ce serait drôle! Bien à vous Bruno Lussato.
#11 Anonyme le 04/04/2007 à 20:51 (Répondre)
Hey, Monsieur Lussato: votre intérêt me réchauffe le coeur. Non, aucun rapport n'a été publié sur cette expérience, et pour cause: il vous faudra le titre d 'homme de science" pour pouvoir publier dans 'Nature'! ; à vrai dire, la validité de cette expérience, si elle n'est pas nulle, n'existe que si vous la reproduisez ou trouviez un autre protocole (j'en ai un autre avec un spectromètre de masse au lieu d'une balance, mais il faudrait m'hypnotiser pour que je m'en souvienne), à moins de trouver la théorie qui la désigne naturellement. Oui , je possède encore les fragments de météorite et ils sont à votre disposition pour une autre tentative; ce sont les balances de précision qui sont, croyez-moi, infiniment plus difficiles à trouver... Bien à vous, et à tous. soliris
#11.1 Anonyme le 07/04/2007 à 17:20 (Répondre)
Bonjour Monsieur Lussato, Quelques remarques concernant votre intéressant article : Concernant la zététique, vous avez à la fois raison et à la fois tord. Depuis quelques années, on voit se développer, sous la forme de l’observatoire zététique, une tendance plus " douce " de la zététique à la française, avec ses fidèles portes paroles, Nicolas Vivant et Richard Monvoisin. Mais ne nous y trompons pas : l’OZ provient à l’origine du Cercle zététique. Et si certains membres comme NV et RM font preuve d’une ouverture nouvelle et authentique, qu’il faut saluer, il faut se rappeler que tous les membres de leur organisation sont bien loin d’être sur la même position. On ne devient pas zététicien par hasard et si l’OZ propose aujourd’hui une façade beaucoup plus nuancée que le CZ, il reste cependant des points noirs que vous avez effectivement soulevé Monsieur Lussato. Le plus important peut-être résumé à cela : pourquoi l’OZ, ou tout autre organisme sceptique, n’a-t-il pas tout simplement reproduit une expérience de parapsychologie qui fonctionne ? Les sceptiques répondent qu’ils n’ont pas les moyens, que ce sont des amateurs. Mais même pour des amateurs, il est possible de reproduire les expériences de Rhine. Alors comment comprendre cette réaction ? Nous trouverons peut-être un indice dans une anecdote récente. Un enseignant (membre d’un groupe de sceptiques) fait une expériences avec des cartes de Zener avec ses élèves. Les résultats s’avèrent significatifs mais l’enseignant en question fait une " erreur " concernant les stats qu’il déclarent alors négatives…cette petite anecdote renvoie également à ce qui s’est passé avec le plus célèbre groupe sceptique, le CSICOP, et la reproduction des travaux de Gauquelin. Mais j’entends déjà poindre les critique : Monsieur Broch n’a-t-il pas fait qq expériences de ce type ? Je ne doute pas que l’OZ ou monsieur Broch soient honnêtes. Cela n’est pas à remettre en cause. Mais je pense qu’il font une erreur grossière : ils pensent sérieureusement pouvoir mettre en place des travaux de parapsychologues sans connaître la parapsychologie, et surtout sans reproduire des expériences de parapsychologie. Leurs expériences ne sont tout simplement pas adaptées. On nous parlera alors alors du manque de moyens, du manque de temps. Je le redis : rien de plus simple qu’une expérience avec des cartes de Zener des groupes moutons/chèvres. Non, si les groupes sceptiques ne font pas cela, qu’on ne devient pas sceptique par hasard. Il ya des sources psychologiques profondes. La question est alors la suivante : que se passerait-il si un groupe sceptique comme l’OZ reprenait un protocole simple de parapsychologie, qui a déjà fonctionné, ferait des pré-tets et sélectionnerait des sujets doués ? Le risque serait grand qu’ils obtiennent des résultats significatifs. Que deviendrait alors l’OZ ? Je veux bien croire en la grande honnêteté des membres de l’OZ et d’Henri Broch, mais pour des gens qui critiquent tant les croyances, il est dommage qu’on ne voit jamais d’interrogation de ce type : peut-on réellement être objectif quand un groupe repose sur la tache primaire qui consiste à montrer l’inexistence d’un phénomène ? Je le redis, je connais bien le discours des sceptiques : on me répondrait : " nous serions ravis d’obtenir des résultats et les présenter à notre tour auprès de grandes revues scientifiques ". Sauf que les sceptiques ne font pas ce qu’il faut pour se retrouver dans cette situation. Il font tout pour l’éviter car ils se retrouveraient exactement dans la même situation que les parapsychologues. Au meilleur des cas, il se produirait le phénomène suivant, comme avec Weisman et Schlitz, le protocole serait reproduit jusqu’au jour où les résultats ne seraient plus là (par ennuie ?). Et les sceptiques de répondre alors : si ce phénomène n’est pas reproductible, il n’existe pas. Vous l’aurez compris, les sceptiques ne peuvent jamais " perdre " car leurs fondements épistémologiques leur évite toute défaite. Le problème est que si ces phénomènes existent, ils nécessitent des interrogations épistémologiques dépassant de loin les vues limitées des groupes sceptiques, vues que vous avez abordé monsieur Lussato et sur lesquelles je vais me permettre quelques commentaires. Si je suis assez d’accord avec vous concernant votre lecture du scepticisme et les phénomènes de dissonance qu’on observe chez ces groupes, je suis en revanche plus nuancé concernant votre analyse de la parapsychologie. Il faut se rappeler d’un point absolument essentiel : le débat concernant les phénomènes psi est bien différent de celui concernant les météorites. Il faut éviter de tomber dans le " syndrome galilée ". Si on peut certes trouver des ressemblances au niveau de la désinformation, les choses sont tout autre sur le plan scientifique. Nous sommes faces à des résultats aujourd’hui inexpliqués dans le cadre du laboratoire. Ces résultats renvoient aussi à des données qualitatives étonnantes et bien documentées. Ces données, intelligibles selon quelques modèles conceptuels, demeurent profondément mystérieuses sur le plan physique. Nous sommes face à une nouvelle gamme de donnée qui se située entre les sciences exactes et les sciences humaines. Nous sommes nécessairement dans un domaine de pointe qui nécessite des connaissances approfondies dans des domaines variés. Mais attention, nous ne pouvons passer des ces résultats inexpliqués à une théorie globale de l’esprit qui fait rentrer le paranormal au centre de l’esprit humain. Une telle conception, bien que séduisante, se passe des faits. Elle est dangereuse car elle laisse de côté les données dont nous disposons pour se tourner vers quelques théorisations métaphorique qui n’ont pas de valeur scientifique. Elles peuvent guider la recherche mais c’est tout. Il faut également ne pas surestimer les résultats de la parapsychologie. Il existe des résultats inexpliqués, effectués en conditions contrôlées, publiés dans des revues de qualité (et pas seulement de parapsychologie). Il existe un monde universitaire (laboratoires, revues) composé de parapsychologue et qui n’a d’égale à son niveau scientifique sa méconnaissance. Mais cependant, les résultats probants ne sont pas si nombreux et surtout, ils rencontrent de vrais problèmes de reproductibilité. Les parapsychologues ne sont plus à l’époque de Rhine. Ils tentent aujourd’hui de théoriser et comprendre ces problèmes de réproductibilité qui obeissent à certaines lois. Il faut se tourner vers les théorisations de Lucadou ou de Bierman. On passe alors à autre niveau qui montre la complexité épistémologique à laquelle sont confrontés les parapsychologues. On constate également du même coup l’impasse dans laquelle ils sont face aux modes de fonctionnement actuels du monde scientifique. Tant que la parapsychologie n’aura pas trouvée sa place dans notre société, elle continuera à être rejetée comme elle l’est aujourd’hui. Pour ne pas finir sur une piste si triste, quelques idées : - esperons que la parapsychologie française va se développer. Les groupes sceptiques trouveront enfin des interlocuteurs et le débat pourra être de meilleur niveau - Qu’un groupe sceptique français tentera un jour de reproduire une expérience de parapsychologie, rendant du même coup leur démarche d’autant plus rigoureuse et crédible. - Que les parapsychologues trouveront des applications qui permettront, du moins pour un certain temps, de maintenir la parapsychologie dans un rôle social, en attendant une réelle prise en compte dans le monde scientifique des questions qu’elle soulève - Que va se développer en France des départements de recherche sur ces questions composés de chercheurs, qu’ils soient sceptiques ou pro-psi, ayant les connaissances nécessaire pour travailler sur ces questions afin de sortir de l’aire de l’amateurisme dans laquelle est plongée la France - Et qu’au final, la lumière sera faite sur ces résultats si mystérieux…
#12 Hervé le 11/04/2007 à 20:15 (Répondre)
Je m'accorde tout à fait avec cet avis. Juste pour signaler à Nicolas Vivant qui demande des protocoles de l'IMI (03/04/07: [Nous attendons avec impatience la publication d'un rapport expérimental de l'IMI.] : il existe une Revue Métapsychique qui a été publié pendant 70 ans et qui regorge d'expériences réalisées par des savants de très bon niveau. Les numéros sont consultables à la bibliothèque de l'IMI, et certains exemplaires sont encore en vente. Et pour des protocoles plus récents, si on souhaite ne pas s'intéresser à ce que fait la communauté internationale qui vivote avec un peu plus de fonds et de reconnaissance qu'en France, on peut encore lire le compte-rendu de l'expérience d'hypnose et télépathie, dont les résultats ont été nuls ce coup-ci, mais dont l'expérience mérite d'être reproduite (il s'agissait d'ailleurs déjà d'une réplication conceptuelle, me semble-t-il). http://www.metapsychique.org/Hypnose-et-telepathie.html L'IMI participe également au Global Consciousness Project dont les résultats étonnants cherchent encore leur explication : http://noosphere.princeton.edu/ Bonne continuation à ce blog !
#12.1 Raoul le 11/04/2007 à 20:48 (Répondre)
J'oubliais... je m'élève encore une fois contre le fait que Richard Monvoisin et moi soyions systématiquement mis en avant comme des personnes mesurées de l'OZ. C'est absolument faux. C'est un positionnement de l'association et tous nos membres y adhèrent. C'est même une condition sine qua non de l'intégration d'une nouvelle personne au sein de l'association. Si Richard et moi sommes effectivement les plus visibles, nous ne sommes pas des exceptions, bien au contraire. Francis Gatti, qui est intervenu sur ce blog, qui n'est pas particulièrement connu comme quelqu'un de sceptique, et avec qui nous avons justement travaillé sur le protocole de radiesthésie, peut en témoigner : nous étions 5 membres de l'association, Richard était absent, et je ne crois pas que l'attitude d'un seul des membres présents ait été différente de la mienne. Nous plaçons le respect de l'autre au dessus de notre engagement dans la zététique. Point. C'est la raison pour laquelle vous ne lirez jamais d'attaque ad hominem sur notre site et c'est aussi une des raisons pour lesquelles, en 2003, nous avons choisi de nous séparer du CZ. Le fait qu'aujourd'hui nous soyions l'association la plus importante (en nombre) et la plus active nous encourage à persister dans cette voie. En revanche, le fait qu'on nous reproche éternellement une attitude qui n'est pas (et qui n'a jamais été) la nôtre est désespérant. Cordialement, Nicolas Vivant.
#12.2.1 Nicolas Vivant (Site) le 15/04/2007 à 23:00 (Répondre)
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Tiré de la mailing liste de L'OZ le 5 avril 20007
Nicolas VIVANT
Bonjour,
Bruno Lussato vient de publier un nouvel article au sujet de la
parapsychologie et des zététiciens. Je vous le recopie :
----------------
Le journal du 15 avril 2007
Pour en finir avec le débat parapsychologues zététiciens.
C'est autour de la parapsychologie que l'on compte le plus de
commentaires, souvent animés et vifs de ton. Après des échanges
nombreux, chacun campe sur ses positions, ce qui tendrait à prouver,
ainsi que je le soupçonnais, une forte charge émotionnelle, pour ou
contre les résultats que l'on veut prouver ou réprouver.
Pour effectuer une sortie vers le haut, j'ai téléphoné à Mario
Varvoglis dont le sérieux, la compétence et la modération en cette
matière ne sont contestées par personnes. Le directeur de l'IMI m'a
répondu que parmi les zététiciens on trouve des gens qui bien que
dotés de bonne volonté, n'ont pas le niveau professionnel pour
refaire les protocoles et qui trop souvent substituent le doute
systématique, cette foi à l'envers, au manque de connaissances et de
pratiques.
Monsieur Varvoglis note cependant que M.Vivant se détache
des autres par sa modération et sa bonne foi.
Ou ils les refont et ils essayent de falsifier la thèse psi, ou
qu'ils aillent se faire cuire un oeuf, mais de
En effet, il suffit qu'un et un seul cas de phènomène psi soit avéré pour que la
brèche fissure tout l'édifice scientifique au nouveau des fondations.
Cela devrait inciter les chercheurs de se pencher en priorité sur
ces phénomènes apparemment aberrants qui démontrent tout simplement
que c'est notre vision de la nature qui est aberrante.
Monsieur Varvoglis m'a promis de m'adresser par e-mail les références des cas
indiscutables afin que je puisse les faire connaître aux zététiciens
et attendre le résultat de leur contre-épreuve.
Liste des docteurs de l'OZ (amis de l'OZ,
reprenez-moi si j'ai commis des erreurs ou oublié quelqu'un) :
Pierre Bienvenu - Dr en pharmacie
Pierre Borgnat - Dr en physique
Léa Cartier - Dr en didactique des sciences
Jean-François Dufayard - Dr en informatique
Gaël Durand - Dr en sciences de la terre et de l'univers
Géraldine Fabre - Dr en sciences de la terre et de l'univers
Renaud Lachaize - Dr en informatique
Patrick Masson - Dr en pharmacie
Fabrice Neyret - Dr en informatique
Ardechir Pakfar - Dr en physique des matériaux
Vincent Rossetto - Dr en physique
Emmanuel Riguet - Dr en chimie
Christel Routaboul - Dr en chimie
Florent Tournus - Dr en physique
...soit 14 docteurs. Je n'irai pas jusqu'à faire la liste des
ingénieurs, des doctorants et des enseignants au sein de notre
association., Il est intéressant de noter que si la majorité des
docteurs de l'IMI sont issus de sciences dites " humaines ", la
majorité de ceux qui constituent l'OZ sont issus de sciences dite
" dures ". Pour autant, j'aimerais qu'on m'explique en quoi l'OZ est
moins bien armé que l'IMI pour mettre en place des protocoles
expérimentaux. Cet argument est abusif.
> Monsieur Varvoglis note cependant que M.Vivant se détache des autres
> par sa modération et sa bonne foi
J'ajoute que ce positionnement n'est pas le mien mais celui de
l'association dont je fais partie. Pour information, je ne suis pas
membre du CA de l'OZ et n'ai aucune responsabilité particulière au
sein de celui-ci. En revanche, il est vrai que je suis un de ceux qui
sont le plus présents sur internet. Cette visibilité n'est
qu'apparente. Dans les faits, nous sommes une trentaine de membres
actifs pour une cinquantaine d'adhérents.
Cordialement,
Nicolas Vivant
--
Observatoire Zététique
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LIGNON
Re: [zeteticiens] Blog de Lussato, toujours
>
> Bruno Lussato vient de publier un nouvel article au sujet de la
> parapsychologie et des zététiciens.
Je pourrai répondre sur le site de BL
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Louis BELANGER
Yves Lignon : "Je pourrai repondre sur le site de BL mais n'en ai pas envie.
Il me semble plus constructif de reagir ici."
Yves Lignon : "On peut contester la competence en ce domaine de
plusieurs membres du comite directeur de l'IMI et reconnaitre a
d'autres qu'ils savent ou se trouvent leurs limites (l'un d'entre eux
m'a demande de rediger un passage pour l'un de ses livres)"
Yves Lignon : "J'ai propose en vain ici a plusieurs reprises des discussions
centrees sur des protocoles particuliers que je pense avoir etudies a
fond..."
Réponse de Louis Bélanger :
La réaction constructive de M. Lignon m'interpelle. Je ne vois pas très bien