Les Ovnis impliqués dans l'évolution explosive de l'Humanité ?

 

Approche de l'énigme

 

 

Je vous convie à un périple hors du commun. Nous aborderons les rivages glauques d'une politique mondiale qui, confrontée au Transcendant, camoufle sous le tapis les cendres d'un phénomène réel, mais inavouable : l'ombre portée des OVNIs.

Nous emprunterons ce qui devrait être une voie royale, celle de la science. Mais la science, lorsqu'elle n'est pas en collusion avec le pouvoir politique, bafouille lamentablement et se recroqueville, dès lors qu'on lui donne à respirer l'odeur nauséabonde de l'irrationnel.

Ce que nous serons bientôt existe depuis la nuit des temps au cur d'un Cosmos qui pense plus haut que la cervelle humaine. Le Transcendant, disais-je. I1 est à nos portes, et s'impatiente. Il crève les yeux, mais il est ignoré de la culture dominante et des média. Il est aussi rejeté par un anthropocentrisme dont la niaiserie confère à l'Homme une place prééminente, suprême, au sein d'un Univers sans mystère !

C'est le Principe Anthropique, dont les versions ne reflètent qu'un géocentrisme forcené à la mal-mesure de l'Homme.

C'est le Big-Bang, oii une prodigieuse physique, celle des confins, prend son essor, spécialement agencée (par Qui'?) pour favoriser l'apparition du Terrien pensant! C'est, du moins, l'aveu (du bout des lèvres) de la cosmologie.

L'être humain, ce Primate Quaternaire raisonneur, prédateur ignorant et faible, qui se retrouve aveugle et nu face à l'énigme fantastique, son avenir immédiat.

Nous approchons à vitesse suraccélérée de temps post-historiques voués à la Métaphysique. Le futur proche est à l'inconcevable, mais il s'avance masqué. I1 s'agit d'une évidence, non d'une théorie ou d'une incantation.

L'énormité de ce qui se profile, quelques décennies plus loin, laisse pourtant de marbre les gérants et locataires du rnicrocosme humain. Qu'observe-t-on, sur la planète bleue'? Quoi de neuf'?

Rien ! La politique, stratifiée, antédiluvienne, fossilisée par sa courte vue, son ultra-conformisme, la pauvreté infime de son imagination. La politique, hantée par ses vieux démons, qui ne peut se dépêtrer de la compromission et de la perversion. La politique, qui vend son âme pour un bulletin de vote, et parce que la place est bonne...

Certes, II y a là de quoi nourrir les média, les tenir en haleine si vous voulez. Les média déroulent ainsi une envahissante et délirante dramaturgie du quotidien qui nous farcit l'esprit de considérations passionnantes : vous avez remarqué'?

Vraiment, peut-on s'extasier sur notre entrée dans l'avenir à reculons ou à plat ventre?

Et la science? Elle avance, cher ami, elle avance, mais elle ne sait pas du tout où elle va. Elle est incapable de faire de la prospective sur - je suis généreux - plus de dix ans. Mais elle y va quand même, assurée d'une certitude : son ignorance augmente à la mesure de l'élargissement du champ de la connaissance.

La cosmologie ne s'en vante pas moins de remonter au Big-Bang à la seconde près, voire moins. Et ensuite? Qu'y avait-il 40 milliards d'années avant? Ou 1000 milliards? On nous répond que, sans doute (ce qui veut dire que c'est probablement faux, mais inventé pour la circonstance, afin d'éviter toute allusion à la théo-cosmologie, à un Créateur, en un mot à la Divinité !), la naissance de l'Univers voit, simultanément, la naissance du temps dans notre référentiel.

Donc, le temps serait une création. Au même titre que l'espace, en même temps ! L'espace-temps : on veut savoir Qui se permet de pareilles fantaisies...

Question hors de la science puisque cette dernière ne vise, paraît-il, que les "comment ", pas les " pourquoi ". Cela lui permet, dans les situations délicates, de se défiler avec élégance, et de laisser le sale boulot aux autres : aux professionnels du bla-bla, aux philosophes bavards mais ignares en épistémologie, aux théologiens compassés prisonniers de leurs dogmes, aux savants chrétiens qui séparent avec un soin maniaque leur activité scientifique de leur foi, aux adeptes de la spiritualité extrême-orientale à la remorque de maîtres à penser...

Nous entrons de gré ou de force dans un futur étonnant, inscrit dans la "physique des conditions aux limites" du Big-Bang. Inscrit dans l'origine de l'Univers? C'est un fait, ô combien bouleversant.

Au même moment, notez la coïncidence, le futur nous assure de sa discrète présence depuis des siècles. Depuis toujours'?

Il s'agit des OVNIs. Présence furtive, je vous l'accorde. Mais décelable pour tout esprit ouvert qui accepte de s'engager sur le chemin d'une audace intellectuelle minimale. Le sujet, donc, n'est pas hors de portée.

Toutefois, j'en conviens, il est malfamé ! Le psychologue américain Kenneth Ring évoque "l'aura de scandale loufoque" entourant le problème. C'était avant qu'il ne s'y intéresse sérieusement. Il a, depuis, complètement changé d'avis ! J'y reviendrai.

L'intérêt pour les OVNIs n'octroie aucune estime, mais il est au contraire grand pourvoyeur de sarcasmes, de commisération, d'index vrillés à la tempe... lorsqu'il ne suscite pas une allergie haineuse, incontrôlable, viscérale.

De la part de qui ?

Des "esprits forts à qui on ne la fait pas", des adeptes du prêt-à-penser, des frustrés de la réponse là où il n'existe que le questionnement, des cuistres, des journalistes en mal de considération, des revues de vulgarisation scientifique plus vulgaires que scientifiques, des philosophes de la Terre plate, des savants qui portent la Raison en bandoulière et prompts à dégainer vers qui transgresse le Paradigme, des astrophysiciens qui vont chercher très loin à coups de millions de dollars ce qui se déroule sous leurs yeux embués, des sociologues incapables de discerner le signal du bruit, l'événement de la rumeur, des psy qui vous sortent un OVNI tout neuf et complètement formé du sac à malices qui fait leur fortune, l'inconscient individuel et/ou collectif...

J'en passe, de non moins grotesques- Au fond, peu de monde. Une minorité, mais très agissante, énervée et bavarde. "Foutaises ", tonne l'empêtré de la météo télévisuelle ! Dame, les OVNIs, ça risque de détraquer le temps. Et le temps, c'est de l'argent.

En tout cas, les OVNIs, ça pollue l'esprit. Il ne faut pas contaminer nos chères têtes blondes. Luttons contre une secte pernicieuse, l'ufologie, cette entreprise de décervelage. UFO go home !

J'en conviens également, on côtoie de drôles de zèbres, au salon de la Soucoupe militante.

Des adeptes de la Terre Creuse ou de l'Enfer pavé d'OVNIs, des partisans du retour du Christ à bord d'une soucoupe, des paranoïaques de la Conspiration mondiale du silence, des schizophrènes de la base souterraine où les Petits Gris (sic !) feraient un festin de chair humaine (" ils " ne craignent pas le SIDA?), des dévots qui proclament la fin des Temps, qui ne peuvent attendre et se suicident avant (c'est plus prudent!), des mystiques affamés de manifestations angéliques, des Gentils Organisateurs préoccupés d'accueillir les extraterrestres (mais surtout intéressés par l'état de votre compte en banque), des fumistes bâtissant une médiocre notoriété sur la bêtise humaine, des "ufologues" frustrés qui se prennent pour des savants ou des génies méconnus, qui tentent de démontrer leurs mirifiques théories en citant leurs propres élucubrations (ce qui constitue une belle trouvaille, la découverte du cercle vicieux), des scientifiques qui s'encanaillent en flirtant avec cette P... respectueuse qu'est l'ufologie et qui n'en sont pas moins hommes, donc. crédules et susceptibles d'être arnaqués comme vous et moi, des journalistes qui exploitent le filon jusqu'à épuisement du lecteur et lassitude de l'éditeur...

Il faut de tout pour faire un monde. Mais l'intempérance des intégristes et des ultras, pro ou anti-OVNIs, offre un miroir fidèle peu reluisant, de notre société.

II est une voie médiane, périlleuse par les exigences draconiennes qu'elle suppose : effort individuel, solitude méditative, prudence méthodologique, recherche du témoignage direct ou de la source historique originelle, élimination méticuleuse de ses a priori personnels, absence de croyance préalable, pluridisciplinarité basique concernant les sciences du ciel et de l'homme sans oublier I 'histoire de l'Humanité dans ses événements fondateurs ou déclencheurs, les états extraordinaires de la conscience, la problématique évolutive (mathématique) de la planète, etc.

J'allais omettre ce qui semble aller de soi, l'honnêteté intellectuelle. Hélas, pour les compères de la sociopsychologie appliquée aux OVNI, il y a loin de la coupe aux lèvres. Nous en retrouverons certains en deuxième partie. Ceux que je vais oublier me pardonneront : il y a, en pseudo-ufologie, trop de nécessiteux !

La voie médiane : tout ce qui s'oppose à la bienheureuse léthargie intellectuelle, cette capacité chronique de la nature humaine à faire l'autruche dès qu'on l'incite à penser plus haut qu'elle n'a la tête.

L'ufologie est le royaume des autodidactes, qui y trouvent une "terra incognita " dont l'exploration les rend égaux ! Il ne s'agit pas, ici, de l'égalitarisme idéologique des pédants, inexistant en biologie. Savants ou amateurs, nous voici, devant le mystère, aussi dépourvus que l'enfant qui vient de naître ! Les OVNIs nous obligent à faire table rase de notre acquit socioculturel, qui en devient un passif ! Mieux, ils suscitent les interrogations fondamentales en favorisant ou en stimulant la quête du sens et l'ouverture à l'énigme existentielle, par l'exaltation de quelques aptitudes de la conscience réfléchie...

Du moins chez ceux qui ne roupillent pas sur un matelas de certitudes béates et de conformismes moutonniers.

C'est le rôle subtil, transformateur, des OVNIs, que de nous en montrer juste assez pour aiguillonner notre curiosité et ne pas

enterrer le problème. Pour nous permettre, surtout, d'effleurer la profondeur considérable de l'énigme et, ainsi, relativiser tout ce que l'on croit éternel !

Que nous apprend la problématique OVNI, puisqu'il s'agit d'un enseignement, d'une activité d'éveil à l'échelle planétaire?

Par ses manifestations transcendantes, l'ufologie ramène la situation de l'Homme au sein de l'oeuf cosmique à sa dimension réelle. L'Homme n'est pas un sommet, il est de passage, un intermédiaire en voie d'émergence, le chaînon provisoire entre la matière et l'Esprit!

Par ricochet, l'ufologie nous contraint à revoir à la baisse les certitudes fondées sur une connaissance qui n'est que transitoire.

L'immuable, le définitif, l'axiome, bref, ce que l'on a érigé en dogme avec forfanterie ou avec une candeur déconcertante, n'a plus cours devant les OVNIs. Notre savoir n'est qu'enfantin. I1 reflète le gouffre d'une vaste ignorance dont les OVNIs sont l'exacte mesure.

N'est-ce pas considérable? Les OVNIs induisent (subrepticement, mais continûment) une lame de fond philosophique, une révolution épistémologique et une grande idée métaphysique par la destruction, l'annihilation des paradigmes humains (scientifiques, culturels, existentiels) qui implosent devant la manifestation insistante, mais subtilement voilée, de la Transcendance.

Vous en exigez davantage? Je vous comprends. Il vous faut du concret, de quoi faire taire votre indécision ou vos derniers scrupules.

Alors, si vous le voulez bien, pénétrez dans ce livre. Vous y verrez que les Rencontres Rapprochées d'OVNIs sont équivalentes aux fameuses NDE, ou expériences proches de la mort . Cela signifie que la Rencontre Rapprochée se confond à une expérience extraordinaire, paroxystique, de la conscience. Cette épreuve quasi-mystique est à la source d'une mutation psychophysiologique en rapport direct avec la dynamique évolutive de la planète.

Etonnant, n'est-il pas?

Ce n'est pas fini. Réfléchissez sur l'étude que je fais d'un récit prodigieux, daté du XII siècle. Vous découvrirez avec stupeur que les invariants les plus nets et remarquables des fameuses Rencontres Rapprochées, récemment mis en relief par un sociologue américain, restent immuables par delà les siècles (et les cultures) !

Par conséquent, les OVNIs développent, dans l'environnement terrestre, une problématique permanente et complexe, déroulant des effets inconnus ou observés, depuis toujours ! C'est-à-dire depuis que la mémoire humaine est capable d'en conserver une trace, reconnaissable sous les distorsions inhérentes au récit populaire traditionnel : folklore, légende, conte...